‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 347 sur 556 · CARLIN — CARLISLE · texte numérisé non relu

CARLIN — CARLISLE

écrivain ingénieux, Henri de Latouche. Jamais PArlequin n'eut aucun rapport avec le pontife., .

CARLISLE, antique et riche cité, chef-lieu du coraté de Cumberland (Angleterre), située non loin des confluents de l’Eden, du Petrel et du Caldew, près du golfe de Solway, est le siége d’un évêché. On y arrive, par le premier de ces cours d’eau, sur un pont de dix arches, et on y voit un chäteau dans lequel Marie Stuart, lorsqu'elle s'enfuit d'Écosse en 1568, resta détenue pendant quelque temps, une citadelle et une. belle cathédrale construite à l’origine dans ke style gothique, mais qui a perdu ce caractère par suite des augmentations qu’on y a successivement faites. Sa po- ‘pulation, forte, en 1871, de 31,674 habitants, est remarquablement industrieuse, et se livre surtout à la fabrication des toiles, des étoffes de coton et des mousselines. Elle fait aussi un commerce fort actif, que favorise beaucoup le réseau de chemins de fer dont elle est devenue le centre dans le nord de l’Angleterre,

Aux environs on trouve de nombreuses traces dant quilés romaines, car il y avait là aux. temps où la Bretagne obéissait aux-Romains une colonie militaire, appelée Zu-

| guvallum , à peu de distance du rempart des Pictes. Déen 1741, à Paris pour remplir cet: emploi à la Comédie Ita- |

vastée successivement par les Danois et les Normands, elle fut rebâtie par le roi Guillaume IE:/Carlisle eut aussi beaucoup à souffrir-des guerres entré PÉcosse et l'Angleterre. En 1645 ellé:fut prise d’assaut par le général Leslie. En 1745 elle tomba au pouvoir du prétendant Charles-Édouard; mais elle fut bientôt après reprise par le duc de Cumberland, qui fit condamner à mort et exécuter un certain nombre de ses habitants reconnus coupables d’attachement à fa dynastie proscrite. Les anciennes fortifications ont été en partie transformées en promenades.

On voit non loin de Carlisle un antique monument druidique, dont la conservation est parfaite, et que l’on appelle dans le pays {a grande Meg et ses filles.

CARLISLE (GEorces HOWARD,comte ne), issu d’une

branche de la maison ducale de Norfolk, qui reçut le titrede .

comte vers le- milieu du dix-septième siècle, était fils de Frédérick, comte de Carlisle, homme à qui son goût pour les arts mérita de bonne heure une grande réputation, et que lord'Byron, quoique son proche parent, attaqua avec la plus injuste amertume dans sa fameuse satire littéraire : English Bards and Scotch Reviewers; qui fut vice-roi d’Irlande.de 1780 à 1782, et qui mouruten 1825. Né le 17 septembre 1773, Georges Carlisle, destiné de bonne heure par son père à la politique, fut élevé à Eton et à Oxford , et débuta dans la carrière par les fonctions d’attaché àla mission dont lord Malmesbury fut chargé sur le continent pendant les années 1795 et 1796. À: son retour en Angleterre, il entra au parlement, se consacra tout entier à la politique, et fut chargé, sous le règne de Napoléon, d’une mission secrète près la eour de Berlin: Lorsqu'en 1827 son ami Canning forma un nouveau cabinet, il l'y fit entrer, et lui confia les fonctions de lord chancelier, qu’il conserva jusqu’en 1828. Dans sa vié publique il se distingua constamment par sa probité, son patriotisme et la pureté de ses principes. Le mauvais état de sa santé l'avait forcé, dans les dernières années de sa vie, à renoncer complétement aux affaires publiques. Il mourut le 7 décembre 1848. CARLISLE ( GeonGes-WiLLiAmM-Frénéri&, comté pe), fils ainé duprécédent et héritier de son titre, né lé 18 avril 1802, connu d’abord” jusqu’à la mort de son'grand-père sous le nom d'Howærd} puis devenu ensuite lord Morpelh , se consacra'aux aîüires publiques, et fut pendant quelque temps

attaché à Vambassade de Pétersbourg. Nommé membre

de la chambre des communes parle comté d’York, il remplit sous 1e ministère Melbourne jusqu'en 1841 les fonctions de sécrétairé d'État pour lirlande ;'et s'y fit fort aimer. Quand, en 1846, les Whigs arrivèrent de nouveau aux affaires, il fut nommé haut-commissaire des forêts, et succéda

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