‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 397 sur 556 · CARTHAGÈNE — CARTILAGE · texte numérisé non relu

CARTHAGÈNE — CARTILAGE

Chabot, il obtint en 1534 de François I°* deux navires pour continuer les recherches que Sébastien Cabot, au nom de l'Angleterre, et Jean Verazzano, au nom de la France, avaient faites sur les côtes de l'Amérique du Nord dans le but de trouver un passage vers le Japon. Cartier reconnut le premier que l'ile de Terre-Neuve est séparée du continent; il découvrit en outre le groupe des îles de la Madeleine, et parcourut la côte occidentale du golfe Saint-Laurent. A son retour, le récit de ses découvertes engagea le roi à fonder un établissement sur cette partie du nouveau continent. Dans son second voyage (1535), Cartier compléta la découverte du fleuve et du golfe Saint-Laurent, pénétra jusqu’à l'endroit où fut bâti plus tard Montréal. Son équipage eut beaucoup à souffrir du scorbut, maladie alors peu connue des Européens; mais ils s’en guérirent avec l'écorce et les feuilles d’un arbre que leur indiqua un des chefs du pays. Cartier prit possession de toutes ces terres au nom de Fran-* çois L°', et donna ainsi à la France le Canada. Malgré l'importance de cette acquisition, le Canada fut négligé, parce qu’à cette époque une contrée qui ne produisait ni or ni argent était comptée pour rien. En 1540 Cartier fit un troisième voyage, qui n’eut que peu de résultat, par suite de la négligence du vice-roi du Canada, François de La Roque, seigneur de Roberval. Cartier revint en France en 1542; on ignore l’époque de sa mort. On publia une relation de ses voyages sous ce titre : Brief récit de la navigation faite ès isles de la Canada et autres (1545) ; on trouve aussi une carte spéciale pour ses voyages dans Ze Pilote de Terre-Neuve, publié par le Dépôt des cartes et plans de la marine. On peut encore consulter pour les deux premiers voyages l'Histoire de la Nouvelle-France, par Marc Lescarbot (Paris, 1612), et le précis de son troisième voyage dans la collection d’Hakluyt. A. FEILLET.

CARTILAGE (cartilago des Latins), partie du corps des animaux plus dure que la chair et moins dure que l'os. Isidore définit les cartilages des os mous et sans moelle qui forment les extrémités des côtes, la cloison des narines et le pavillon de l'oreille, ou soit encore les téguments de quelques parties des os qui sont mis en mouvement. Les cartilages sont les uns {emporaires, les autres permanents. Les premiers étant destinés à devenir des os passent par divers degrés de condensation, et persistent plus ou moins longtemps à l’état cartilagineux. On les a appelés cartilages d'ossification, ou cartilages épiphysaires. On les observe aux extrémités des os longs, dans une portion de l'épaisseur des os courts et à la circonférence de certains os larges (omoplate, os de la hanche); ce n’est qu'à l’âge de dix-huit à vingt ans que ces cartilages sont complétement ossifiés chez l’homme. Les seconds, c’est-à-dire les cartilages permanents ne le sont pas tous d’une manière absolue ; car plusieurs finissent par devenir osseux dans un âge avancé. On les distingue en cartilages articulaires, ou d’incrustation, et en cartilages qui font l'office de pièces osseuses. Les premiers revêtent les surfaces des jointures, comme une croûte plus ou moins épaisse. On les subdivise en cartilages diarthrodiaux , ou des articulations mobiles, et en cartilages synarthuodiaux, ou des articulations immobiles. Ceux-ci sont adhérents au périoste et aux deux os, qu'ils réunissent, tandis que ceux-là ne sont continus à l’un des os que par une de leurs faces, et ont une surface libre et recouverte par une membrane synoviale qui en favorise le glissement sur la surface en contact avec elle.

Les cartilages et les subeartilages, qui, considérés sous le rapport de leurs fonctions, sont des os au premier où au deuxième degré de solidité, peuvent exister dans tous les appareils de l'organisme animal, et y revêtir toutes les formes pour remplir les divers usages auxquels ils sont destinés, Chez l’homme, les cartilages des côtes, ceux du larynx, de la trachée-artère, des bronches, ceux du pavillon de l'oreille et de la trompe d’Eustache et le cartilage de la cloison du nea

Page 1