CAS — CASAL
et les gens de guerre; enfin les cas royaux, affaires tant civiles que criminelles qui devaient être portées devant les juridictions royales. Pour que l’homicide fût cas royal, il fallait le concours de trois choses : qu’il eût été commis dans une assemblée de quatre ou cinq, que cette assemblée se fût réunie avec une intention mauvaise, et qu'il y eût eu port d'armes. Les cas royaux avaient été particulièrement établis dans le but d'enlever aux seigneurs haut justiciers une grande partie de leur action.
L'Église donne lé nom de cas réservés aux péchés dont on ne peut être absous que par le pape, ou par l’évêque, ou par les prêtres qui ont reçu d’eux un pouvoir spécial.
CAS (En), locution elliptique qui supplée ordinairement une phrase entière, comme en cas que cela soit nécessaire, en cas de besoin. On l’emploie encore lorsqu'on veut parler des suites d’un fait, d’un événement douteux ou possible : en cas de guerre, en cas de famine. En tout cas signifie quoi qu’il arrive. L'usage très-fréquent de cette locution l’a fait adopter comme substantif pour exprimer une précaution, une mesure prise d'avance à l'effet d’obvier aux exigences, aux inconvénients ou aux embarras d’un fait prévu ou possible, qui peut survenir à l’improviste. On dit alors de cette précaution, de cette mesure préalable, c’est un en-cas. C’est, dit-on, dans le style et dans des usages de cour qu'il faut chercher la première signification et l’origine de cette expression. Sous le grand roi l’en-cas désignait spécialement le poulet rôti qu’on tenait toujours prêt à être servi en eas que sa majesté eût faim; c’était l'en-cas du roi. Cette expression a été bientôt appliquée au carrosse de suite, que l'on traînait à vide immédiatement après le carrosse du roi, pour servir en cas de besoin, s'il survenait quelque accident; cétte seconde voiture était un en-cas.
CASA (Grôvanni nELLA), l’un des meilleurs prosateurs italiens, descendait d’une noble et ancienne famille, et naquit le 28 juin 1503, à Mugello, près de Florénce. Il étudia à Bologne, à Padoue et à Rome, et entra comme clerc au service dn cardinal Alexandre Farnëse, qui, en 1534, ceignit la tiare sous le nom de Paul III. La protection de ce souverain pontife lui valut en 1541 sa nomination aux fonc-
tions de commissaire apostolique à Florence, en 1544 à
l'archevéché de Bénévént, et la même année à la nonciature de Venise. Dans cet emploi il fit preuve d’une rare habileté diplomatique, ét déploya maintes fois une grande puissance oratoire. Il mourut à Rome, le 14 novembre 1556. Sa prose pure, élégante et facile, le fait regarder comme l'un dés premiers écrivains de l’Italie. L'ouvrage qui a le plus popularisé son nom est intitulé : 7! Galatéo, ovvero de’ costumi, espèce de traité de civilité, dont uhe nouvelle édition a été publiée en 1825, à Milan, par Tommaseo. La meilleure et la plus complète édition des œuvres de della Casa est celle de Venise (3 vol. in-4, 1572). CASABIANCA (François-XAvIER, comte DE), né le 27 juin 1796, à Nice, est fils du général Raphaël de Casabianca, qui fut sénateur et pair de France et mourut en 1825. Sa famille était l’une des plus anciennes de la Corse. Élevé à Paris au lycée Napoléon, il étudia ensuite le droit ét fut admis au barreau de la cour d'appel de Bastia. Il n’entra qu'en 1848 dans la carrière politique : élu représentant dé la Corse, il vota en général avec le parti modéré et ne s'en détacha que pour soutenir la politique napoléonienne. Aucun fait remarquable ne signala son passage en 1851 au ministère de l’agriculture et du commerce et à celui des finances. Après le coup d'État il fut chargé d'organiser le ministère d'État qui venait d’être créé, et le quit{a le 28 juillet 1852 pour entrer au Sénat. Un décret du 5 mars 1864 le nomma procuréur général près la Cour des comptes, et il conserva ce poste jusqu’à la chute de l'empire. CASAL (Casrle), ancien marquisat d'Italie, appartenant jadis aux Montferrat, et formant aujourd’hui un arrondissement de la province d'Alexandrie. C’est une contrée