CASANOVA — CASAQUE
Vimpératrice Catherine IX de peindre ses victoires sur les Turcs. Cet artiste mourut en 1805, à Briel, près Vienne. Son frère aîné, Jean-Baptiste CasANOvA, né à Venise, en 1722, et suivant d’autres à Londrés en 1730, mourut le 10 décembre 1798, à Dresde. Comme professeuret comnie directeur de l’Académie’ des Beaux-Arts'de cétle capitale, il forma-un grand nombre d'élèves remärquables. Les excellentes Dissertations sur les Anciens Monuments de l'Art (Leipzig, 1771) qu’il publia, et qu'il écrivit d’abord en ita-
Jien, ont conservé aujourd’hui même toute la valeur qu’elles ‘avaient il y a près d’un siècle. :
"CASANO VA ( ArmiGni p1 ). Voyez ARRIGHI.
CASAQUE. La casaque d'armes, ou robe longue, comme s'exprime l’édit de Bloïs rendu en 1576, est une pièce d’habillement qui s’est d’abord appelée casaquin ou caraquin, termes dont Furetière prétend retrouver l'étymologie dans le nom de Caracalla. C'était une roupille un manteau à manches, qui succéda aux hoquetons, comme ceux-ci avaient süccédé aux cottes d’armes. On préféra, comme vêtement plus léger et plus commode, la casaque; elle n’était
pas sans ressemblance avec le costumede nos bedeaux. Celles
que portaient les hérauts d’armes étaient décorées des armoiries du souverain; celles des lances fournies portaient la devise du chef de lance. Les casaques étaient ouvertes par devant, à pans prolongés et à manches longues et fermées ; elles se mettaient, suivant les différentes époques, par-dessus l'armure, le justaucorps ou la soubreveste. Il y en avait sur lesquelles était appliquée, comme distinction nationale , une croix de couleur tranchante.’Afnsi, au temps de François I°', les Bourguignons impériaux avaient sur leur casaque la croix rouge de Saint-André.
Montgommery nous apprend que la casaque des gens d'armes français s’appelait robe d'armes, et était plus grande et d’autre forme que l'habillement analogue des chevau-légers et des mousquefaires à cheval; les unes et les'autres servaient à garantir armure des injures du temps; on les portait agrafées du collet. S'il faisait beau, on les rejetait en arrière, comme les pelisses dé nos hussards. La casaque des militaires de cour était ornée de fleurs de lis ; celle des compagnies d'ordonnance était à la livrée des capitaines , ou plutôt à la livrée de l’enseigne, ce qui lui valut le nom de casaque d'ordonnance : ainsi ; éllé peut être regardée comme ‘ayant été le prenriér habit d'uniforme ; et comme ayant occasionné la synonymie des mots uniforme et ordonnance. Cependant la casaque contribua faiblement à l'introduction de quelques règles de tenue ét à quelque uniformité dans nos troupes, où si elle y influa, ce fut pendant peu de temps. Cette uniformité fut négligée depuis Louis XI, et l'on voit François 1°* rendre, le ‘12 février 1533, une ordonnance qui, dans.des vües d'économie, prescrit aux archers à cheval d’avoir au moins uné‘manche de leur casaque à la lvrée ‘du capitaine. Montlue témoigne l’étonnement qu'il éprouva’de voir les protestants de'Montauban en casaques blanches. | Vs +’ Les casaques disparaissent, én grande partie, vers le règne de Henri IL'ou de Henri Elf, époque où l’on fait revivre l'usage de l’écharpe et où on la substitue, comme distinction , aux livrées de la casaque abolie. Cependant Guignard parle encore des casaqués des gardes à cheval des gouverneurs. Les gendarmes de la milice espagnole que commandait le duc d’Albe portaient, dit Brantôme, des casaques belleset riches. Les régiments’de Gustave-Adolphe en avaient d’une couleur uniformes cèlles d'un de ces corps lui avaient valu le nom de régiment jaune. Les troupes ‘brandebourgeoises portèrent bien plus tard la casaque;, puisque le mot brandebourg (qui signifiait casaque, où marque distinctive de casaque) est resté dans notre langue et s'y est francisé dans ce dernier ‘sens. L'ordonnance du 25’avril 1767 appelait encore casaques les habits des trompettes et des timbaliers. Si quel qués lauteurs prennent depuis l'abolition de l’armure: l’un
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