CASAUBON — CAS DE CONSCIENCE
on l’a dit, de grandes dilapidations, il n’en est arrivé en France qu'environ 15 millions, et les coupables sont restés ignorés ou plutôt impunis. H. AUDIFFRET.
C ADE,, chute d’eau naturelle ou artificielle.
Les cascades naturelles sont des masses d’eau plus ou moins considérables, provenant soit d’étangs, soit de sources, soit de torrents, soit de fleuves ou rivières, qui se précipitert d'un lieu élevé : suivant la masse d’eau qui se précipite et la hauteur de la chute, elles prennent les noms de cataractes, chutes ou sauts. Les principales sont : la cascade de Gavarnie (Pyrénées), d’une hauteur de 411 mètres; la cascade de Fuglée, dans l’île de ce nom, en Norvège (325 mètres) ; la chute de Staubach, dans les Alpes helvétiques (292 mètres); la cascade de Neomelsaskas (saut du lièvre ou chute de Lulea), dans la Laponie suédoise (195 mètres); la chute du Serio, dans le bassin du PÔ (162 mètres); la cascade de la Tosa, dans le mont Gries (130 mètres); la cascade de Grey-Mairs-Tail, en Écosse (114 mètres) ; la cascade de Pisse-Vache, dans les Alpes helvétiques (97 mètres); la cascade de la Marmora, dans les États Romains (88 mètres); la cascade de Killin (Fall of Acharn), en Écosse ( 78 mètres ); la cascade de Reichenbach, dans les Alpes helvétiques (65 mètres); la chute de la Cettina, en Dalmatie (49 mètres) ; la cascade du Tendon , dans les Vosges (39 mètres) ; la cascade de l'Ardèche (32 mètres) ; la cascade du pont du Diable, ou chute de la Reuss, dans le mont Saint-Gothard ( 32 mètres); la chute du Rhin ou Laufen, en Suisse (28 mètres); la grande cascade du mont Dore (19 mètres); la cascade de Tivoli, dans les États Romains (16 mètres); etc.
Les cascades artificielles, quels que soient l’origine et le volume de leurs eaux, sont des constructions de l’art, dont l'architecte a tellement disposé, combiné l’ensemble et les détails qu’il en résulte pour les yeux un véritable spectacle formé de toutes les sortes de jeux variés que l’art hydraulique peut faire prendre aux eaux. Telles sont celles que l’on remarque à Frascati et dans d’autres villes d'Italie, et la grande cascade du pare de Saïnt-Cloud , près de Paris, L'art consiste, dans la construction de ces cascades, à savoir combiner tous les moyens hydrauliques pour y augmenter le volume apparent des eaux, pour en varier les effets, en multiplier les ressources par des contrastes heureux ou par de doubles emplois, soit en éparpillant, soit en divisant adroïtement des masses d’eau qui sans cet artifice n’auraient presque point de valeur.
Les artificiers appellent aussi cascades de feu des gerbes d'artifice dont le jeu imite celui des cascades.
CASCARILLE. On nomme ainsi l'écorce du croton cascarilla. Cette écorce est importée principalement d’Eleuthéria , l’une des îles Bahama. Elle arrive en caisses et en ballots, et consiste en morceaux d'environ vingt centimètres de long, qui ont à peine trois millimètres d'épaisseur, et sont roulés et couverts d’un épiderme mince et blanchâtre. La cascarille a une odeur épicée agréable et une saveur amère, aromatique et chaude. La couleur des morceaux à l'intérieur est le cannelle lavé de rouge, et leur cassure est courte et serrée, d’un brun rougeâtre sombre , ou même pourpré. Elle est très-inflammable, et on la distingue facilement de toute autre espèce d’écorce à l’odeur suave et vive qu’elle émet en brûlant et qui a du rapport avec le muse, mais qui est bien plus agréable. Ses principes actifs sont en partie extraits par l'alcool et par l’eau, mais plus complétement par Péther. La cascarille est fort employée en pharmacie et surtout dans la parfumerie. Plusieurs fumeurs en mêlent à leur tabac, et c’est la base constante de ces clous fumants qu’on brûle pour embaumer les appartements.
PELouze père,
CAS DE CONSCIENCE, question de morale relative aux devoirs de l’homme et du chrétien , qui consiste à savoir si telle action est permise ou défendue, ou à quoi peut être