CASSIUS
province. Lorsqu'une fatale ambition eut mis aux prises Cé sar ét Pompée, Cassius, en prenant le parti de ce dernier, crut sincèrement combattre pour la vieille liberté romaine. Après la bataille de Pharsale, il fut épargné par César; puis il épousa la sœur de Brutus. Il fut même en faveur auprès du dictateur ; mais Brutus lui ayant été préféré pour la préture, il en eut un ressentiment qui le porta à conspirer. C’est Cassius qui raffermit la résolution, peut-être ébranlée, de Brutus; c’est lui qui, pour ranimer cette âme énergique, écrivit ces mots au pied de la: statue de Junius Brutus, le fondateur de la république : Que ne vistu encore! (Utinam viveres ! ); c’est lui qui traça ce billet que son beau-frère trouva un matin sur son tribunal : Tu dors, Brutys! Après la mort de César, il voulait qu'Antoine subit le même sort, comme étant, après lui, l'ennemi le plus dangereux de la liberté. Passé en Syrie, il battit Dolabella, lieutenant de César, et, après avoir pris Rhodes et Sardes, opéra sa jonction avec Brutus. Tous deux se rendirent alors en Macédoine, où le sort de la république fut décidé dans les champs de Philippes. Cassius, avec l'aile qu’il commandait, fut vaincu et contraint à se retirer. .Pensant qu’il en était de même de Brutus, et n’espérant pas réparer cet échec, il se fit tuer par un de ses affranchis, l'an 42 av. J.-C. Aux talents militaires il joignait des connaissances littéraires et philosophiques; il appartenait à la secte épicurienne.
Lucius Cassius Loncinus, neveu du précédent, partisan de Pornpée et plus tard l’un des meurtriersde César, se fit tuer aux côtés de Brutus à la bataille de Philippes.
Titus Cassius SEvERUS, poëte latin du siècle d’Auguste, surnommé Parmensis, parce qu'il était de Parme ou de ses environs, fut aussi l’un des assassins de César. Après la défaite de Philippes, il s’attacha d’abord au jeune Pompée, ensuite à Marc-Antoine qu’il seconda parfaitement en qualité de lieutenant. Quand la bataille d’Actium eut terminé la guerre civile , notre poëte républicain choisit Athènes pour sa retraite; et peut-être y eut-il échappé au ressentiment du vainqueur, s’il n'avait pas eu l’imprudence d'écrire encore contre le maître du monde. Auguste le condamna à mourir, et Quintilius Varus fut chargé d’exécuter cet arrêt. Les écrits de Cassius Severus étaient si nombreux qu'ils composèrent seuls, dit-on, son bûcher.
Un autre Titus Cassrus SEVERUS fut un orateur célèbre par son éloquence, et surtout par son esprit satirique. Auguste l’exila dans l’île de Sériphe, où il mourut de misère, 33 ans après J.-C.
Caïus Cassius Loncinus, consul sous Tibère, l’an 29 de J.-C., s’est rendu célèbre par son ouvrage de Jure civili, en dix livres.
Avidius Cassis PupEns, fils, suivant les uns d’Avidius Severus, militaire distingué sous Marc-Aurèle, et suivant d’autres d’Héliodorus, rhéteur, Syrien de nation, parvint au commandement des armées, et fut un des principaux instruments des succès de Marc-Aurèle en Orient.Dans la quinzième année durègnede ce prince, il voulut profiter de l’ascendant que lui avaient acquis sur ses troupes son caractère et ses talents pour se faire nommer empereur. Tout l'Orient le reconnut. Marc-Aurèle interrompit le cours de ses vicloires en Germanie pour marcher contre lui; mais Avidius périt dans une révolte de ses propres soldats. On porta sa tête à Marc-Aurèle, qui lui fit rendre les honneurs funèbres et témoigna même le regret de n’avoir pu sauver la vie à un ingrat qu'il ne pouvait s'empêcher d'estimer. Cassius avait régné trois mois et quelques jours.
Cassius Cnæreas, tribun d’une cohorte prétorienne, est connu comme meurtrier de Caligula.
Pour Cassics Diow, historien grec, voyez Dion.
CASSIUS (Axnné), médecin et chimiste, né à Schleswig, vers 1645, exerça son art à Hambourg. On lui doit la découverte du precipite d'or qui porte le nom de pourpre