‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 441 sur 556 · CASTANOS · texte numérisé non relu

CASTANOS

3,000 volontaires, il attaqua le corps d'armée français, qui à la suite de plusieurs affaires, extrèmement chaudes, fut contraint de mettre bas les armes, le 23 juillet 1808, aux environs de Baylen. Castaños fut récompensé plus tard par le titre de duc de Baylen de ce beau fait d’armes, dont la gloire revenait pourtant pour la meilleure partie au Suisse Théodore Reding, placé sous ses ordres ; et au mois de novembre de la même année il se laissait complétement mettre en déroute à Tudela.

En 1811 la régence le nomma au commandement en chef du 4° corps, et gouverneur de plusieurs provinces. La bataille de Vittoria, dont le gain fut en partie dû à sa bravoure et à celle de ses troupes, lui fournit l’occasion de donner une preuve nouvelle de ses talents militaires. La régence ayant commis l'injustice de lui enlever plus tard son commandement, il écrivit au ministre de la guerre : « J'ai la satisfaction de remettre entre les mains du général Freyre en vue des frontières de France le commandement que je pris en 1811 sous les murs de Lisbonne. »

Après la restauration de Ferdinand VII il fut nommé capitaine général de la Catalogne, et en 1815 appelé au commandement en chef de l’armée destinée à envahir le sol français, fonctions qui cessèrent en 1816. Après le renversement de la constitution, en 1823, ayant réussi à se justifier aux yeux de Ferdinand VII de tout soupçon de libéralisme, Castaños fut de nouveau nommé capitaine général, et en 1825 on l’appela à faire partie du conseil d’État, où il se montra constamment partisan d’un système de modération quelque peu partial à l'égard des carlistes. Plus tard il devint président du conseil de Castille, et se mit en opposition, en 1833, avec le ministre Zea-Bermudez relativement aux modifications à apporter au droit de succession à la couronne. Depuis cette époque jusqu’en 1843 il vécut constamment éloigné de la cour; mais à la chute d’Espartero on vit ce vieillard incapable se jeter de nouveau dans la vie publique et même remplacer Arguelles comme tuteur de la jeune reine, alors mineure. Castaños est mort à Madrid le 24 septembre 1852. Un monument a été élevé en son honneur à Baylen.

CASTE. Voyez CASTES.

CASTEGGIO, ville d'Italie (Piémont), à 8 kilom. de Voghera, avec 3,000 âmes, était autrefois, sous le nom de Clastidium, une importante position militaire. Dans les deux batailles de Montebello, en 1800 et 1859, elle fut oc cupée et perdue par les Autrichiens. ,

CASTEL, mot fait du latin castellum, diminutif de castrum, camp, et qui signifie proprement un lieu fortifié, un chäfeau, un fort, une citadelle. Il a donné naissance au titre de castellan en Pologne, et nos vieux auteurs l'emploient souvent pour chdteau.

Les anciens avaient donné le nom de Castellum à un grand nombre de villes, et celte appellation se retrouve encore dans les mots Kessel, Cassel, etc. Quant à la dénomination de castel, elle entre elle-même sous cette forme, ou encore sous celle de castello, dans la composition d’une foule de noms de lieux, situés en Allemagne, en Italie, en Dalmatie, en France, en Espagne, en Portugal, etc. Nous citerons les suivants :

CASTEL, faubourg de Mayence, situé sur la rive droite du Rhin, est uni à cette ville par un pont de bateaux long de 550 mètres et appuyé sur 49 pontons. Non moins bien fortifié que Mayence, les hauteurs en sont défendues des deux côtés par trois lignes d'ouvrages extérieurs, ainsi qu’au nord par le fort Montebello, qui est situé tout près du Rhin, et au sud par le fort Mars. La population de ce faubourg s'élève à 3,000 âmes. C’est une station du chemin de fer de Francfort à Mayence.

CASTEL-BUONO, petite ville de Sicile, dont la population, forte de 7,500 âmes, fait un commerce iroportant

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