CATALOGUE — CATALOGUE D'ÉTOILES
des orfèvres florentins du quinzième siècle, Paris, 1824. Ducuesne ainé,
Il n’y a pas de vente importante de livres, de tableaux , d’estampes ou d'objets de curiosité qui ne soit accompagnée d’un catalogue. Trop souvent la rédaction dé ces catalogues est confiée à d’ignorants experts. Quelques-uns sont dus à de savants bibliographes. On y joint ordinairement une vie de l’auteur de la collection cataloguée. On a vu de ces catalogues garder une valeur intrinsèque, et se vendre eux-mêmes comme des livres importants. Nous ajouterons seulement aux catalogues de livres cités plus haut ceux des bibliothèques de Deschiens, de Klaproth, de Soleines, de Villenave, de Monteil, de Bazin, d'Eloi Johanneau, du roi Louis-Philippe, d'Armand Bertin, de Solar, de Libri, etc. Aux catalogues d'objets d'art indiqués ci-dessus, il faut joindre ceux de la galerie Aguado et de la galerie Soult.
Mais de tous les catalogues de livres qui méritent le plus de fixer l'attention du monde savant, c’est sans contredit cecelui de la Bibliothèque nationale de Paris, le plus riche des établissements de ce genre. C’est en 1838 que fut conçue la pensée de faire dresser ce catalogue. On se mit à l’œuvre; on copia des titres, on fit, refit, défit des cartes, sans que le travail avançât d’un pas. Chaque année les chambres votaient un crédit extraordinaire, sans que le ministre püût dire où l'on en était. On changeait à chaque instant de plan et de système. On revenait sur ce qui avait été fait, on demandait des augmentations de crédit, et le catalogue ne paraissait toujours pas. Un crédit de 1,264,000 fr. fut alloué pour cet objet par la loi de finances de 1839. En 1850 une commission fut nommée par l'assemblée nationale pour vérifier l’état des travaux et examiner combien de temps et combien d'argent devait exiger encore l’entier achèvement du catalogue. Le chef du bureau du catalogue des imprimés répondit à la commission que le total des cartes faites était de 171,190 ; qu’il réclamait dix ans encore; que l’on comptait avoir fini l’histoire de France avant un an; mais qu’il ne serait possible de mettre sous presse qu’au commencement de 1852. Enfin, avec une augmentation peu sensible au début, mais graduelle, de la dépense qui avait été en moyenne de 17,000 fr. par an, de 1839 à 1850, et de 20, 21 et 23,000 dans les trois dernières années, il promettait 140,000 cartes par an. La commission crut se mettre à l’abri de nouveaux mécomptes en demandant au pouvoir comme temps douze années, comme dépense annuelle 48,000 fr. et comme garantie la création d’un emploi de directeur du catalogue des imprimés. M. Taschereau fut nommé à cet emploi, avec le titre d'administrateur adjoint, le 24 janvier 1852. Il reconnut aussitôt que le travail était bien moins avancé qu’on ne l'avait dit. I1 demanda qu'on ne cafaloguât plus que des articles d’une certaine importance , et le chef du bureau du catalogue dut donner sa démission. Ce bureau fut alors réorganisé sous la direction de l’administrateur. On catalogue d’abord maintenant tout ce qui entre chaque année dans la Bibliothèque, puis le temps qui reste est consacré à cataloguer les livres des anciens fonds. L’impression de ce grand travail a été commencée en 1853.
La commission de 1850 estimait de 65 à 72 le nombre des volumes in-4° qu’exigerait l’impression du catalogue des imprimés, et à 450,000 fr. l’ensemble du coût de cette impression à 500 exemplaires. Elle demandait pour cela un crédit annuel de 24,000 fr. pendant dix-huit ans. M. Taschereau espérait pouvoir apporter de grandes améliorations dans ces calculs de temps et de dépense. Les prévisions de la commission ont été dépassées, et l'allocation accordée pour cette entreprise, s'étant trouvée insuffisante, a été augmentée. |
En 1873 le Catalogue de la Bibliothèque nationale avait publié : Histoire de France (histoire générale et particulière, biographie, etc.), t. I à X; Manuscrits francais.
t. Jer, Sciences médicales, t. I et I; Manuscrits orien+ taux, t. 1°; en tout, 14 vol. in-4°.
CATALOGUE D’ETOILES, liste des étoiles fixes, disposées dans leurs diverses constellations, avec l’indication des latitudes et des longitudes de chacune d’entre elles ; ou bien où leur position est indiquée par ascensions droites et par déclinaisons, pour une certaine époque. Un bon catalogue d'étoiles est la base de l'astronomie sidérale, et ce n’est qu'avec des travaux de ce genre, étendus et précis, qu'il est possible de déterminer les mouvements propres des éloiles et celui de notre système solaire, de constater l’apparition et la disparition de certaines étoiles, de découvrir des planètes encore inconnues, etc.
Les auteurs les plus célèbres à qui l’on est redevable de la rédaction de semblables catalogues sont : Ptolémée, qui probablement ajouta dans son catalogue ses propres observations à celles d'Hipparque (ces dernières se rappor- {aient à l’année 130 avant J.-C.), en retranchant 2 40° de toutes les longitudes, vers l’an 80 de J.-C; son catalogue comprend 1,022 étoiles, dont les positions sont à peu près pour l’année 63 de l’ère chrétienne, quoiqu'il les ait appliquées pour l’année 167; Ouloug-Beg, qui rédigea en 1437 un catalogue des étoiles fixes; Tycho-Brahe, qui détermina la position de 777 étoiles pour l’année 1600; Guillaume, landgrave de Hesse, qui, aidé de ses mathématiciens, détermina la position de 400 étoiles fixes; Halley, qui en 1667 observa à l’île de Sainte-Hélène 350 étoiles non visibles dans notre horizon; J. Hevelius, qui, ajoutant ses propres observations à celles des anciens et à celles de Halley, publia un catalogue pour l’année 1688. Le plus considérable de tous est le catalogue britannique, rédigé d’après les observations de Flamsteed, qui consacra un grand nombre d'années à ce travail. Il contient 2,934 étoiles. En 1782 Bode, membre de l’Académie des Sciences de Berlin, publia un catalogue très-étendu des étoiles fixes, d’après les observations de Flamsteed, Bradley, Hevelius, Tobias Meyer, La Caille, Messier, La Monnaie, d’Arquier et autres savants astronomes. La position de 5,058 étoiles fixes y était indiquée pour l’année 1780. Ce catalogue, ouvrage d’une grande valeur, bien qu’il y ait lieu de craindre que la même étoile n’y figure plus d’une fois, est accompagné d’un atlas céleste d’une exécution admirable comme gravure.
Dans les catalogues dont nous venons de faire mention les étoiles sont classées par constellations; dans les suivants elles se succèdent selon l’ordre dans lequel elles franchissent le méridien, sans acception de la constellation à laquelle elles appartiennent, et dont le nom est simplement indiqué ainsi que la position qu’elle y occupe. Le premier catalogue d'étoiles imprimé d’après cette forme est celuique La Caille plaça en tête de ses éphémérides pour les dix années de 1755 à 1765, et qui parut en 1755. Il contient les ascensions droites et les déclinaisons de 307 étoiles fixes, pour le commencement de l’année 1750. En 1767 parurent ses Aséronomia elementa, où se trouve un catalogue des ascensions droites et des déclinaisons de 398 étoiles, calculées également pour l’année 1750. En 1763, c’est-à-dire un an après sa mort, on publia son Cœlum australe stelliferum, qui contient le catalogue de la position de 1,942 étoiles, toutes situées au sud du tropique du capricorne, et observées par cet infatigable astronome lors de son séjour au cap de Bonne-Espérance en 1751 et 1752. Les positions de ces étoiles sont indiquées pour 1750. Les éphémérides pour les dix années de 1765 à 1775 furent aussi publiées en 1763. Dans l'introduction qui se trouve en tête de cet ouvrage, il indique les positions de 515 étoiles zodiacales, toutes d’après ses propres observations. Le premier almanach nautique { Nautical Almanack), pour l’année 1773, contient un catalogue de 380 étoiles en ascension, déclinaison, longitude et latitude, d’après les observations de Bradley, et calculé pour
ver.