‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 47 sur 556 · BUREAUX DE PUSSY — BUREN · texte numérisé non relu

BUREAUX DE PUSSY — BUREN

En 1812 il entra avec le titre de sénateur dans la législa: ture de New-York, et en 1815 fut nommé procureur général de l'État. Comme sénateur, il se prononça pour la présidence de Jefferson, et contre le renouvellement du privilége de la banque des États-Unis ; mais il consacra surtout son énergie au soutien de la guerre que les États-Unis faisaient alors avec des chances diverses à l'Angleterre. Il proposa de lever dans l'État de New-York un corps de 12,000 hommes, et réussit à faire adopter cette mesure. Dès lors il se posa comme l’un des chefs du parti opposé à de Wit Clinton; hostilité qui lui coûta son emploi quand, en 1817, Clinton fut élu gouverneur de New-York. Mais le parti démocratique obtint plus tard dans les deux chambres de la législature une majorité qui lui permit d'enlever deux fois de suite à de Wit Clinton ses fonctions de gouverneur, et de réintégrer également à deux reprises Van Buren dans ses fonctions de procureur général. Enfin, le 6 février 1821 il fut nommé sénateur au congrès des États-Unis.

Son activité politique sur ce nouveau théâtre se déploya dans une opposition systématique contre la banque des États- Unis et contre le système des tarifs élevés en matière de douanes ; questions qui ont résumé, dans ces trente dernières années , toute la politique du parti démocratique aux États-Unis. Il combattit toutefois l'extension indéfinie et illimitée du droit électoral, et se déclara pour la vente et la cession, aux divers États y intéressés, des terres appartenant à l’Union; principe que depuis 1842 le parti démocratique n’a pas cessé de çombattre. En 1828 nous le voyons l’un des plus zélés partisans du général Jackson. Le 12 mars 1829, à la suite d’une rupture survenue entre Jackson et son ministère, il fut nommé secrétaire d’État, et en 1831 ambassadeur des États-Unis à Londres. Le

sénat, auquel la constitution a dévolu le droit de confirma- «

tion de tous les hauts fonctionnaires publics, repoussa la nomination de Van Buren aux fonctions d’ambassadeur à Londres, et en conséquence le président Jackson dut le rappeler. Cela lui donna un certain air de patriote persécuté ; et le parti démocratique crut devoir l'en dédommager en l’élisant vice-président en même temps que le général Jackson était de nouveau proclamé président de l'Union.

Van Buren parut dès lors l’ami le plus chaud de Jackson, son confident intime, et sembla désigné d’avance par le parti démocratique pour lui succéder. La Convention nationale, convoquée à Baltimore, le nomma en effet l’un des candidats à la présidence, et lors des élections qui eurent lieu en 1835 il obtint une majorité absolue de vingt-quatre voix sur ses trois concurrents, Clay, Webster et Harrisson. Mais dès le début de son administration les désordres financiers qui avaient déjà troublé les dernières années de l'administration du général Jackson prirent une gravité telle, que Van Buren se vit bientôt forcé de convoquer extraordinairement le congrès. Il proposa à cette assemblée de rendre l’administration des finances de l'Union tout-à-fait étrangère à la banque des États-Unis, et de créer un trésor central à Washington , avec des eaisses auxiliaires dans les provinces; mais ce projet, quelque talent qu’il apportàt à le défendre, ne fut point adopté, et le crédit de son administration ne put jamais se relever de ce grave échec.

Van Buren n'avait pas l'art de conserver ses amis ; il y avait quelque chose d’affecté, de contraint, dans ses dehors bienveillants, qui le plus souvent lui faisait manquer son but. Aussi en 1840, le candidat du parti whig, le général Harrison, fut-il élu président des États-Unis, Les pouvoirs de Van Buren ayant expiré le 4 mars 1841, il se retira à Kinderhook, conservant toujours l'espoir de remonter quel que jour sur le siége présidentiel. Cependant, aux élections nouvelles qui eurent lieu en 1844 sa candidature ne fut pas appuyée à l'unanimité par le parti démocratique, et dans les États à esclaves notamment elle fut accueillie avec de vives défiances, La convention démocratique réunie à Balti-

BUREX «more la repoussa, pour désigner aux suffrages du parti f'ancien orateur de la chambre des représentants , Polk, qui effectivement fut élu président. Il en résulla une scission catre les démocrates du nord. Les uns 8e rallièrent à une fraction du parti whig pour former ce qu'on appela le parti des freesoilers (partisans de la liberté du sol), que leurs : Lvérsaires affublèrent du sobriquet de barnburners (bruleurs de granges), donné par les propriétaires d'esclaves à tous les abolitionnistes. Les freesoilers convoquèrent une convention à Utica, État de New-York, dans laquelle Van Buren fut à l'unanimité désigné comme candidat à la présidence pour 1848. Van Buren accepta cette candidature, mais il échoua devant le général Taylor. Le même fait se représenta en 1856, où les États du Sud lui préférèrent Buchanan. Dans l'intervalle il avait fait un long voyage sur le vieux continent, et parcouru l'Italie, la France et PAnii Il est mort le 24 juillet 1862, dans l’État de New- York.

Il avait trois fils, dont le second, John van Buren, s’est également fait connaître comme homme de parti, En 1838 il cotreprit un voyage en Angleterre, où il fut accueilli avec la plus grande distinction dans les cercles aristocratiques, Jusqu'en 184% l'un des orateurs favoris du parti démocratique dans l'État de New-York, il fut le premier qui se prononça pour la liberté du sol; il paraît que c’est lui qui a délerrminé son père à rompre avec ses anciens coreligionaires politiques pour se rattacher à l'agitation provoquée par les free-soilers. Lorsque la guerre de sécession éclata, il se prononça énergiquement contre le maintien de l’esclavage et demanda la répression des États rebelles. A la fin de 1862 il proposa la candidature du général Mac-Clellan à la présidence.

BURETTE, diminutif du vieux mot buire, par lequel on désigne de petits vases à goulot, ordinairenent en argent, qui servent à contenir le vin et l’eau destinés dans les églises au sacrifice de la messe, et que l’on a étendu aussi à des vases semblables qui, dans l'usage domestique, doivent contenir le vinaigre et l'huile dont on peut avoir besoin dans le courant des repas.

Les burettes font partie de la chapelle d'argent d’un prélat. On avait donné le nom de burettier, dans la cathédrale de Paris, à un officier chargé de porter les burettes

devant le prêtre officiant, devoir qui est rempli dans les églises ordinaires par un enfant de chœur.

BURGAU. Nom vulgaire de plusieurs espèces de coquilles du genre turbo, dont l’épiderme de diverses couleurs recouvre une substance calcaire nacrée très-brillante. Ces coquilles servent pour la confection des petits bijoux ou ornements de nacre. On a donné spécialement le nom de burgau au turbo marmoratus , aussi appelé la Princesse,

BURGAUDINE, nor donné à la plus belle espèce de nacre, que fournit la coquille nommée burgau.

BURGER ( Georrrol-AuGpsTE ), fils d’un pasteur pro- {estant, naquit à Wolmerswende, le 1°" janvier 1748. Sa première éducation fut assez négligée, car à douze ans il savait

à peine lire et écrire ; cependant , il annonçait déjà de poétiques dispositions. On le voyait chercher la solitude, préférer aux jeux bruyants de son âge les vagues terrours que causent l'obscurité, le silence des bois profonds et des lieux déserts, où il aimait à s’égarer ; et tout enfant, sans autres inodèles que ceux que lui offrait le livre des cantiques de l'Église, il faisait déjà des vers, qui ne manquaient ni de rhythrne ni d'harmonie. En 1760 on l’envoya au collége d’Aschersleben : l'étude du latin lui parut fastidieuse et pénible ; le régime rigoureux de l’école ne tarda pas à révolter son esprit, un peu sauvage, et qui n'avait subi jusque alors aucune espèce de contrainte. Le mélancolique enfant, qui n’était pas dénué de malice, et ses épigrammes l'ont prouvé, ayant fait quelques vers assez piquants sur la perru

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