‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 473 sur 556 · CATARACTE — CATARRHE · texte numérisé non relu

CATARACTE — CATARRHE

jonc épineux quand ils sont affectés d’opacité du cristallin, et recouvrent ainsi la faculté de voir. Quoi qw’il en soit, on voit que cette opération était connue depuis fort longtemps déjà, lorsqu’en 1745 Daviel la renouvela et l’adopta pour ainsi dire d’une manière exclusive.

Cette opération consiste à extraire de l'œil le cristallin devenu opaque, c’est la méthode par exéfraction; ou bien à déplacer simplement le cristallin, à l’enfoncer derrière la pupille, dans la partie inférieure du corps vitré, endroit où il ne peut plus nuire à la vision , car il se décompose rapidement, se mêle en partie à l'humeur dans laquelle il plonge, et est en partie absorbé par les vaisseaux lymphatiques; cette seconde manière constitue l'opération de Ja cataracte par abaissement ou dépression. Mais nous ne délaïllerons pas ici ex professo la théorie opératoire de la cataracte ; il nous suffira de dire qu'après l'opération de la cataracte, soit accidentelle, soit congéniale, il survient des changements remarquables dans les milieux réfringents de l’œil : le crisfallin qui était destiné à opérer la réfraction des rayons lumineux ne fournissant plus ses services à l’œil, il en résulte ordinairement pour cedernier une grande faiblesse, qui oblige beaucoup de personnes opérées de la cataracte de se servir de lunettes à verres fortement convexes.

CATARRHE (de xaré, en bas, et péw, couler). Le principal symptôme des maladies catarrhales est en effet un écoulement, un flux, ce qui les a fait encore désigner par quelques auteurs sous le nom de profluvia. Les anciens, dontles doctrines kumorales furent toujours les doctrines de prédilection, croyaient que tout catarrhe suppurait une production, une sécrétion excessive de piluite, laquelle s’augmentait dans le sang et allait se déposer par voie de dépuration sur {el ou tel organe. Persuadés au contraire que tout vient des solides, les modernes ne veulent voir dans les catarrhes qu’une maladie des membranes muqueuses, et cette maladie n’est autre chose, selon eux, qu’une irritalion commune, c’est-à-dire analogue à toutes les autres. Au fond, il importe assez peu de savoir ce qu’il y a de primitivement lésé dans un catarrhe, des solides ou des liquides, Il n’en est pas de même de la nature du catarrhe, c’est-àdire de la modification qui se passe dans un organe affecté de catarrhe. Ceux qui font consister cette modification dans une simple irritation conviennent par cela même que toute cause susceptible d’exciter, de stimuler les membranes muqueuses, peut produire un catarrhe : la conséquence est forcée. Et cependant faites respirer à une personne des vapeurs de vinaigre ou de chlore; placez-la dans une afmosphère chargée de poussière, vous pourrez la faire tousser, mais vous ne lui donnerez pas un catarrhe; et en effet, à peine aura-t-elle changé d’air que la toux cessera. De même, touchez le fond de la gorge avec un acide, un caustique ou tout autre corps étranger, il y viendra une inflammation, mais il n’y viendra pas un catarrhe.

Les catarrhes ont reçu différentes dénominations suivant la place qu’ils prennent : ont-ils leur siége au nez, c’est un coryza, à la gorge c’est une angine, à l'oreille c'est une otite, à l'œil c’est une ophthalmie, à la vessie c'est unecystite, etc. Quand on dit simplement cafarrhe, sans ajouter l’épithète qui désigne le lieu particulièrement affecté, on entend parler du catarrhe pulmonaire. C'est donc le seul dont nous devions nous occuper dans cet article,

Le catarrhe pulmonaire ou bronchite, encore appelé fausse péripneumonie, pneumonie catarrhale, et dont le siége est la membrane muqueuse qui revêt les ramifications bronchiques, se développe au milieu de circonstances qu'il n'est pas au pouvoir de l'homme de faire naître Le cours ordinaire des saisons le ramène deux fois par an, à l'approche du printemps et à la fin de l'automne ; preuve assez évidente que la cause principale en est essentiellement dans les variations de l'atmosphère, c'est-à-dire dans le passage du froid au chaud, tout autant peut-être que dans le passage du chaud au

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