CATEL — CATHCART
rides profondes. Les urubus sont très-communs daris {outes les contrées chaudes et tempérées de l’Amérique, mais surtout dans le Pérou ; ils vivent en troupes dans les villes, où ils rendent de véritables services en mangeant les débris putréfiés : c’est de là que leur vient leur nom ( de xabagric, qui purifie). Aussi leur chair coriace et filandreuse répandelle une odeur de charogne que rien ne peut faire disparaître. Les mœurs des urubus sont celles des vautours. Ils nichent sur les grands arbres, car ils quittent ordinairement les villes vers la chute du jour. Leurs œufs sont d’un blanc roux. Les petits, nourris par les parents jusqu’à ce qu'ils puissent voler, sont blancs dans leur jeunesse, bruns la première année, et ne deviennent noirs qu’avec l’âge.
L’aura (vultur aura, Vieil.) est à peu près de la taille du précédent, quelquefois plus petit. Il en diffère par la peau de son cou, qui est d’une couleur de chair très-vive; son plumage est noir-roux ; ses tarses sont orangés; la queue est inégale et plus courte que les aïles. Les auras ont les mêmes mœurs que les urubus ; mais ils sont moins communs près des lieux habités , et, quoique vivant presque exclusivementde chair morte, ilstuent quelquefois des agneaux, attaquent les serpents, et joignent à leur nourriture des mollusques terrestres et des insectes. Les auras se rencontrent le plus habituellement au Brésil, au Paraguay, aux Malouines, à la Guyane et jusqu'aux États-Unis, où ils ne passent pas la Pensylvanie.
CATHARTIQUE, nom générique que l’on donne quelquefois aux purgatifs; souvent aussi on désignesous le nom de cathartiques des purgatifs plus actifs que les laxatifs et que les minoratifs, mais cependant moins forts que les drastiques.
CATHCART (Wizziam SHAW, comte DE), né le 17 septembre 1755, l’un des hommes dont le nom se trouve le plus fatalement mêlé à l'épopée napoléonienne, était fils d’un pair d'Écosse, qui en 1768 remplit à Saint-Pétersbourg les fonctions d’ambassadeur d'Angleterre. IL étudia d’abord le droit ; mais bientôt, renonçant à parcourir la carrière de la magistrature, il alla faire la guerre d'Amérique, et de simple cornette devint successivement lieutenant, capitaine, lieutenant-colonel des gardes, colonel du 29° régiment , enfin brigadier général. C’est avec ce grade qu’il servit sous les ordres de lord Moira, dans le corps qui accourut au secours du due d'York, lors de la retraite précipitée de ce prince devant notre armée. Dans cette campagne, dont le résultat définitif fut si défavorable aux Anglais , Cathcart trouva cependar{ occasion de faire preuve de valeur, de zèle et de dévouement. Après avoir, le 8 janvier 1795, livré aux Français la sanglante affaire de Buren, il demeura, après la retraite du principal corps d'armée sous les ordres du duc d’York, jusqu'au mois de décembre dans le nord de l’Allemagne, et s’embarqua ensuite avec la cavalerie à Cuxhaven pour l’Angleterre. Georges IT, qui l'avait en estime toute particulière, le nomma en 1797 chef du second régiment des gardes, en 1801 lieutenant général et en 1803 commandant supérieur en Irlande. En 1805 il fut chargé d’une mission diplomatique auprès de l'empereur Alexandre, et devait aller prendre le commandement d’une division de troupes anglo-hanoyriennes à la tête de laquelle il serait venu rejoindre le corps russe commandé par Tolstoy qui devait opérer sur lElbe. Mais la bataille d’Austerlitz déjoua toutes ces combinaisons, et Cathcart dut-s’en revenir en Angleterre.
En 1807 il fut appelé à représenter la pairie écossaise dans la chambre des lords, et on le créa en même temps lord-lieutenant du comté de Clackmannan, vice-amiral d’Ecosse, et membre du conseil privé. Est-il besoin d'ajouter, en citant l'énumération de ces grâces nombreuses, que lord Cathcart les avait méritées aux yeux de son gouvernement par son adhésion complète et zélée à un système de politique dont la haine du nom français était la base? On ne s’étonnera donc pas d'apprendre que ce fut sur Cathcart