‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 486 sur 556 · CATHOLIQUE — CATI · texte numérisé non relu

CATHOLIQUE — CATI

tholiques serait ici synonyme de authentiques ou généra-. lement reconnues comme contenant la véritable doctrine du Christ et des apôtres ; c’est pourquoi, pour les distinguer de celles de saint Paul, on les aurait reçues dans le canon. De là le nom de canoniques, que leur donnent aussi les Latins et plusieurs Grecs;

Suivant d’autres, le nom de catholiques aurait été donné à ces épîtres parce qu’elles étaient adressées comme lettres circulaires, non à un individu ou à une seule communauté, mais à tous les fidèles, et surtout aux Juifs convertis, qui vivaient dans la dispersion. On voit, au reste, que, dans les premiers siècles de l’Église, on ne comprit jamais sous ce terme que des épftres circulaires, tandis que, à partir du commencement du quatrième siècle, il servit à désigner les épîtres dont on pouvait donner lecture en pleine église, et, depuis la fin de ce même siècle, seulement les épîtres des apôtres, à l'exception de celles de saint Paul.

Dans la primitive Église, il n’y avait qu’un très-petit nombre de ces épitres qui fussent considérées comme canoniques, et aujourd’hui l'authenticité de plusieurs d’entre elles est révoquée en doute.

CATI, CATISSAGE. Catir une étoffe, c’est lui donner un dernier apprêt qui contribue à son lustre, la rend plus ferme, lui donne un œil plus doux et plus égal. Les étoffes de laine, les draps, sont principalement susceptibles de cet apprêt, qui d’ailleurs n’ajoute rien à leurs qualités essentielles, et qu’on est même obligé de leur faire perdre avant l'emploi, pour éviter les taches qu’occasionnent les gouttes d’eau sur une étoffe ainsi apprêtée.

Le cati se donne soit à chaud, soit à froid. Pour le cati à chaud , on plie exactement le drap sur sa longueur; ensuite on double’ce pli en zig-zag, observant d'éviter les faux plis. On place entre chaque pli une feuille de carton mince, bien lissé. 11 importe beaucoup, pour le succès de l'opération, que tous les plis du drap soient parfaitement égaux, et que la pièce entière affecte la forme d’un parallélipipède, plus ou moins aplati. Pour y parvenir, on se sert d’un instrument formé d’une planche solide plus large que le drap, et plus longue que ne sera la pièce pliée. Quatre montants en bois , fixés à distance convenable, déterminent la mesure du parallélipipède. Deux ouvriers, placés en face l’un de l’autre, posent des baguettes de fer sur le drap à l’endroit des plis; ils tendent le plus qu’ils peuvent chaque pli, et mettent un carton entre deux. Après cette préparation, on pose sur la table d’une forte presse une plaque en fonte, épaisse d’environ un centimètre, et un peu plus grande que la pièce de drap pliée, qui se place sur la plaque; puis une autre pièce de drap, puis une nouvelle plaque de fonte, et ainsi de suite, jusqu’à ce que tout le champ , ou chapelle de la presse, soit rempli. Les plaques de fonte ont été préalablement chauffées à 50 degrés environ. Le tout étant ainsi arrangé, on commence par presser légèrement, et on augmente successivement la pression jusqu’à un très-haut degré. Les pièces de drap doivent rester ainsi engagées entre les plateaux de la presse au moins pendant vingt-quatre heures, et de demi-heure en demi-heure on augmente la pression, Anciennement, on ajoutait à l'effet du catissage par une très-légère dissolution de gommearabique, dont on imprégnait le drap; mais depuis qu’on a eu à sa disposition l'énorme pression qu’il est facile d'obtenir avec les presses hydrauliques à la Brahma, et qui suffit pour donner un beau lustre aux draps sans le secours de la gomme, on à renoncé avec raison à l'emploi de cet ingrédient, qui ne rendait les étoffes que plus susceptibles d'être tachées par les gouttes d’eau.

Le cati à froid exige les mêmes procédés, moins l'emploi des plaques de fonte chauffées. Il est en usage pour l’apprèt des étoffes teintes en couleurs tendres, et principalement quand il y entre de la cochenille, qui est sujette à virer an cramoisi par l'effet de la chaleur.

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