‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 498 sur 556 · CAUMONT — CAUS · texte numérisé non relu

CAUMONT — CAUS

mont mourut en 1772, premier £entil-homme de la chambre de Monsieur. 11 est l’auteur de la seconde branche des ducs de La Force, qui descendent, par leur mère, de la première, et par leur père , de la tige commune de la maison de Caumont. La marquise de Caumont survécut longtemps à son mari; gouvernante des enfants de M. le comte d’arlois, c'est elle qui présida à la première éducation de M. le Dauphin, et du duc de Berry ; elle mourut en 1825. Mis pe La GRANGE, Sénateur,

CAURIS, espèce de coquillage blanc et bosselé des fles Maldives, la cypræa monceta, ou porcelaine cauris des conchyliologistes, qui sert de monnaie et d'ornement dans les Indes et en Afrique. Les naturels du pays s’en font des colliers et des bracelets pour rehausser la noirceur de leur teint, comme les femmes en France mettaient autrefois des mouches pour relever leur blancheur, Ces coquilles , dont la valeur, dit Balbi, est tuat à {ait arhitraire, et qui remplacent le billon sur les bords du Gange, dans 12 haut Thibet et daps le royaume de Kaboul, sont la monnaie la plus commune dans la Nigritie centrale (Soudan et Guinée), et sur le plateau de la Sénégambie; mais elles paraissent n’avoir plus de cours dans la Nigritie méridionale, où on ne les rencontre jamais dans les transactions commerciales. Dans l'intérieur de l'Afrique , elles ont une valeur dix fois plus grande qu’au Bengale; dans cette dernière contrée, 2,400 cauris équivalent à {. shilling ou 25 sous de France , tandis qu’à Kachenak et à Ségo il n’en faut que 250 pour représenter la même valeur. Les cauris, du reste, ne sont pas la seule monnaie de l’Afrique. On se sert, par exemple, en Abyssinie, de pièces de coton de la valeur d’un dollar, et, quand il s’agit de sommes moins considérables, on coupe ces pièces dans Ja proportion convenable. Les autres monnaies sont le sez et le {ibbar ou poudre d'or.

CAURROY (DU). Voyez Du Caurnoy.

CAUS (SaLomon pe), ingénieur français, né en Normandie vers la fin du seizième siècle, découvrit les propriétés de fa vapeur comme force élastique, découverte dont les Anglais ont vainement tenté de faire honneur à leur compatriote le marquis de Worcester, qui a bien pu l’emprunter à Salomon de Caus. On r’a, au reste, que fort peu de détails sur l’histoire de sa vie; on ignore l’époque et les circonstances de sa mort, quoique, sur la foi d’un romancier mystfificateur, plusieurs personnages, qui se sont montrés aussi ignorants qu'ils se croient sérieux, aïent répété que Salomon de Caus était venu tourmenter Richelieu , et que le ministre cardinal, las de ses folies, l'avait fait renfermer à Bicttre où il serait mort véritablement fou. Tout ce qu’on sait de Salomon de Caus, c’est qu’il résida d’abord quelque temps en Angleterre où il fut attaché au prince de Galles, et qu’il passa ensuite plusieurs années en Allemagne au service du prince Palatin. C'est ce long séjour de l’autre côté du Rhin qui a fait à tort supposer par quelques personnes que Salomon de Caus était Allemand, À cet égard, il a eu soin lui-même de ne point laisser prétexte à la moindre incertitude; car si, dans ses Raisons des forces mourantes, ouvrage composé à Heïdelberg, et publié, en 1615, à Francfort, il prend le titre d'ingénieur et d'architecte de son altesse Palatine Électorale, il place en tête de ce livre une dédicace au roi Louis XJHIX qu’il termine par la formule ordinaire de £rèshumble et très fidèle sujet, et il n'a garde non plus d'omettre le privilége du roi, qui garantit à la fois et la libre circulation de son ouvrage et la sécurité de sa propriété littéraire; document dans lequel se retrouvent encore les termes de fidèle sujet, employés pour désigner l'impétrant.

Dansles Raisons des forces mouvantes, avecdiverses machines tant utiles que plaisantes, ontrouve, dit M. Arago, entre autres choses ingénieuses, que plusieurs mécaniciens ont présentées de nos jours comme nouvelles, un théorème ainsi eongu sous le n° 5 : L'eau montera par aide du feu plus haut que son niveau; et voici en quels termes Çaus

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