CAVALIERI — CAVATINE
CAVANILLES ( Anronio-José ), né le 16 janvier 1745 à Valence, où il fit ses études au collége des jésuites et À Puniversité, était professeur de philosophie à Murcie, quand en 1777 le duc de l’Infantado, ambassadeur d’Espagne à Paris, le prit pour précepteur de ses enfants. A Paris, où il séjourna pendant dix ans, Cavanilles se livra avec une ardeur peu commune à l’étude de la botanique, et le premier ouvrage qu’il publia sur icette science, Monaldelphiæ classis dissertationes decem (2 vol. Paris, 1785 ), altira immédiatement sur lui lattention. A son retour en Espagne, il entreprit le bel ouvrage intitulé : Zcones et descriptiones plantarum, quæ aut sponte in Hispania crescunt aut in hortis hospitantur (6 vol. Madrid , 1791-1799, avec 601 planches ). Ce travail n’était point encore achevé, lorsque le gouvernement espagnol le chargea de faire en Espagne un voyage au point de vue botanique. Il commença par la province de Valence, et consigna ses observations dans un ouvrage intitulé : Observaciones sobre la historia natural, geoyrafica, agricultura delreyno de Valencia (2 vol. avec planches; Madrid 1795-97 ). En 1801 il fut nommé directeur du jardin botanique de Madrid, et il s’occupait de la publication de son Hortus regius Madridensis, quand il mourut au mois de mai 1804.
CAVARIN, César l’avait fait roi des Sénones (le pays de Sens ). Son frère, Moritasgus, et ses ancêtres y avaient eu la souveraine puissance. Les Sénones, mécontents du choix de César, voulurent tuer Cavarin dans une assemblée. Celui-ci connut leur dessein, et prit la fuite. Ils le poursuivirent jusqu'aux frontières, et lui ôtèrent son trône et sa maison. César envoya des députés leur demander satisfaction, et donna ordre à tout leur sénat de venir auprès de lui. Sur leur refus, il partit à grandes journées pour les réduire par la force. L’auteur de la révolte des Sénones, Accon, apprenant l’arrivée de César, ordonna aux habitants de se retirer dans les villes fortifiées. Mais à peine ce mouvement était-il commencé que les Romains entrèrent sur le territoire sénon. Le projet de se défendre fut dès lors abandonné, et les Sénones envoyèrent faire des excuses à César, qui leur pardonna en faveur et par l'entremise des Eduens ( ceux du pays d’Autun ), depuis longtemps leurs alliés. Cavarin fut rétabli; mais, pour éviter que le ressentiment qu’il avait dû éprouver et la haine qu’il avait pu exciter ne suscitassent quelque trouble, César se fit suivre par lui dans l'expédition qu’il se préparait à faire contre Ambiori x. On reconnaît là l’habileté de César. 11 maintenait le roi de son choix, mais il l’éloignait sagement du pays auquel la politique l’avait imposé, afin de donner aux ressentiments réciproques le temps de se refroidir. Il n’est fait d’ailleurs aucune autre mention de ce Cavarin. Désiré NisaRD, de l’Académie Française,
CAVATINE, sorte d’air, pour l'ordinaire assez court, qui n’a ni reprise ni seconde partie, et qui se trouve souvent dans les récitatifs obligés. Ce changement subit durécitatif au chant mesuré, et le retour du chant mesure au récitatif, produisent un effèt admirable dans les scènes fortement dramatiques. On trouvera sans doute que cette délinition ne convient nullement à ce qu’on appelle aujourd'hui une cavaline; je parle de l’ancienne cavatine telle que Piccini, Sacchini, Gluck, l'avaient traitée dans leurs opéras. Cavatine, cavala, viennent du verbe cavare, tirer, petit fragment tiré d’un grand ouvrage. Maintenant ce mot a changé de signification; l'usage a voulu qu’on lappliquât à l'aria, au grand air, ce qui change tout à fait sa signification. N’avonsnous pas remarqué la même absurdité de langage dans la conversation de nos vieux amateurs et dans les articles que Geoffroy et ses dignes rivaux en bêtise musicale écrivaient sur les compositions des maîtres de leurs temps? Ils nous parlaient sans cesse de la grande ariette de Zémire et 4zor, de La belle Arsène, des Prétendus, Une ariette est un très-petit air; l’ariette, composée seulement d’une phrase, était la cavatina française. Le mot ariette est un