‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 544 sur 556 · CELLULAIRE — CELLULE · texte numérisé non relu

CELLULAIRE — CELLULE

lules. Dans la science qui a pour objet l'étude de la structure des corps organisés, végétaux et animaux, on désigne sous ce nom la partie de l’économie vivante qui est la base fondamentale et la trame générale de tous les instruments de la vie. Quoique ce nom n’excite dans l'esprit d'autre idée qu'un arrangement de fibrilles et de lamelles s’anastomosant entre elles et circonscrivant des espaces qu’on a appelés cellules, l'usage en a consacré la valeur, et l’on est forcé d’avouer que si cette dénomination n’est pas rigoureusement exacte, elle exprime cependant la disposition organique qui caractérise le mieux la partie de l'organisme vivant à laquelle on l’a appliquée. Quoi qu'il en soit, voici l'idée générale que nous devons donner ici de ce qu’on nomme en analom'e végétale ou animale £issu cellulaire. Envisagé sous le rapport de sa consistance, on l’a appelé corps hydro-muqueux, corps muqueux ou glutineux. Cette circonstance varie donc depuis l’état semi-fluide jusqu’à la condensation du gluten ou de la glu plus ou moins solidifiée. Considéré sous le point de vue de sa texture, on l’a caractérisé par les épithètes de tissu lamelleux, lamineux, filamenteux, fibrilleux, membraneux, de corps eribleux, aréolaire, spongieux. Sa couleur est blanchâtre; ses propriétés dynamiques sont, 1° lhygrométricité, qui le constitue organe d’absorption et d’exhalation ; 2° l’extensibilité, en vertu de laquelle il se prête à la distension produite par les fluides, et aux mouvements des solides; 3° la rétractilité où subélasticité , qu'on appelle quelquefois {onicité, propriété importante, indispensable pour réagir à la fois sur les liquides et les solides vivants.

L’illustre physiologiste Haller a le premier envisagé ce tissu sous le point de vue le plus général, en le considérant comme l’élément fondamental qui, persistant à l’état de subsolidité ou de consistance de glu, forme la gangue organique de toutes les autres parties solides, ou qui, se condensant de plus en plus, acquiert divers degrés de dureté, et devient ainsi apte à former la charpente solide de tous les corps organisés. Cependant, ces vues, quoique exactes, doivent subir quelques modifications : car dans certains cas ce sont des molécules solides, déposées soit à l'intérieur, soit en dehors d’un corps organisé, qui forment elles-mêmes, sans l’intermédiarité du tissu cellulaire, ces parties qui sont ou le support de certains animaux, ou des abris plus ou moins solides , qui ont reçu différents noms.

Dans les corps vivants les plus simples ( végétaux et animaux les plus inférieurs ), une trame cellulaire suffit pour constituer tout l'organisme. La porosité, la cellulosité, la suhvascularité ou'un système aquifère naissant, suflisent pour admettre et conserver les matériaux organisables et assimilés fournis par le monde extérieur, et pour rejeter ceux qui sont devenus superflus ou nuisibles. Chez les êtres doués d’une vie végétale ou animale un peu plus élevée, on voit s'ajouter à la érame cellulaire un nouveau tissu pour l’oscillation et la circulation des liquides. Ce sont des cellules, ou des espaces intercellulaires, qui, s’allongeant, sont deve nus des vaisseaux; c’est une {rame vasculaire née de la disposition cellulaire. Mais dans les animaux même inférieurs on voit bientôt apparaître une trame beaucoup plus énergique, qui prend sa source dans la disposition filamenteuse du tissu cellulaire. Ce sont les premiers linéaments des filaments nerveux, qui forment la trame dite nervulaire, ou l'appareil nerveux naïssant. Enfin, dans les animaux de plus en plus élevés, trois grands appareils, généralement répandus, tous vivifiants, chacun à sa manière, constituent un ensemble essentiellement vivificateur, qui résulte de la combinaison de ces trois grands appareils : l’un, primordial et formateur, {rame cellulaire ; l'autre, moteur des fluides nutritifs, ou oscillateur et circulateur, frame vasculaire ; le troisième, innervateur et incitateur, ou trame nervulaire.

En outre du tissu cellulaire, qui forme la base parenchy-

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