‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 545 sur 556 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

mateuse de tous les organes, on distingue celui qui, plus ou moins lâche et abreuvé de sérosité, ou plus ou moins surchargé de graisse (tissu adipeux des parties molles et des parties dures ), ou plus ou moins serré, sert à les unir, les envelopper et les isoler, et un tissu cellulaire encore plus condensé, qui, devenu tout à fait memhraneux, exhale à sa surface des fluides propres à favoriser les grands mouvements des parties solides. C'est d’après ces caractères généraux qu’on a admis dans l'économie animale trois genres de tissu cellulaire : l’un parenchymal, l’autre intermédiaire, et le troisième succingent et constituant les poches synoviales ou séreuses. L. LAURENT.

CELLULE (en latin cellula), lieu fermé, monastère, retraite religieuse, Ce mot s'applique plus particulièrement à une petite chambre habitée par un religieux ou une religieuse, et faisant partie d’un couvent. Elle renferme ordinairement un lit ou un grabat, une chaise, une table, quelques images et quelques livres de pieté. On donne aussi ce nom aux divisions que l’on forme par cloisons dans la salle du conclave, et qui sont occupées par les cardinaux. « Un religieux qui sait s'occuper dans sa cellule à prier, à lire, à méditer, à écrire, à faire quelques ouvrages manuels, est plus heureux, dit l'abbé Bergier, qu'un grand seigneur dans un vaste appartement. S'il lui arrive d'entrer dans un de ces palais qui renferment les chefs-d’œuvre des arts el des meubles précieux dont le maître ne se sert jamais, il peut dire, comme un ancien philosophe : Combien de choses dont je nai pas besoin!»

On donne encore le nom de cellules aux petites chambres séparées où, dans le système pénitentiaire, on enferme isolément les prisonniers,

CELLULE ( Anatomie ). On nomme en général cellules les petites cavités qui existent entre les laines du tissu cellulaire. C’est à tort qu’on dit cellules bronchiques, au lieu de vésicules ou aréoles pulmonaires. On à aussi considéré improprement comme de vraies cellules les petites cavités du canal médullaire des os longs, celles des sinus et des tissus caverneux. Dans tous les cas où les tissus qui renferment ces mailles, ces aréoles plus ou moins réticulées et caverneuses, sont fibreux ou osseux, il convient de différencier ces-intervalles réticulaires et caverneux de la cellule proprement dite, dont les parois sont des lamelles très-déliées et molles ou glutineuses. D’après ces distinctions, on ne confoudra point la cellulosité avec la réticularité et la cavernosité des parties fibreuses et osseuses des animaux.

Les cellules du tissu cellulaire cribleux ou spongieux des animaux servent de lieu de dépôt aux fluides séreux plus ou moins transparents. C’est dans le corps vitré de Pœil qu’elles sont le plus apparentes. D’autres cellules, dont la forme est sphéroïde ou polyédrique, se forment dans toutes les parties où la graisse se dépose et s’accumule. Lorsque les cellules s’agrandissent dans les parties où s'effectuent des mouvements de glissement, elles dégénèrent en petites poches, qui peuvent devenir des membranes kysteuses plus ou moins étendues.

Lorsque les fluides qui distendent les cellules ou mailles du tissu cellulaire sont absorbés, elles s’effacent ; les lamelles qui les circonscrivaient s’agglutinent, et la cellulosité disparaît pour ne plus reparaître, surtout si le tissu s’est condensé sous l'influence de l’âge. Il ne faut point croire que les cellules existent dans toutes les régions du corps où l’on trouve du tissu cribleux ou glutineux. Le moyen artificiel par lequel on produit la cellulosité là où elle n’existe pas, est l'insufilation de l’air sous la peau des animaux servis sur nos tables. Mais dans ce cas les cellules ont été produites par la distension de l'air, et le tissu glutineux, point ou trèspeu celluleux avant l'opération, se montre extrémement boursouflé et cellulifié par cette opération méeanique.

: On désigne les cellules du tissu des végétaux sous le nom d'utricules. L. LAURENT.

CELLULOSE, matiere dont se compose la trame du tissu cellulaire végétal et du:tissu ligneux. Ce nom, que lui donna M. Dumas, ne fut pas trouvé exact dans les premiers temps, parce qu’on pensait que les vaisseaux, les fibres ligneuses, n'étaient point des cellules. Aujourd’hui on ne saurait trop reconnaitre la justesse de cette dénomination ; car, malgré les variations innombrables que présente la membrane végétale dans ses caractères physiques, elle est on ne peut plus simple dans sa composition chimique. Quelle que soit la disposition des cellules qui la composent, c’est constamment le même corps, avec les. mêmes propriétés chimiques; en un mot, c’est de la cellulose.

Pure, la cellulose est blanche, insipide, inodore, insoluble. dans l’eau, dans l’alcool, dans l’éther, etc. Elle est inaltérable à l'air, lorsqu'elle est sèche ; humide, elle se décompose lentement. Elle est composée de carbone, d'oxygène et d’hydrogène, ces deux derniers corps étant dans la proportion nécessaire pour former de l’eau. Sa formule atomique est C2 H'° 0°, comme celle de lamidon, qui a de nombreux points de ressemblance avec elle. Le coton, le papier blanc, etc., nous offrent la cellulose à l’état de pureté »lus ou moins grande.

L’acide sulfurique concentré désorganise la cellulose, et la fait passer à l’état de matière soluble dans l’eau et tout à fait identique à la gomme ou mieux à la dextrine. Cette conversion de la cellulose en matière gommeuse par la réaction de l'acide sulfurique est analogue à celle que cet agent fait éprouver à l’amidon. Le chlore réagit aussi avec énergie sur la cellulose, et il en est de même des chlorures alcalins dissous dans l’eau. Lorsqu'on élève une dissolution de chlorure de chaux à la température de lébullition et qu’on y äjoute un morceau de linge, celui-ci disparaît bientôt avec une effervescence très-vive. Dans cette circonstance, l'hydrogène de l’eau que renferme la cellulose s’unit au chlore pour former de lacide chlorhydrique, tandis que, son .oxygènese combine au carbone pour donner naissance à de l’acide carbonique, qui s'échappe avec effervescence, la chaleur et l'acide chlorhydrique aidant. Pour se convaincre de ce fait, il suflit de faire l'expérience dans un petit ballon, auquel on adapte un tube recourbé aboutissant à un flacon rempli d'eau de chaux; dès que l’effervescence se manifeste dans le ballon, l'eau de chaux se trouble par l'absorption de l’acide carbonique, qui vient former du carbonate de chaux. « L'énergie avec laquelle agissent le chlore et les chlorures sur la cellulose, dit M. Payen:doit rendre prudents les manufacturiers dans l'emploi de ces produits chimiques pour la décoloration, le papier, soumis trop longtemps à leur influence, y perd de sa force, et il arrive qu’au bout d’un certain temps il se casse et finit par tomber en poussière. Mëéme observation à l'adresse des blanchisseuses qui emploient une trop grande quantité d’eau de javelle (chlorure de potasse). »

J1 nous reste à parler de l’action de Pacide nitrique sur la cellulose «et de la découverte de M. Pelouze à ce sujet. Lorsqu'on fait digérer un chiffon ou un morceau de papier dans unëé solution d’acide nitrique étendu, et qu’au bout de qu. iques instants on chasse l’eau par une évaporation lente, l'acide nitrique cède son oxygène à la substance ligneuse, de manière à former de la cellulose très-oxygénée, qui prend feu comme de la poudre, lorsqu'on la met en contact avec un corps chauffé de 150 à 200° (voyez FULMICOTON ).

CELSE aAureuus | ou peut-être AuLus | Connerius CEL- SUS, issu d’une famille patricienne de Rome. Polygraphe distingué, on sait qu'il écrivit sur l’agriculture, sur l'art vétérinaire, sur l’art militaire, sur la rhétorique et sur la médecine, Columelle, Quintilien et Pline ont laissé des témoignages divers de cet auteur, Les tenips modeines n'ont hérité que de ses livres sur la médecine et dé quelques fragments peu connus sur la rhétorique, conservés par Sextus Popina, Aussi Celse est-il exclusivement revendiqué

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