‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 65 sur 556 · BUXTORF · texte numérisé non relu

BUXTORF

ñ se fixa à Bâle, où il devint professeur de langue hébraïque. 11 occupait cette chaire depuis trentehuit ans, lorsqu'il mourut victime d’une épidémie, le 13 septembre 1629. Les travaux de Buxtorf eurent surtout pour objet les écrits des rabbins, dont il avait fait une étude approfondie, Ce sont, par exemple, sa Biblia hebraica rabbinica (4 vol., Bâle, 1618),et son Tiberias, seu Commentarius massorethicus (Bâle, 1620). On a aussi de lui des ouvrages estimés de grammaire et de lexicographie , notamment un Lexicon Hebraicum et Chaldaicum (Bâle, 1607).

Son fils, nommé aussi Jean , né le 13 août 1599, à Bâle, montra dès ses premières années le penchant le plus décidé pour la branche de littérature dans laquelle son père s'était distingué. 11 visita les diverses villes de la Hollande, de la France et de l'Allemagne , où florissaient le plus la langue et la littérature hébraiques. En 1630 il succéda à son père dans la chaire d’hébreu de Bâle, et mourut dans cette même ville, le 16 août 1664. Indépendamment de son Lexicon Chaldaicum et Syriacum (Bâle, 1622) et du Morenevochim de Maimonides (Bâle, 1629), il publia, d’après les manuscrits laissés par son père, le Zexicon Chaldaicum, Talmudicum et Rabbinicum (Bâle, 1639) et les Concordantiæ Bibliorum Hebræicorum (Bâle, 1632).

BUZANÇAIS, gros bourg du département de l'Indre, sur l'Indre, avec 5,145 âmes, à 28 kilom. de Châteauroux, fait un grand commerce de blé. C'était une seigneurie qui appartenait à la maison de Prie. Des troubles graves y éclatèrent en 1847, occasionnés par la disette des céréales.

BUZOT (Fraxçois-NicoLas-LÉoONARD ), était né à Evreux, le 17 mars 1760. La réputation qu’il s’était acquise au barreau dans sa ville natale le fit nommer en 1789 député du liers par ce bailliage aux états généraux. IL débuta dans cette assemblée, quidevint bientôt l’Assemblée nationale, par les principes de l’opposition la plus violente contre la noblesse, le clergé et la monarchie. Il ne cessa de s’élever contre toutes les prétentions des privilégiés, s’opposa à la reprise des conférences rompues relativement à la vérification des pouvoirs, et, à l'issue de la séance royale du 23 juin 1789, vota pour le maintien des arrêtés dont le roi venait de prononcer la nullité. Dans la même année il attaqua violemment les droits du clergé à toute propriété foncière, et le droit exclusif de chasse, comme contraire à celui de tous les citoyens au port d'armes ; il manda à la barre le garde des sceaux pour le réprimander sur sa négligence à faire répandre les lois, et établit la nécessité de former dans le sein de l’Assemblée un tribunal qui serait exclusivement investi de la connaissance des crimes de lèse-nation.

Mirabeau, qui inventait une révolution monarchique, était incommodé de ce qu’il appelait la faction républicaine, à la tète de laquelle se dessinaient Buzot et Péthion, et après eux Robespierre. Buzot appuya fortement, en 1790, la réclamation des habitants du Comtat-Venaissin pour leur réunion à la France. Il demanda aussi que le droit de pétition fùt accordé sans distinction à toutes les réunions de citoyens, faute de quoi l'insurrection devenait pour eux le plus saint des devoirs. Après le retour de Varennes, l’Assemblée, sur la faculté de mettre le roi en jugement, se prononça négativement, à l'exception de sept députés, dont étaient encore Buzct, Péthion et Robespierre. Cependant, ces trois hommes, si unis de principes en 1789 et 1790, ne devaient pas foriner an trumvirat solidaire dans leur carrière législative. En 1791 Buzot alla se ranger parmi les girondins.

La tête de Louis XVI étant tombée, il n’y avait plus | d’autre parti que la république; le Temple renfermait, pour !

ne le rendr> que mort, le fils du monarque, et l’émigration, sous les ordres du frère de Louis, avait à jamais, on devait le croire alors , fermé les barrières de la patrie à la

famille royale. Réconcilié avec lui-même, échappé des con- |,

vulsions révolutionnaires pour rester dans le simple droit de sa conscience, Buzot reparut dans la Convention auprès de

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