CABIRES — CABOCHE
l’arrête sur-le-champ : ce s{opper consiste en une barre de fer d’un poids assez considérable, arrêtant de maillon en maillon le câble-chaîne, de sorte que tout ce qui concourt soit à laisser échapper, soit à lever l'ancre, viendrait-il à casser, celle barre suffirait à arrêter le câble. Il est un autre inconvénient auquel on ne peut parer : quand on mouille par un grand fond, il est difficile de retirer l'ancre, à cause du poids de la chaîne, qu’il faut enlever avec elle. Théogène PAGE.
C’est à l’aide de câbles sous-marins que la télégraphie électrique envoie ses dépêches à travers la mer. « Sans entrer dans les détails de construction, dit M. du Moncel, nous dirons que les câbles sous-marins se composent d’un ou de plusieurs fils de cuivre, recouverts chacun en particulier de deux ou trois couches de gutta-percha vulcanisée; le tout est enveloppé d’une garniture de filin de chanvre goudronné et est renfermé dans une armure de fer consliluée au moyen de fils de fer entortillés par torons plus ou moins nombreux. Le céble transatlantique na qu'un fil unique; mais pour lui donner plus de flexibilité et de solidité, on l’a formé de sept petits fils de cuivre tressés ensemble, »
Quant à l'immersion des câbles sous-marins, elle es longue et pénible et exige un aménagement particulier des navires. D'ordinaire, le câble est déposé sur un ou plusieurs rouleaux qui se développent à fond de cale. Au sortir de la cale il est reçu par deux fortes roues en fonte, munies de freins puissants, et sur chacune desquelles il fait trois tours pour mieux résister à l'entraînement de la portion déjà noyée. Quelle que soit cependant la lenteur du mouvement, le frottement énorme qui en résulte exige un arrosage continue] des roues. Le cable glisse à l’eau par lavant du navire; une autre roue placée à l'arrière sert à guider exactement sa marche. Enfin des compteurs avec indicateurs fixés sur les roues marquent à chaque instant la longueur du câble immergé, La pose des câbles sousmarins est une besogne aussi pénible que monotone, et qui exige des mains exercées, une surveillance de tous les in$- {tants.
Le premier câble sous-marin fut posé en 1849 entre Dou* vres et Calais par M. Brett, qui se conforma aux instructions données par Wheatstone. Depuis cette époque on en a posé de Douvres à Ostende (1852), de France en Corse (1854), de Varna à Balaclava (1855), de Cagliari à Bone (1857), ete, et il n’y a guère de détroit, de golfe ou de mer intérieure qui n'ait reçu aujourd’hui ce puissant moyen de communication. À mesure que les câbles sous-marins se multipliaient on se familiarisa avec l’idée, traitée d’abord de chimère, de relier de la même façon l'Europe et l'Amérique. Après deux tentatives infructueuses pour l’immersion du câble on finit par le poser (août 1858); mais un accident survenu un mois après rompit la communication à peine établie. Les études recommencèrent, une nouvelle compagnie se forma, et le nouveau câble, rompu une première fois en 1865, fut définitivement posé le 1er septem= bre 1866 entre Valentia (Irlande) et Terre-Neuve. En 1870 une seconde ligne télégraphique sous-marine a été établie, par les soins d’une compagnie française, entre Brest et New-York.
CABOCHE, terme familier emprunté de l'espagnol cabegça, et qui dérive de caput. On dit une grosse caboche, une bonne caboche, comme on la qualifie aussi de vieille, de dure, etc., mais non pas de petite, de légère, d’évaporée. C’est que ce mot semble dévolu aux hommes doués dès l’enfance d’un cerveau largement développé, mais qui, limités par le cercle étroit de leurs relations, roulent dans l'ornière de la routine, deviennent entêtés ou tenaces, faute de connaître d’autres faits.
Lesphysjognomonistes accusent depertinacité les individus à front droit et relevé, tandis que les personnes dont le