‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 81 sur 556 · CABOCHE — CABOT · texte numérisé non relu

CABOCHE — CABOT

‘terne une impression musculaire en fer-à-cheval ouvert en

CABOCHON. Ce genre de mollusques gastéropodes pecs tinibranches, voisin des patelles et des ormiers ou haliotides, a pour caractères : Animal conique ou subspiral , offrant ure tête distincte, une bouche en trompe , des tentacules presque cylindriques, gros, obtus, et portant les yeux sur de petits renflements un peu au-dessus de leur base extérieure ; pied grand, très-antérieur et mince; manteau simple ; branchies en lames multiples, étroites et longitudinales, disposées sur une seule ligne transversale au plafond d’une cavité ouverte en avant ; orifice anal sur le côté droit de cette cavité; coquille irrégulière, conique, plus ou moins inclinée ou contournée en spirale à son sommet, offrant à sa face in--

avant ; ouverture arrondie à bords continus, irréguliers et simples. i

Le genre cabochon renferme plusieurs espèces , les unes” vivantes, les autres fossiles, qu’on distingue en celles à coquille sans support connu, ou les cabochons proprement “ dits, et en celles ayant un support, ou les Aipponices.

Les lapidaires donnent aussi le nom de cabochon à la pierre précieuse (gemme) qu’ils ne taillent point, et qu'ils se contentent de polir.

CABOT ou CABOTTO (JEAN et SÉBASTIEN). Les Anglais, qui aspirent à la domination universelle des mers, et qui prétendent avoir sur toutes les nations une supériorité incon- « testable dans les diverses branches de la marine, ont voulu opposer le nom de Cabot à celui de Colomb, comme son rival de gloire dans la découverte du Nouveau-Monde. Deux hommes de ce nom, Jean Cabot et Sébastien, son fils, nés à Venise, mais établis à Bristol sous le règne de“ Henri VII, ont fait en effet des voyages de découvertes qui placent leur nom parmi ceux des navigateurs illustres des quinzième et seizième siècle; mais nousn’avons sur leurs expéditions que de vagues notions; quelques-unes même sont évidemment imaginaires. Nous ferons connaître celles dont les détails nous ont paru suffisamment authentiques pour qu’on puisse y ajouter quelque foi.

Christophe Colomb avait imprimé aux esprits de son siècle une ardeur extraordinaire pour les voyages à la recherche de mondes nouveaux , lorsquele bruit se répandit qu’il venait « de découvrir une route pour se rendre aux Indes par l'Oc- “ cident : Jean Cabot, en étudiant le chemin qu'avait suivi « Christophe Colomb, pensaqu'’ildevait en exister un beaucoup plus court par le Nord, et il présenta au roi Henri VII un mémoire pour lui demander d’autoriser et de protéger une expédition qui devait rapporter d'immenses richesses à l'Angleterre, en la mettant en communication directe avec le fameux Cathai. Henri accepta, et donna en 1469 à Jean Cabot et à ses fils (il en avait plusieurs, mais Ja gloire ne s’est attachée qu’au nom de Sébastien) une commission portant permission de « naviguer, avec cinq vaisseaux choisis dansses ports, danstous les pays de l'Orient, de l’Occident et du Nord, à larecherche de terres inconnues, etc, etc. », Jean Cabot partit de Bristol au commencement de 1497, et fit voile à l’ouest-quart-nord-ouest vers la côte septentrionale du Labrador, 11 est probable qu'il mourut dans la traversée, et que le commandement de l'expédition revint à son fils Sébas- “ tien , car la relation fronquée qui nous en reste est désormais faite au nom de ce dernier.

Sébastien rêva donc comme son père la chimère du passage à la Chine par le Nord, mais il ne put la poursuivre longtemps, car le {1 juin, parvenu au 67° degré de latitude boréale, il se vit arrêté par des: bancs de glace. Cette circonstance, jointe au mécontentement de ses matelots, l'engagea à redescendre vers le sud-ouest, et le 24 juin, au point du jour, il aperçut les montagnes du Newfoundland (Terre-Neuve) : ce qui l'avait le plus frappé par la haute latitude où il était parvenu , c’est que le soleil cachait à peine un instant son disque sous l'horizon. ]1 longea ensuite toute la côte occidentale de l'Amérique du Nord, admirant les im-

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