BINAIRE — BINGEN
saisissable École d'Administration créée par les fanfaisistes du gouvernement provisoire. 4 En même temps le département de Maine-et-Loire, fidèle à ses premières amours, l’envoyait à l’Assemblée constituante. 11 y fit partie du comité des finances, appartint par ses votes à la fraction modérée de l’Assemblée, et prit une part active à ses travaux. Réélu à l’Assemblée législative, il devint ministre des travaux publics le 31 octobre 1849, à la chute du cabinet de M. O. Barrot. C’est à lui que Paris. doit la conversion de la chaussée pavée des boulevards et” de quelques grandes rues en chaussée empierrée. Ennemi, lorsqu'il était de l'opposition, du monopole des compagnies financières, il en devint, étant ministre, le panégyriste et le défenseur. Il eut du moins le bon esprit, lui ancien élève
de l'École Polytechnique, de protéger la proposition de «
MM. Charras et Latrade qui donnait aux conducteurs des ponts et chaussées le droit de devenir ingénieurs lorsqu'ils faisaient preuve suffisante de capacité.
Remplacé le 9 janvier 1851 par M. Magne, et nommé commandeur de la Légion d'Honneur, M. Bineau défendit la proposition de révision de la constitution dans les bureaux, Au mois de décembre de la même année il fit partie de la commission consultative créée par le président après son coup d’État ; puis, le 22 janvier 1852, il remplaça M. Fould au ministère des finances. La rente 5 pour 100 dépassait alors le pair, M. Bineau, fidèle aux principes qu’il avait défendus autrefois, n’hésita pas à en proposer la conversion en 4 1/2 pour 100. L'opération ne se fit pas sans difficulté ; mais, grâce à l'intervention des grandes maisons de banque et au secours de la Banaue de France, elle a pu arriver à son terme. On lui dut encore d’autres réformes, telles que la refonte des monnaies de cuivre, le rachat de plusieurs çanaux, les lois sur la caisse des retraites, sur les pensions civiles, sur les comptoirs et sous-comptoirs d’escompte, sur la réduction des taxes postales, sur la taxe des chiens, enfin l'organisation du Crédit foncier de France et le premier emprunt par voie de souscription nationale, La santé de M, Bineau s'étant fort affaiblie, il fut obligé de résigner son portefeuille (3 février 1855), et nie fit que languir jusqu’au moment de sa mort , arrivéele 8 septembre suivant,
BINET ( Jacques-PniciPpe-MaRIE ), de l’Académie des Sciences, mathématicien et astronome distingué, est né à Rennes, en 1786. Reçu comme élève à l'École Polytechnique en 1804, il y fut plus tard répétiteur, puis exarinateur, et enfin professeur de mécanique et inspecteur général des études jusqu’en 1830. J1 fut destitué par le gouvernement de Juillet, qui ne pouvait conserver un fonctionnaire aussi dévoué aux principes de la Restauration. Cependant on lui laissa sa chaire d'astronomie au Collége de France, qu’il occupe depuis 1823.
Les ouvrages de M. Binet consistent en mémoires sur des parties élevées des mathématiques et de la mécanique céleste. Ces recherches ont été imprimées, pour la plupart, dans le Journal de l’École Polytechnique, ainsi que dans le Journal des Mathématiques de M. Liouville.
En 1843 M. Binet succéda à Lacroix dans la section de géométrie de l’Académie des sciences. Il mourut à Parisi e 18 mai 1856,
BINGEN, ville du duché de Hesse-Darmsladt, avec 5,612 âmes, est située au confluent du Rhin et de la Nahe que l'on passe sur un pont dit de Drusus et qui a été bâti sur l'emplacement de l’ancien pont romain detruit par les Trévires. On n'y voit rien de curieux que l'église gothique, qui date du quinzième siècle, un hôtel de vile restauréen 1863, et dans les environs les ruines du Ælopp, vieux manoir féodal, détruit en 1689 par les Français, el où les fils rebelles d'Henri IV renfermèrent en 1105 leur malheureux père.
Au-dessous de Bingen on rencontre, sur lecours du Rlin, le fameux trou de, Bingen (Bingerloch). Ici le paysage chinge subitement ; plus de rives verdoyantes et unies; des