BIRMINGHAM — BIRON
| Lors de la Saint-Barthélemy (1572), il se tint renfermé à
par semaine, et livre à la consommation des clous dont il |
faut six mille pour peser un demi-kilo ; la belle manufacture de papier mâché de Jennens et Bettridge, qui emploie plus de deux cents ouvriers, et surtout des jeunes filles ; la grande fabrique de boutons de Turner et Compie; la fabrique d’épingles de Phipson et fils, énfin parmi les énormes manufactures d'armes à feu, celle de Sergeant et Compie, qui peut livrer à elle seule mille fusils par semaine,
Dans le voisinage, mais déjà dans le comté de Stafford, on trouve Soho , gros bourg industrieux , remarquable par les ateliers que Watt y créa pour la construction des machines à vapeur, qu'on établit de la force de six à quatre cent cinquante chevaux, surtout pour les navires, et qu'on expédie au loin, grâce à un canal qui passe devant cet endroit. On y voit aussi une immense fabrique d'objets en laque, ainsi qu’un vaste établissement de monnayage mû par la vapeur, qui est chargé de frapper la monnaie de cuivre circulant en Angleterre et celle que la compagnie des Indes émet dans l'Inde. 11 n’y avait encore là en 1764 qu’une plaine aride et déserte ; mais comme tous les environs, cet endroit a participé aux développements énormes de Birmingham.
Birmingham , à la vérité, n’est pas bâti sur un cours d’eau navigable qui puisse faciliter l’exportation des immenses produits de son industrie ; mais des canaux, notamment le
canal de Worcester et celui qui porte son nom, la mettent, |
en communication avec Hull, Liverpool, Bristol, Londres, Oxford, Manchester et Glasgow. Des voies de fer la relient également aux quatre dernières de ces villes, où elle peut non-seulement expédier ses produits avec une facilité et une rapidité extrêmes, mais en tirer da
même les matières premières nécessaires à son industrie,
BIROAT (Jacques), né à Bordeaux-, mort vers 1666 entra d’abord dans la compagnie de Jésus et passa ensuite dans l’ordre de Cluny. 11 devint prieur de Beussan , abbaye relevant de son ordre, et eut le titre de conseiller et de pré= dicateur du roi. On a de lui plusieurs volumes in-8° de Pa= négyriques et de Sermons, qui eurent de son temps une grande vogue et qui sont complétement oubliésaujourd'hui, et à bon droit, car le style en est aussi plat que la, pensée . en est vulgaire. Sans doute, c'était un théologien instruits mais alors, au lieu de vouloir prêcher, que ne composait=il
BIRON ( Anuaxp De GONTAUT, baron pe), issu d’une ancienne famille du Périgord , né vers 1524, mort le 26 juil. let 1592, fut d’abord page de la reine Marguerite de Navarre. Il se distingua ensuite dans les guerres du Piémont et eut tout à son début l'honneur d’être choisi parle maréchal de Brissac pour porter le guidon de sa compagnie. Une blessure qu’il reçut au siége du fort Marino le rendit boiteux pour le restant de ses jours; malheur que François If essaya d’adoucir en le nommant à cette occasion gentilhomme de sa chambre. Quoique penchant en secret pour les doctrines de la Réformation, il ne laissa pas que de combattre rudement les huguenots dans les guerres de religion. Ses brillants faits d'armes furent récompensés, peu de temps après la bataille de Moncontour (1569), par les fonctions de grand-maître de l'artillerie. 11 fut enSuile, avec de Mesme, chargé par la cour de négocier avec les chefs des réformés la paix de Saint-Germain (1570), paix dite boileuse et mal assise, parce que Biron, comme nous l’avons dit, boi- … tait depuis ses campagnes en Piémont, et parce que de Mesme était propriétaire d’un domaine appelé Malassise.
PArsenal , où il demeurait en sa qualité de grand maître de Partillerie, et fit repousser ceux qui tentèrent de s'y introduire pour égorger les protestants qui étaient venus y cher- … cher un refuge. La même année Charles IX l’envoya à la Rochelle pour faire rentrer les habitants de cette ville dans le devoir; mais ils refusèrent de le recevoir. Il fut plus heu- « reux en Guienne, où il fit éprouver maintes défaites aux Calvinistes. Il en fut récompensé en 1577 par le bâton de maréchal de France, Il conserva en outre le gouvernement de Guienne jusqu’en 1580, époque où le nouveau roi le rappela à Paris, et lui conféra l’ordre du Saint-Esprit. On rapporte qu’à cette occasion il affecta de ne produire qu’un très« petit nombre de parchemins comme titres de noblesse, alléguant que ses services militaires étaient bien de nature à lui en tenir lieu. Il n’apporta, rapporte Brantôme, que cinq. ou six litres fort antiques, et les présentant au roi et aux com=" missaires, « Sire, dit-il, voilà ma noblesse ici comprise », puis mettant la main sur la garde de son épée; « mais,” Sire, ajouta-t-il, la voici encore mieux ». En 1583 Henri LL l’'envoya dans les Pays-Bas au secours du duc d'Alençon; mais il fut à plusieurs reprises battu par le duc de Parme, Cinq ans après il essaya, sans y réussir, d'empêcher la journée des” Barricades, Après l'assassinat de Henri III, il fut ua. des premiers à reconnaitre Henri IV, à qui il rendit un. service signalé en déterminant les Suisses à demeurer dans son armée. A la journée d’Arques, au premier siége de Paris (1589), à la bataille d’Ivry (1590), il se distingua. par sa bravoure et par ses habiles dispositions stratégiques, et soumit au roi la plus grande partie de la Norman Deux ans après il eut la. tête emportée par un boulet de. canon au siége d'Épernay, 11 était Agé de 68 ans, avait commandé en chef dans sept batailles et avait été blessé sep fois en sa vie. Aux qualités qui font le bon militaire, Biro joignait quelques connaissances littéraires. 11 portait tous. jours avec lui des tablettes, où il notait jour par jour (ouf ce qu'il voyait faire ou entendait dire de remarquable, De. |! Thou regrette fort la perte de ces espèces de Mémoires