BLANC — BLANC DES CARMES
Après vingt-deux ans d’exil M. L. Blanc revint à Paris quand la république y eut été denouveau proclamée (6 sept. 1870), et n’accepla aucunes fonctions du gouvernement de là défense. Son rôle pendant le siége &t purement passif : il ne sortit point de la vie privée, n’écrivit rien, et. se borna à prendre des notes pour une Histoire du siége qu'il se proposait de rédiger. Aussi lors des élections générales (8 février 1871), son nom accepté par tous les comités passa-t-il le premier en tête de la liste des 43 députés de la Seine, A l'Assemblée nationale M. L. Blanc, qui siége à l’extrème gauche, a pris rarement la parole; il a voté pour le rejetide l’armistice et depuis pour les mesures politiques présentées par M. Thiers.
Le 25 octobre 1865 il a épousé à Brighton M! Christine M
Groh, une Anglaise. P. Louisy.
BLANC (AUGUSTE-ALEXANDRE-PuiLippe- CHARLES), frère
du précédent, né le 15 novembre 1811, à Castres, s’occupa
d’abord de gravure. Puis il rédigea des comptes-rendus de Salon et des articles de beaux-arts dans /e Bon Sens. Il Il écrivit ensuite dans le Courrier français, et dans l’Arliste, puis dans le Journal de Rouen, et il fut de 1841 à 1842 rédacteur en chef du Propagateur de l'Aube. La
révolution de Février, en faisant de son frère une puissance,
fit de lui un directeur des beaux-arts au ministère de l'intérieur, place qu’il sut conserver jusqu’en 1852. Depuis il a collaboré à divers journaux et surtout à Za Gazette des beaux-arts, qu'il a dirigée, En 1868, il a été élu membre de l’Académie des beaux-arts. M. Ch. Blanc est auteur d’une Histoire des peintres au dix-neuvième siècle (1845), qui n'eut pas de succès et ne fut pas continuée. L'Histoire des Peintres de toules les écoles, dont il est
devenu en 1849 le directeur et l’un des auteurs, grâce à de «
belles gravures sur bois a été plus goûtée du public et a mérité des récompenses aux expositions. On a encore de lui : les Peintres des fêtes galantes (1853), l'Œuvre de Rembrandt (1853, in-fol.; 1859-64, 3 vol, in-8°), Les Trésors de l'art à, Manchester (1857, in-{8), de Paris à Venise, notes de voyage (1857), le Trésor de la Curiosité (1862, 2 vol. in-8°) et la Grammaire des arts du dessin (1867, gr. in-8°, fig.), ouvrage couronné par l’Institut. M. Charles Blanc a été remis en possession, après la révolution de 1870, de la direction générale des beaux-arts.
BLANC DE BALEINE, Voyez Cérine.
BLANC DE BISMUTHL. Ce blanc métallique, désigné aussi sous ke nom de blanc de perles, est quelquefois employé comme fard ; mais son usage peut être dangereux, à cause de la portion d’arsenic qui se trouve dans cette composition: Ce composé a encore l'inconvénient que la présence
la plus légère de gaz hydrogène sulfuré dans les apparte-
ments lui fait à l'instant acquérir une couleur jaune, et ensuite noirâtre. Le blanc de bismuth n’est autre chose qu'un oxychlorure de ce métal. On peut l'obtenir directement en
projetant du bismuth en poudre dans du chlore gazeux. La “
combinaison est accompagnée de chaleur et de lumière,
BLANC DE CERUSE, BLANC DE PLOMB, BLANC D'ARGENT, BLANC D'ÉCAILLES. Voyez CÉRUSE.
BLANC DE CHAMPIGNON ou FRAI DE CHAM- PIGNON. C'est une espèce de terre blanchâtre qui contient de longues fibres, lesquelles paraissent être autant de germes, et qui, placée dans un fumier humide, acquiert promptement une végélation d’où naissent successivement pendant cinq ou six semaines deschampignons que l'on recueille tous les trois ou quatre jours.
BLANC DES CARMES ou BLANC DE SENLIS.
Cette couleur n’est autre chose que la chaux fort blanche réduite en poudre très-fine, qu'on délaye claire comme du lait, et que l'on applique à cinq ou six couches l'une sur l'autre, puis que l'on frotte ensuite, soit avec une brosse, soit avec Ja main, pour lui faire prendre un luisant qui est son seul mérite, Voyez DÉTREMPE,