‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 178 sur 527 · BLANDIN — BLANQUE · texte numérisé non relu

BLANDIN — BLANQUE

- née au sud-est par le territoire d’Anhalt-Bernburg. A l’ex.

Elle a composé pour cet instrument, et n’a publié qu’un tri pour deux violons et violoncelle, — Sa sœur cadette bril] dans les concerts, et chantait fort agréablement les jo productions de son frère. CaAsrTiL-BLAZE, BLANRENBURG , nom de l'extrémité sud-ouest duché de Brunswick, séparant la partie du Harz appartenant au Hanovre de celle qui relève de la Prusse, et bo

ception de l’anciénne abbaye de Walkenried, le pays de Blankenburg, qui jusqu’au douzième siècle s’appela ’Har tinggau , formait un comté qui à la mort du dernier comte, Jean-Ernest, en 1599, échut au duché de Brunswick, et qui, transmis, en 1690, à Louis-Rodolphe, second fils d’Antoine- Ulrich de Wolfenbuttel, fut élevé, en 1707, au rang de principauté, et forma jusqu’en 1731 un État indépendant, Mais à cette époque il fit retour au duché de Brunswick. , Aujourd’hui le cercle de Blankenburg se compose des trois bailliages de Blankenburg, Hasselfeld et Walkenried, dont la superficie totale est de 440 kilomètres carrés environ ets la population de 24,000 âmes. Le chef-lieu est Blanken-“ burg , jolie petite ville de 3,500 habitants, située au pied du” versant septentrional du Harz, et contenant d'importantes. brasseries. Elle fut entourée de murs dès le dixième siècle, saccagée à deux reprises, en 1182 et en 1386, et eut beaucoup à souffrir, en 1625, du siége que Wallenstein mit devant elle. Pendant la guerre de Sept Ans, sa complète neutralité offrit un refuge assuré à la cour de Brunswick ; et plus fard, depuis le 24 août 1796 jusqu’au 10 février 1798, Louis XVIII, après sa fuite de Dillengen, y trouva un asile sous le nom de comte de Lille. ; Auprès de Blankenburg s’élève le château, -d’un style noble et simple, qui sert de résidence temporaire aux ducs de Brunswick, et qui a été récemment décoré avec beaucoup de goût. Il renferme de précieuses collections, et l’on y jouit d’une vue ravissante. En général, les environs de Blankenburg sont romantiques , et rappellent des souvenirs histo-. riques fort intéressants. Au sud, le Zuisenhaus , bâti sur le sommet du Calvinusberg, domine un panorama enchan-\ teur. A l’est s'étendent une série de rochers escarpés appelés dans le pays la Muraille du Diable, et au sud-est les roches granitiques du Rosstrappe ; au nord, enfin, l’on voit le romantique Regenslein ou Rocher-Pluvieux, et Les célèbres cavernes de Bielet de Baumann.

BLANKENBURG est aussi le nom d’unejolie ville dela principauté de Schwarzbourg-Rudolstadt, pittoresquement située. dans la Vallée-Noire de la forêt de Thuringe, et comptant environ 1200 habitants. Elle possède des fabriques impor-" tantes de papier et de cuir, fait un commerce considérable de lavande, et voit depuis quelque temps beaucoup d’étrangers affluer dans ses murs, attirés par l'établissement hydropathique qui s’y est établi dernièrement. Au nord de la ville, sur un rocher calcaire haut de plus de cent cinquante mètres , s'élève le château de Greifenstein ou de Blankenburg, l’une des plus vastes et des plus admirables ruines de la Thuringe. Bâti par Henri 1°, détruit dans la guerre de Trente Ans, inhabité depuis 1671, dépouillé de son plus bel ornement, en 1800, par un ouragan qui renversa sa grosse four, ce château est célèbre pour avoir vu naître l’empereur Gunther de Schwarzhourg.

BLANQUE ou BLANCQUE, espèce de loterie intro= duite en France du temps de Pasquier, et dont il a donné description. Après avoir désigné les lots qui formaient l'objet de la blanque, on émettait, comme dans les loteries actuelles, un certain nombre de billets numérotés, Le jour du tirage, on plaçait dans une urne autant de numéros qu'on avait émis de billets. Une seconde urne contenait autant de bulletins que la première : un certain nombre de ces bulletins pors taient écrit le nom d’un des objets à gagner; les autres étaient en blanc. Les premiers étaient nommés bénéfices js" ceux sur lesquels rien n'était écrit s’appelaient blqnes où

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