‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 194 sur 527 · BLIDAH — BLINDAGE · texte numérisé non relu

BLIDAH — BLINDAGE

à l'est et à l'entrée même des jardins couvrant la route q conduit du blockhaus de Méred au camp supérieur. Le ÿi lage de Montpensier à été fondé dans son enceinte, 129

On établit un poste à la porte Bab-el-Dzair. On construisi dans le lit de l’Oued-el-Kébir un barrage en maçonnerie, af d’assurer à la garnison la possession de l’eau, qui lui était” souvent disputée par l’ennami. Les hauteurs de Mimiche de Mesroui furent garnies de blockhaus. Enfin, d'immense travaux entrepris dans la ville la mirent à l'abri de to surprise, et les habitants, rassurés, rentrèrent peu à peu, reprirent avec confiance leurs travaux si longtemps infer rompus et qui n’ont plus été troublés.

BLIND (Cuares ), révolutionnaire badois, né à Man-

heim, vers 1826. Pendant qu'il faisait ses. études à Heïde berg, Blind avait déjà participé à tous les mouvements po= litiques dans le sens du radicalisme le plus absolu. Au mois. d'août 1847 il fut arrêté à Neustadi-an-der-Hardt comme coupable d’avoir répandu un pamphlet intitulé Z« Fam allemande et les Princes allemands ; maïs on lui renditla liberté au mois de novembre. II se retira alors à Manheim, où il prit part à la rédaction des feuilles radicales qui sy publiaient. Après la révolution de Février, il se joignit à l’ex= pédition de Struve, et exerça les fonctions de membre où d'agent du gouvernement républicain. A l'affaire de Stau= fen, il combattit sur les barricades, et fut arrêté immédias tement au village de Wehr par la milice bourgeoïse. Condamné à huit ans de travaux forcés , il fut remis en liberté, quelques mois plus tard, à l'explosion de la révolution ba= doise, et par suite d’un vote populaire. Ennemi de Brentano, Blind fut envoyé à Paris par le gouvernement provisoire, qui n’avait en vue que de l'éloïgner. Il s'y mêla aux luttes des partis, fut arrété, détenu en prison pendant quelque temps, et expulsé au mois d'août 1849. [I passa en Amérique, puis à Londres.

Son fils, Charles Bzino, né en 1844, fut élevé dans les principes républicains. Au moment où la guerre menaçait d'éclater entre la Prusse et l’Autriche, il se rendit secrètement à Berlin, attendit M. de Bismark sur l’avenue des Tilleuls et lui tira presque à bout portant plusieurs coups de | revolver, dont aucun ne l’atteignit ( 7 mai 1866 ). Arrêté immédiatement et conduit dans un poste de police, il s'y plongea un couteau dans la gorge et mourut le lendemain.

BLINDAGE, BLINDES (de l'allemand blind, aveugle, ou blenden, aveugler), travail de siége ayant pour but de mettre à l’abri des feux de l'ennemi les-magasins ou établissements militaires. On blinde surtout avec soin, crainte d’explosion, les magasins à poudre, Le blindage varie suivant la nature des matériaux qu'on a sous la main. Quand le bâtiment qu’il s’agit de blinder est solidement construit et pourvu de murs assez épais, les planchers en sont mis à l'és preuve de la bombe au moyen de poutres transversales, supportées par des pieux , et en établissant en travers, sur les solives, d’autres pièces de charpente, recouvertes de fascires, de terre, de fumier, d’une épaisseur d’un mètre en viron. On blinde aussi les constructions qui renferment des munitions, des vivres, des malades, ou seulement des hommes qui ne sont pas de service. En campagne , le blindage d’un corps de garde, d’une église, d’une ferme, d’un moulin, peut en faire un poste susceptible d’une assez longue résisfance.

En termes de marine, blinder un vaisseau se dit quand on l'embosse pour soutenir une batterie on défendre une passe. Ce blindage était fait de ballots de laine ou d'étoupe de câbles; mais afin de mettre les vaisseaux en meilleur état de résister aux bombes de tous calibres , on se sert aujourd'hui de plaques de fer, ou cuirasses, et les bâs liments ainsi armés ont reçu le nom decuirassés,

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