BLUMENBACH — BOA
Histoire politique et juridique de la villect du'canton de Zurich (Zurich, 1838 et suiv.) ; Les Nouvelles Écoles des Juristes allemands (Zurich, 1841); Les trois cantons d'Uri, de Schwytz et d'Unterwald, et leur première et clernelle alliance (Zurich, 1846); Histoire de la République de Zurich (2 vol., Zurich, 1847). On lui doit en outre un livre intitulé : Droit politique universel, dont le premier volume a paru à Munich, en 1850.
BLUTAGE (sans doute du latin volutare, vanner). On nomme ainsi l’opération qui consiste à séparer le son de la farine au moyen d'instruments appelés bluteaux ou bluloirs. Le lieu où elle se, fait prend le nom de buterie.
On a d’abord employé simplement au blutage un sas de crin , d'étamine ou de toile; puis on y a ajouté un cylindre composé de feuilles de fer-blane, trouées comme des râpes, et de fils de fer placés circulairement les uns à côté des autres et à une distance assez rapprochée pour ne pas laisser écouler le grain, mais donner seulement passage aux ordures,
Les blutoirs tournants ont succédé à ces outils imparfaits ; ce sont des cylindres inclinés, placés dans des coffres entièrement fermés et divisés en autant de cases qu’on veut avoir d'espèces. de farine, A cet effet, le cylindre est garni d’une enveloppe d’étanine dont la finesse va en diminuant par certains intervalles depuis le haut jusqu’au bas du cylindre. Ordinairement on le dispose pour avoir trois qualités de farine , et en conséquence, le premier tiers de sa longueur est couvert d’une étamine fine et serrée qui ne laisse passer
que la fleur. Le second tiers est garni d’une étamine moins
serrée, qui donne la seconde qualité de farine; et enfin le dernier tiers est enveloppé d’un canevas très-clair qui
laisse passer les recoupes, tandis que le son tombe au
bout du cylindre, qui fait environ vingt-cinq tours par minute.
Un premier perfectionnement apporté à ces machines a été de remplacer les étamines par des toiles métalliques , dont les mailles, bien plus régulières, donnent une farine plus égale. Ensuite, comme l'obstruction des mailles ralentissait le blutage et empéchait le son de sortir entièrement dépouillé de farine, on a rendu le blutoir fixe, et on a établi sur son axe un système de brosses tournantes, qui agitent continuellement la farine en la rejetant à la surface de la toile, et qui dégagent les mailles obstruées, tout en nettoyant complétement le son par leur frottement non interrompu. À
BOA. Les Romains désignaient ainsi certains grands serpents d’Ilalie, probablement la couleuvre à quatre raies ou le serpent d'Épidaure, et ce nom leur avait été donné, selon Pline, parce qu’ils venaient sucer le pis des vaches pour se nourrir de leur lait; opinion populaire, qui,malgré sa fausseté évidente, subsiste encore dans plusieurs pays. Aujourd'hui les naturalistes comprennent sous la dénomination de boas tous les serpents dépourvus de crochets venimeux , ainsi que d’éperon ou de sonnette au bout de la queue, et qui se distinguent d’ailleurs par leurs mâchoires très-dilatables, leur tête couverte de petites écailles, au moins à sa partie postérieure, leur occiput plus ou moins renflé, leur langue fourchue et très-extensible, le crochet qu’ils ont de chaque côté de l'anus, les bandes écailleuses, transversales et d’une seule pièce qui garnissent le dessous de leur corps et de leur queue; leur corps comprimé, plus gros dans son milieu, et terminé par une queue prenante, c’est-à-dire susceptible de s’enrouler autour des objets, de manière à soutenir tout l'animal.
Quoique dépourvus de venin, les boas n'en sont pas moins
redoutables, à cause de leur force extraordinaire, qu'accom-
pagne une agilité non moins remarquäble. C’est parmi eux que l'on trouve les plus grands de tous les serpents : cer- {aines espèces atteignent dix et quinze mètres de longueur, et parviennent, d'après les récits des voyageurs, à avaler des