‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 21 sur 527 · LA BERKELEY · texte numérisé non relu

LA BERKELEY

soins de son père, d'excellentes études, qu’il termina à Oxford. Il entra dans les ordres, fut chanoine de la cathédrale de Cantorbéry, et devint un bon prédicateur, Il a laissé quelques sermons imprimés.

BERKELEY (ÉusapeTu). Voyez CRAVEN (Lady).

BERKRHEY (Jean LEFRANQ vAN), l'un des écrivains hollandais les plus distingués du dix-huitième siècle , naquit le 23 janvier 1729, à Leyde, où il mourut, le 3 mars 4812. Son Histoire naturelle de la Hollande (4 vol., Leyde, 1769) le fit nommer professeur d'histoire naturelle à l’Académie de Leyde. Il ne fit pas preuve de moins de talent dans quelques dissertations sur l’histoire naturelle, disséminées dans divers recueils, et aussi dans son grand ouvrage intitulé : Natuurlijke historie van het rundvee in Holland (6 parties avec planches ; Amsterdam, 1805-1811). Il n’est pas non plus à dédaigner comme poëte; et bien qu’on puisse reprocher à ses productions en ce genre de l’enflure et du pathos, on y rencontre des passages de la meilleure poésie, notamment dans son He verheerlijkt Leiden, grand poëme composé à l’occasion du 200° anniversaire de la fondation de sa ville natale, et dont il donna luimême lecture le 4 octobre 1774, dans l’église de l'hôpital, aux applaudissements£ d’une nombreuse assistance. Une explosion qni eut lieu en 1807, et qui détruisit sa propriété, affligea les dernières années de sa vie et le réduisit à un état voisin de l’indigence,

BERRKS, comté du centre de l'Angleterre, compte 196,445 habitants (en 1871) et a Reading pour chef-lieu. Le sol se compose pour plus de moitié de terres labourables, de prairies et de bois. L'industrie n’ÿ a aucune importance.

BERLICHINGEN (Gorrz ou GoDEFROI DE), surnommé Main-de-Fer, brave chevalier du seizième siècle, qu’on peut considérer , avec Ulrich de Hutten et Franz de Sickingen, comme l'un des derniers représentants de la chevalerie du moyen âge, était né à Jaxthausen en Wurtemberg, dans le manoir de sa famille, dont l’origine remontait au dixième siècle, Son cousin Kuno de Berlichingen dirigea son éducation, et l’'emmena avec lui à Worms, en 1495, pour assister aux délibérations de la diète, Attaché à l’état militaire par babitude et par goût, il prit dn service dans l’armée de l'électeur Frédéric de Brandebourg, servit ensuite l'électeur Albert V de Bavière-Munich dans la guerre qu’il eut à soutenir contre le palatin Rupert pour la succession de Landshut. C’est dans cette lutte et au siége même de Landshut qu’il perdit la main droite. 11 la remplaça par une main en fer fort habilement fabriquée, et qu’on montre encore aujourd’hui au château de Iaxthausen. (Consultez une dissertation publiée par Michel : la Main de fer du brave chevalier de Gæœtz de Berlichingen | Berlin, 1815; avec planches |.) Quand l’empereur Maximilien réussit à rétablir enfin la paix générale dans l'empire, Goetz de Berlichingen se retira dans son manoir. Mais alors, par suite de l’état agité de ce temps-là, il eut constamment de sanglantes luttes à soutenir contre tous ses voisins , les villes impériales riveraines du Neckar et les châtelains du Kocher; déployant autant de bravoure que de chevaleresque loyauté dans ces guerres privées, le fléau de l'Allemagne. Ayant plus tard prêté assistance au duc Ulric de Wurtemberg contre la ligue de Souabe, il fut fait prisonnier en 1522; et quand le duc eut été chassé de ses États, il fut obligé de racheter sa liberté moyennant une rançon de deux mille florins.

Il prit également part à la guerre des Paysans en 1595, comme contraint et forcé, à ce qu’il prétend, mais peut-être bien déterminé par sa passion de guerroyer et aussi par le désir secret de tirer vengeance de ses vieux ennemis de la ligue de Souabe. Gœtz de Berlichingen devint même le chef de la bande des insurgés de l'Odenwald ; et ce ne fut pas sans peine qu'après l'issue malheureuse de cette lutte il parvint às échapper. Mais plus tard, en se rendant à Stuttgard sur l'invitation de Truchers , capitaine de la ligue, il fut assailli

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