BONBONS — BOND
général, quand tout à coup un cri : Gréce! grâce! Bonchamp l'ordonne ! fait tomber des mains la mèche allumée et rend à ces malheureux la vie avec la liberté. La clémence qui avait mis le sceau à sa mort aurait dû protéger la fosse du Vendéen, et cependant sa tête, exhumée, fut envoyée à la Convention, comme un trophée; en même temps les représentants écrivaient son éloge dans cette phrase : La mort de Bonchamp vaut une victoire pour nous.
Il était en effet le meilleur des généraux vendéens , et par son habileté et par la confiance qu’il inspirait à ses gens. Néanmoins, on lui a fait un reproche de s'être exposé en soldat plutôt qu'en général; mais il commandait à des hommes qu'il fallait animer par l'exemple à braver les dangers. Au reste, d’un courage supérieur aux préjugés, il répondit à un cartel de Stofflet : « Dieu et le roi seuls peuvent disposer de ma vie; quant à la vôtre, elle est trop utile à la cause que nous servons. » Doux, modeste, pieux, désintéressé , loyal , aimant l'étude, il partageaïit son temps, avant . qu'il eût abandonné son existence aux orages, entre la musique, le dessin, la lecture et les mathématiques.
Il laissa deux enfants en bas âge : une fille, depuis comtesse Arthur de Bouillé, et un fils, enlevé bientôt par les fatigues et les misères de la fuite. Les restes de Bonchamp, confiés à l’église de Saint-Florent, y reposent dans la chapelle de ses ancêtres, et la rue de ce bourg qui porte son nom passe sur l’emplacement même où il accorda la grâce des cinq mille prisonniers. La veuve de Bonchamp est morte à Paris, le 22 novembre 1845. H. Fauone.
BON-CHRETIEN. Il y a deux espèces principales de poires de ce nom : l’une d’été, qui mûrit au mois d’août, et l’autre d’hiver, que l’on cueille en novembre, et que l’on serre pour la conserver et la manger cuite en compote.
Le bon-chrétien d’été est une poire excellente, qui ne se greffe guère que sur franc. Elle est bien faite, d’une grosseur moyenne, blanche d’un côté, colorée de l’autre ; sa chair, tendre et cassante, contient beaucoup d’eau, a beaucoup de saveur, et répand un parfum très-agréable.
Le bon-chrétien d'hiver est l’un des plus beaux fruits que l’on puisse voir ; sa figure est longue et pyramidale, sa grosseur surprenante : il atteint huit à dix centimètres de largeur, et douze ou quinze de hauteur ; on en voit trèscommunément qui pèsent plus de 500 grammes. Cette poire est d’une couleur jaune, relevée par un incarnat assez prononcé, quand elle est venue dans une bonne exposition :
BONCOMPAGNI (Barrnazar), savant italien, né le 10 mai 1821, à Rome, appartient à l'illustre famille des princes de Piombino, qui a donné plusieurs cardinaux et le pape Grégoire XIII à l'Église. Il fit ses premières études dans lamaison paternelle sous la direction du savant abbé Santucci. A dixneuf ans il commença à écrire et publia dans différents recueils italiens des notices littéraires et scientifiques. Membre de l'Académie des Nuovi Lincei depuis 1847, il en est aujourd’hui bibliothécaire et réside à Rome. Héritier d'une grande fortune il en fait le plus noble usage et consacre fous ses moments de loisir à des travaux d’érudition. Nous citerons de lui : Vila di Guido Bonati, astrologo (Rome, 1551, in-8°), Via di Gherardo Cremonese e di Gherardo da Sabbionetta (ibid., 1851, in-4°), Alcune opere di Leonardo Pisano (ibid., 1854, in-8°).
BON-COMPAGNI DI MOMBELLO (Cnarues), homme d'État, qui a été confondu avec le précédent, est né le 25 juillet 1804. Fils d'un magistrat piémontais, il embrassa la même carrière, et devint successivement procureur du roi (1830), substitut de l'avocat général à Turin (1834), et conseiller d'appel (1845). De bonne heure il s'était occupé de l'éducation du peuple : il avait créé des asiles et des écoles, et écrit quelques traités élémentaires. Aussi sa notoriété dans ces graves questions le désigna pour ainsi dire au choix du roi Charles-Albert, qui lui confia le portefeuille de l’instruction publique dans son premier cabinet constitutionnel ;