‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 252 sur 527 · BONDY — BONE · texte numérisé non relu

BONDY — BONE

quentes à cette époque : il dut se retirer et céder sa place à M. de Rambuteau. Conservant son siége au Luxembourg jusqu’à sa mort, i! remplissait, en outre, auprès de la reine des Français des fonctions analogues à celles dont Napo léon l'avait chargé auprès de l’impératrice Marie-Louise. De plus, le roi lui confia l’intendance générale de la liste civile chaque ‘ois que M. de Montalivet eut un ministère Dans sa jeunesse il était homme à la mode, renommé par son habileté dans tous les exercices de force et d'adresse, Brillant, chevaleresque, il n’abusa jamais de sa supériorité à l'escrime, quoiqu'il fut resté le dernier, le seul homme dé notre temps qui pouvaitdire: J'aitouchéSaint-Georges II avait avec le célèbre mulâtre un autre point de similitude il était de première force sur le violon. Bon, obligeant, ser: viable, il ne méritait pas les ingrats qu'il a faits. 11 est mo à Paris, le 12 janvier 1847, à l’âge de quatre-vingts ans laissant une veuve digne de tous les respects, et un fils homme de mérite, qui fut préfet et pair de France sous ler règne de Louis-Philippe.

BONDY, village situé au delà de Pantin (Seine), sur le chemin de fer de Paris à Strasbourg, et près du canal de l'Oureq. Il y a 1,623 habitants. Bâli dans une plaine fertile,» il donna son nom à une forêt infestée par les voleurs et tellement redoutée qu’elle passa en proverbe pour désigner un lieu de brigandage. C’est dans cette forêt, d’une super ficie de 2,108 hectares, qu'on a établi les dépôts des vidanges de Paris. Le château du Rainey, qui appartenait à Louis-Philippe, se trouve à peu de distance du village; il a été vendu à une compagnie, qüi a dépecé le parc en mor= ceaux adjugés par lots.

BONE (Bounah), ville d'Algérie, chef-lieu d’une des deux subdivisions de la province de Constantine; siége d'une sous-préfecture et d’un tribunal de première instance. Elle possède un collége, une école arabe-française et un or. phelinat de 100 jeunes filles. Les Arabes la surnommenf. Beled-el-A’neb, La Ville aux Jujubes. Située par 5° 25! de longitude orientale et 36° 25/ de latitude septentrionale, sur le versant d’un promontoire qui s’avance assez loin: dans la Méditerranée, entre le cap Rosa et le cap Hamza à 440 kilomètres d'Alger, elle fut construite vers l’an 697 de notre ère, sur la côte ouest du golfe de Bône, avec les débris de l’ancienne Hippone (Hippo Regius), célèbre pars l'épiscopat de saint Augustin, Le golfe de Bône a près de 40 kilomètres d'ouverture sur 15 de profondeur ; la rade. n’est abritée que des vents du nord. Quant à la plaine de cette ville, elle est des plus fertiles et a été assainie par des Canaux de ceinture et de desséchement.

On entre dans les rues étroites, tortueuses et non pavées, de Bône par quatre portes : l’une mène à la marine, l'autre» à la porte dite des Arabes, sur la route de Constantine; les” deux dernières regardent le fort. La ville est entourée d’une épaisse muraille de forme rectangulaire, d’un développe ment de 1,600 mètres, sans terrassement, et haute de 8 mètres environ. Sa casbah, bâtie à 400 mètres de l’enceinte« sur une foite colline, commande la place, qu’elle couvre entièrement du côté du nord, et surveille la rade, De nombreuses améliorations y ont été introduites à la suite de l'explosion d’un magasin à poudre (1837), qui tua 200 hommes et en blessa 500, Elle sert de prison centrale dour les militaires condamnés aux fers.

Les indigènes, en évacuant la ville à l’approche dex Français, l’avaient incendiée et livrée au pillage. On n& trouva que de misérables masures et un amas de décombres; au milieu desquels on dut, tant bien que mal, s’établi L'air vicié par les immondices qui obstruaient les rues el encombraient les maisons était déjà une grande cause d’in# salubrité, à laquelle se joignaient les miasmes délétères de la plaine, 11 fallut done songer à isoler ce foyer pestilentiel” l'entourer de digues et de canaux qui le missent à l’abtt d’inondations nouvelles. On y parvint en ouvrant un

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