‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 256 sur 527 · BONIFACE — BONIN · texte numérisé non relu

BONIFACE — BONIN

nin sont fertiles pour la plupart; quelques-unes sont couvertes de volcans. Les dix principales, au nombre desquelles on compte Parry, au terrain montueux, Séapleton, Burland, Peel, V'Ile-de-Soufre, Saint-Alexandre, les îles Smith, etc., ont une superficié d'environ 49 myriamètres carrés. L'île Peel, la seule qui ait un bon port, possède aussi le seul village de tout le groupe; il s'appelle Boyd. Ces îles pourraient prendre de l'importance dans le cas où l'Angleterre voudrait envahir le Japon. L

BONIN (Évouarb pe), général prussien, connu par les services qu’il a rendus dans le Schleswig-Holstein, est né le8 mars 1793, à Stolpe, en Poméranie. Plusieurs de ses ancêtres ont rempli de hautes fonctions civiles et militaires, et son père parvint au grade de lieutenant général dans l'armée prussienne. Agé de treize ans, lorsque la gnerre de 1806 éclata, il entra lui-même dans le régiment d'infanterie du duc de Brunswick-Œls, avec lequel il fit la campagne de Saxe. Blessé et fait prisonnier à la prise de Lubeck, le 3 novembre 1806, il quitla le service pour se rendre au gymnase de Prenzlaw, où il resta jusqu’en 1809. Admis, cette année, dans le premier régiment de la garde avec le grade d’enseigne , il fut nommé lieutenant en 1810, et bientôt après adjudant dans la brigade de la garde. La bataille de Lützen lui valut Ja Croix-de-Fer de seconde classe, la bataille de Paris celle de première classe. Après avoir passé successivement par tous les grades inférieurs, il fut promu en 1848 à celui de commandant de la 16° brigade d'infanterie. 11 n’en avait pas encore pris possession , lorsaw’il fut chargé, le 26 mars, de rassembler à Havelberg un corps de troupes pour protéger le Schleswig-Holstein contre les attaques du Danemark. L’armée danoise ayant envahi les duchés quelques jours après, il reçut ordre de partir pour Rendsbourg et de se mettre à la disposition du gouvernement provisoire. Peu de temps après, le roi de Prusse le nomma major général. En cette qualité, il prit le commandement des troupes prussiennes à la tête desquelles il se distingua aux combats de Schleswig, de Düppel et dans presque toutes les rencontres qui signalèrent cette campagne.

Après la conclusion de l'armistice de Malmæ, Bonin fut placé par la Prusse sous les ordres du pouvoir central allemand, qui lui conféra le titre de général en chef des troupes de l’Empire dans le Schleswig-Holstein. Le gouvernement des duchés le nomma en même temps commandant, et le chargea de l’organisation de l’armée, Dans la campagne de 1849 il commanda les troupes du Schleswig-Holstein sous les ordres du général prussien Prittwitz, battit les Danois près de Kolding, et fut défait à son tour près de Fridericia. La conclusion du second armistice et les négociations de la paix rendirent la position de Bonin très-difficile, En 1850 il donna sa démission de général des troupes des duchés, et rentra dans l’armée prussienne ; il fut commandant de Berlin. Plus tard, il prit le commandement de la division militaire de Trèves. Appelé le 15 janvier 1852 au département de la guerre il le conserva jusqu’en 1854, et l'uccupa une seconde fois du 6 novembre 1858 au 28 novembre 1859;

il s’occupa activement à cette époque de mobiliser l'armée prussienne afin de la tenir prêle pour la faire intervenir dans la guerre qui avait lieu en Italie. Ce fut lui qui en qualité d'envoyé extraordinaire fut chargé de notifier l'avénement de Guillaume 1° à Londres et à Turin (1861). Il commandait le 8* corps lorsqu'il est mort subitement le 13 mars 1865 à Coblentz,

BONIN (Fnénéric-CnarLes ne), frère du précédent, conseiller privé au service de Prusse, est né en 1798. Ses études terminées, il entra dans l'administration, et s'éleva successivement jusqu'à la dignité de président de la pro-« vince de Saxe, dont il fut revêtu en 1845, A la révolution de 1848 il sut contenir à la fois et les réactionnaires et les démocrates. A la chute du ministère Auerswald-Han semann , au mois de septembre 1848, il fut nommé mi- -

at

sin

Page 1