‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 259 sur 527 · BONNE-DAME — BONNE-ESPÉRANCE · texte numérisé non relu

BONNE-DAME — BONNE-ESPÉRANCE

tères de la Bonne-Déesse; ils étaient habillés en femmæ, avaient la tête couverte de longues aigrettes et le cou orné de colliers. Ils sacrifiaient une jeune truie, et offraient à la déesse un grand vase plein de vin. Les femmes étaient alors exclues du temple.

BONNE-ESPERANCE (Cap de), TERRE DU CAP, ou tout simplement CAP. C’est la dénomination sous laquelle on désigne l'extrémité méridionale de l’Afrique, pos. sédée aujourd’hui par les Anglais, vaste territoire qui s'étend

du 35° au 25° de latitude méridionale et du 35° au 46° de |

longitude orientale, sur une superficie d'environ 5,225 myriam. carrés, et borné au nord par le fleuve Orange, qui le sépare des territoires des Namaquas et des Griquas ainsi

que de la république d'Orange, et par l’Indoui et le Kaï,

rivières qui le séparent du pays des Bassoutos et de la Cafre-

rie propre; au sud, par la mer des Indes, et à l’ouest par l'Océan Atlantique. Ces mers y forment un grand nom-

bre de baïes, dont les plus importantes sont : à l’ouest:celle de Sainte-Hélène, de Saldanha et de la Table; au sud, la baie Fausse avec celles de Plettenberg, de Saint-François et d’Algoa. Les promontoires les plus remarquables qu’on y rencontre sont les caps Castle, de Bonne-Espérance, Lagullas, Delgado, Saint-François et Recife. La configuration extérieure du sol au cap de Bonne-Espérance reproduit assez exactement la forme en terrasses particulière à l’Afrique; en effet, on y voit du nord au sud les plateaux, les terrasses et les mouvements onduleux des côtes se succéder, en conslituant comme une suite de degrés séparés les uns des autres par les contre-forts de montagres dont les cîmes allières les dominent au loin, Au nord, c’est la terrasse de l’Orange, laquelle atteint en moyenne une élévation de 1,650 mètres et relie le territoire du Cap aux plateaux de l’Afrique intérieure. On ignore encore jusqu'où elle se prolonge au nord. La chaîne de montagnes venant aboutir au sud commence à son extrémité occidentale, par 30° de latitude sud, suit alors, sous la dénomination de Roggeveld , une direction toute méridionale, puis se bifurque, dans la direction de l’est, sous les noms de Nieuweveld et de Sneeuwberg (Monts de neige), et dans la direction du nord-est, sous le nom de Montagne d'hiver, pour se rattacher, en Cafrcrie, aux monts Amatola, qui s’y prolongent en forme d’arc. C’est dans les monts Nieuweveld que se trouvent les plateaux les plus élevés du système de l’Afrique méridionale. Ils y attcignent une hauteur de plus de 3,300 mètres ; aussi restent-ils couverts de neige une bonne moitié de l’année. La surface plane et désolée de ces plateaux (Jlats), où l’on n’aperçoit de traces de végétation et de verdure qu’à l'époque de la saison des pluies, n'est guère interrompue que par les crêtes abruptes des groupes désignés sous les noms de Montagnes de la Table et de Cup des Aiguilles, notamment au nord par les monts Karree, ou encore par des amas de rochers dispersés au loin et rompant seuls l’uniformité et la monotonie des plaines immenses qui se développent à perte de vue entre les quelques vallées médiocrement fertiles et boisées qu'y forment de rares cours d’eau. Dans la direction du sud-ouest, du sud et du sud-est, le terrain s'élève insensiblement pour former les contre-forts d’une zone montagneuse dont les diverses ramifications ont chacune leur nom spécial, par exemple le Roggeveld aux crêtes dénudées, le Bergvalley, le Chaud et le Froid Roggeveld. Ce plateau atteint en moyenne une élévation de 1,000 mètres, et est désigné sous Je nom générique de Grands Karroo (mot qui en hottentot signifie dur); Paspect qu'il présente au voyageur dépend des saisons. A une époque de l’année ce ne sont partout que d’épaisses et riches prairies, où vien : nent paître d'innombrables troupeaux ; l'été approche-t-il on n'y découvre bientôt plus que des plaines desséchées, brûlées, dont le sol désolé, composé d'un mélange d'argile, de sable et de parties ferrugineuses, a acquis la dureté de la pierre, les rares cours d'eau qui l’arrosent restant complétement

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