‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 27 sur 527 · BERME · texte numérisé non relu

BERME

dans la salle da palais de l'Industrie, I fit partie du jury des Expositions universelles de Londres et de Paris. Le 21 juin (856 il fut élu membre de l’Académie des beaux-arts à la place d'Adolphe Adam. Cet éminent compositeur est mort à Paris, le 9 mars 1869.

Aux œuvres musicales de Berlioz citées plus haut il faut joindre les suivantes : Za Damnation de Faust (1816), lézende fantastique en quatre parties, exécutée à l'Opéra-Comique ; l'Enfance du Christ (1854), oratorio rempli de détails touchants et naïfs; les Troyens, grand opéra en 5 actes, dont il a écrit la musique et les paroles, et représenté sans succès au Théâtre-Lyrique le 1° novembre 1863. Les dernières œuvres littéraires de Berlioz sont : Les Soirées de l'orchestre (1853, in-18), recueil d'articles de critique, d’une lecture piquante et plusieurs fois réimprimé, et Les Grotesques de la musique (1859, in-18). Il a laissé des Mémoires manuscrits,

BERLUE. C’est une affection dans laquelle le cerveau perçoit l’image d'objets qui n'existent réellement pas. Les individus qui en sont affectés croient apercevoir un insecte, une mouche, qui suit leurs mouvements ou se fixe sur les bjets vers lesquels ils portent leurs regards ; d’autres fois, ce sont des ombres, des points noirs, des toiles d'araignée, qui passent et repassent en mille sens différents devant leurs yeux ; d’autres fois, les malades aperçoivent subitement des éclairs, des étincelles brillantes, des globes ou des croissants lumineux, des espèces de pluies de feu, etc.

Cette affection s’observe particulièrement chez les individus qui ont la vue tendre et dont la rétine jouit d’une sensibilité trop exquise, ou bien chez les personnes qui, habituellement, ou accidentellement, habitent dans des lieux très-éclairés. Elle peut être également le résultat de quelques affections du cerveau, à la suite de congestion ou d’inflammation de cet organe, ou bien de l'ivresse, de l’épilepsie, etc.

Dans tous les cas, la berlue est de peu d'importance en elle-même , disparaissant avec la maladie qui sui a donné naissance. Quelquefois cependant elle reste stationnaire et même devient permanente, el dans ce cas les individus qui en sont affectés cherchent à faire disparaître les objets qu'ils croient voir se fixer sur ceux qu’ils regardent, par des mouvements automatiques. Cette erreur de la vue paraît dépendre d’une lésion de la rétine, qui semble avoir quelqu’analogie avec lamaurose, et celle-ci est peut-être le second degré de la première.

On cmploie géneralement contre cette aberration de J& vision les vapeurs de différentes natures dirigées sur l'œil, puis les dérivatifs, tels que les pédiluves, les sinapismes, les vésicatoires, les émétiques, etc.

BEMME. C’est, en termes de ponts et chaussées et de fortifications , un prolongement régnant parallèlement et en continuité d’une route pavée, d’une chausste, d'un ouvrage.

Une berme de batterie de siége offensif a un mètre de large et règne entre le fossé et le parapet. Une batterie de gabions, qu’elle soit ou non batterie de siége , a une berme.

La berme de chemin forme l’acotement du pavé d’un chemin militaire; c’est le bas côté ou le côté de terre d’une reute pavée ou ferrée.

On appelle berme de fortification ou berme de rempar t une sorte de berme qui prend le nom de fausse braie ou de basse enceinte quand elle a un parapet. Une telle berme présente un repos, un corridor ménagé au pied de l’escarpe d’un rempart non revêtu : elle règneau-dessus du fossé de la forteresse, et au niveau de la campagne; sa largeur varie à raisen du besoin, mais elle est ordinairement de quatre metres. Ces bermes ont surtout pour objet de retenir les éboulements quand les fortifications sont battues par le canon ou detériorces par la vétusté; sans cette précaution, les débris encombreraïient le fossé. Elles sont vues des flancs des bastions ; elles sont hérissées ordinairement

de fraises , ex quelquefois défendues par des haies vives; une ranuée de palissades est plantée le long de leur milieu.

Les bermes de rempart se sont aussi nommées lisières, pas de souris, accompagnement d'enceinte, relais, retraite, ronde; mais ce dernier mot exprime maintenant autre chose, et le terme pas de souris s'applique surtout aux degrés descendant au fond des fossés secs,

BERMUDES ( Iles), en espagnol Bermudas, appelées aussi {/es Somers, groupe océanien isolé, composé d’environ cinq cents petites îles, rochers et écueils appartenant à l'Angleterre et placées sous l'autorité d’un gouverneur particulier. Elles sont situées dans l’océan Atlantique, à {11 myriamètres de la côte de la Caroline du sud, l’un des États dont se compose l’Union américaine du nord, sur la grande route maritime conduisant des Indes occidentales en Europe, par 32° 20' de latitude septentrionale et 67° 10" de longitude vrieutale. Elles ne se composent que de bancs de corail qui ne s'élèvent nulle part à plus de deux cents pieds au-dessus du niveau de la mer, mais qui se prolongent fort loin encore sous l’eau, et qui rendent ainsi très-dangereuse l’entrée des ports, d’ailleurs excellents, qu’on y trouve.

Il n’y a que neuf de ces îles qui soient habitées, à savoir : Saint-George, avec le port de Georgetown pour chef: lieu , protégé par le fort Davers, siége du gouvernement , avec quatre z.:lle habitants, et remarquable par ses vastes citernes; Saint-David, Bermudaæ , où se trouve le port d'Hamilton; Somerset, Ireland, Cooper , Gates, Bird- Island et Nunsuch. Quoique sous la région tropicale, le climat y est si tempéré, que la température moyenne de l’année n’y dépasse pas 16° Réaumur. Tous les produits des tropiques, comme le café, le sucre, lindigo , le coton, etc., y prospèrent. Toutefois le sol, de nature rocheuse, couvert seulement d’une légère couche de terre végétale, et dénué de cours d’eau , ne permet pas à l’agriculture d’y prendre de grands développements; aussi, depuis l'émancipation des nègres, ces îles ne fournissent-elles guère à l’exportation que de l’arrow-root, et surtout ce qu'on appelle le bois de cèdre des Bermudes (juniperus bermudina) ; essence qui croît également aux îles Baha ma, qui convient admirablement à la construction des vaisseaux, et qu’on utilise aussi pour la fabrication des crayons de mine de plomb. Les légumes, les fruits , les grains et la viande qu’on y consomme, sont des importations des États-Unis. Les plus effroyables ouragans y règnent toute l’année; aussi les maisons du chef-lieu n’ont-elles toutes qu’un étage,

Le chiffre total de la population estde 11,796 habitants, dont plus de la moitié de race nègre. Le reste est anglais d'origine. Les hommes se distinguent par leur esprit induslrieux, et se livrent avec beaucoup de succès à la fabrication des toiles à voiles et des tissus de coton, à la construction des navires , à la pêche, notamment à celle de la baleine, Les femmes sont généralement fort belles. Les deux sexes se distinguent par une grande moralité et par la manière gracieuse dont ils s’acquittent des devoirs de l'hospitalité.

Les frais occasionnés par l'entretien de cette colonie ne sont pas, à beaucoup près, couverts par le produit des contributions publiques, au nombre desquelles les droits de douane tiennent la première place. Mais, comme station de commerce et lieu de rafraichissement, ces îles, au point de vue stratégiquesurtout, sont d’une importance extrême pour l’Angleterre. C’est ce qui explique comment dans ces dernières années le gouvernement anglais a pu y dépenser annuellement plus de 100,000 livres sterling (2,500,000 fr.) en travaux de fortifications et pour y fonder un arsenal maritime.

L'administration de cette colonie se compose d’un gouverneur, d’un conseil de huit membres choisis par le gouverneur, et d’une assembly, dont les trente-six membres sont élus par les propriétaires de l’île.

Juan Bermudez, espagnol, découvrit les Îles Bermudas en 1522. En 1609, sir Georges Somers, se rendant à la

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