BONZES — BORA
entièrement refondue dans une seconde édition, qui parut de 1856 à 1861 en 3 vol. in-8° ; il y a presenié l'analyse complète des formes grammaticales du sanscrit, du zend, du grec, du latin, du lithuanien, de l’ancien slave, du gothique, de l'allemand et de l’arménien ; M. Bréal a traduit cet ouvrage en français (1867-69, 3 vol. gr. in-8°). Quant au Glossaire, Bopp l'écrivit en latin et en donna trois éditions différentes, la dernière et la plus complète en 1866.
BOPYRE, genre de crustacés de la classe des tétradé capodes de Blainville ou isopodes de Latreille, à corps déprimé, ovale, dépourvu d’yeux, d'antennes et de mandibules. Les bopyres vivent en parasites sur d’autres espèces de crustacés, et donnent souvent lieu à des tumeurs sur le corps des animaux dont il sucent les branchies. Les pêcheurs croient que ces animaux parasites sont de petites li= mandes ou soles qui se nourrissent sur les crevelies et les
palémons, et qu’ils ont été engendrés par eux. L'espèce la
plus commune est le bopyre.des crevettes. La femelle produit une énorme quantité d'œufs, qu’elle porte sous som ventre, et qu’elle dépose dans les lieux habités par les animaux sur lesquels ils devront aller se fixer. Le mâle est trèspetit. On le trouve souvent près de la queue des individus. femelles chargés d'œufs. L. LAURENT.
BOQUETTE (Col dela). Voyez Boccnerra.
BORA (CATHERINE DE), épouse de Luther, naquit le 29 janvier .1499, vraisemblablement à Lœben, près de Schweinifz en Saxe, de Hans de Mergenthal de Deutschenbora et d’Anne de Hugewitz ou Haugwitz. Elle sortait à peine de: l'enfance lorsque ses parents la mirent dans le couvent de Nimptschen, que l’ordre de Citeaux possédait près de Grimma. La lecture des écrits de Luther lui rendit bientôt som sort insupportable, et ses parents refusant de la retirer di cloître, elle s'adressa avec huit de ses compagnes au réformateur, qui les fit évader, dans la nuit du 4 avril 1523, et les plaça à Torgau, puis à Wittemberg, en leur assurant des moyens d'existence. En même temps il écrivit à Léonhard Koppe, qui lui avait servi d’instrument dans toute celte affaire , une lettre dans laquelle il s’avouait hautement l'auteur de l'évasion, et engageait les parents Üe ces jeunes filles à les recevoir. Cette lettre n’ayant pas produit l'effet qu'il en attendait, il plaça les plus âgées de ces nonneschez de respectables bourgeois de Wittemberg, et maria les plus jeunes. Catherine trouva un asile-dans la maison du bourgmestre Reichenbach. Luther lui fit proposer un époux par Nicolas d’Amsdorf, prédicateur à Wittemberg, et par le docteur Gaspard Glaz, mort pasteur à Orlamünde; mais elle le refusa, en se déclarant prête à donner sa main soit à Amsdorf!, soit à Luther. Ce dernier avait déposé le froc depuis 1524, et n’avait aucune répugnance pour le mariage; mais il soupçonnait Catherine d’être encline à l’orgueil. La célébration de son mariage, le 13 juin 1525, surprit done tout le monde, et ses ennemis profilèrent de cetteoccasion pour la noireir de leurs calomnies. Ces bruits n’avaient aucune espèce de fondement; cependant il faut avouer qu'il ne fut pas en tout et toujours content de sa Calon; car il parle souvent avec sa sincérité habituelle des soucis aussi bien que des joies du ménage. Qu'il ait d'ailleurs été assez heureux avec elle, c'est ce que prouve son testament, par lequel il la constitua son unique héritière, à condition qu’elle ne se remarierait pas, parce qu'elle s'était foujours montrée, dit-il, une femme pieuse, fidèle et honorable. Après la mort de Luther, sa veuve reçut d'abondants secours de Jean-Frédéric, qui se chargea de l'éducation de ses fils, et du roi de Danemark Christian HE. Wittemberg étant tombée au pouvoir de l'ennemi en 1547, elle se retira à Magdebourg, d'où elle partit avec Mélanchthon pour Bruaswick dans l'intention d'aller trouver le roi de Danemark ; mais elle renonça à ce projet, revint à Wittemberg, en fut chassée de nouveau, en 1552, par la peste, et, déjà malade, prit la route de Torgau où elle mourut, le 20 dé-
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