BORNES — BORNOU
lion ont répandu l’aisance parmi eux; aussi sont-ils de härdis marins, sobres et robustes.
Le chef-lieu de l’île est Rœnne ou Rottum , sur la côte. occidentale, avec 4,500 habitants, un port protégé par une batterie, un gymnase et un magasin. Neroe et Svanike sont des localités moins considérables. Les ruines du château historique Hammerhuus se trouvent sur la côte septentrionale. En face de la côte orientale sont situées les Exteholm ou îles Christiansoe, avec un port défendu par un château qui servait autrefois de prison d’État ; Frederiksholm, avec un phare haut de 28,52, et Græsholm, sur laquelle on recueille beaucoup d’édredon.
Dans le moyen âge, Bornholm, appelée Berongia ou « Burgunderholm , appartenait à l'archevêque de Lund, sous la suzeraineté du Danemark. Lors de la guerre que la Ligue hanséatique, alliée de Gustave Wasa, fit au roi du Danemark, elle conquit cette île, qu’elle restitua bientôt. Cédée à la Suède par la paix de Ræskilde, l’île ne resta pas longtemps sous sa domination. Les habitants se révoltèrent, et à la paix de Copenhague en 1660, ils rentrèrent sous lautorité du roi de Danemark. Bornholm a une milice dont le roi est le commandant immédiat.
BORNOU, puissant royaume du Soudan, qui a pour
limites à l’est le royaume de Begharmi, au sud celui de Mandara, à l’ouest celui de Houssa, au nord celui de Kanern et le désert. Les données qu'on possède sur son étendue manquent de certitude. Il est probable qu’elle a varié; aussi en est-il qui veulent que la Nubie forme sa limite orientale et que le grand lac de Tchad en occupe le centre. On admet généralement que sur une superficie de 8,258 à 8,800 myriamètres carrés il renferme une population de deux millions d'habitants. A l’exception des versants de la chaîne de montagnes des Fellatahs, qui se prolonge vers le sud, atteint une élévation assez considérable et est richement boisée, la contrée est complétement plate et facilement inondée par les débordements des deux grands cours d’eau qui l’arrosent, le Schary, qui prend sa source dans les monts Mandara, et l’Yeu, qui provient de l'Houssa, sans compter leurs nombreux petits affluents. Comme caractère particulier du pays, il faut mentionner l’extrême chaleur qu'on y ressent, et que diminuent pourtant, circonstance bien remarquable, les vents qui ont traversé le Sahara. Le sol de Bornou possède une surprenante fécondité. Cependant la végétation est loin d’ÿ présenter de la variété. J1 produit d’ailleurs en abondance les plantes alimentaires les plus utiles, comme le maïs, le millet, l'orge, le riz et les fèves , ainsi que beaucoup de coton et d'indigo. Indépendamment des animaux uliles, tels que les chevaux, les buffies, les éléphants, les bœufs, les moutons, qui tous y prospèrent, le Bornoû abonde aussi en bêtes féroces de l'espèce la plus dangereuse, comme lions; panthères, ete. Sur les bords des rivières, et dans les forêts qui ne croissent qu'aux environs des cours d’eau, on trouve beaucoup d'oiseaux, mais aussi énormément de serpents et de crocodiles. Les: abeilles sauvages y sont en telle quantité, qu’on rejette leu cire comme matière complétement sans valeur.
Le majeure partie de la population, et notamment cell aux mains de laquelle se trouve la puissance, fait profes sion d’islamisme, Cependant, à côté des Schououans, des cendants d’Arabes émigrés, les Nègres indigènes ont encore conservé bon nombre de pratiques derniers débris du féti chisme. Quand on réfléchit qu'il n’y a pas de fer dans le pay de Bornou, qu'il faut le tirer de Mandara, que le bois mêm y est assez peu commun, il est difficile d'admettre que l'in dustrie puisse jamais parvenir à y prendre des dévelop ments bien importants. La seule fabrication des étoffes d coton, que les habitants excellent à teindre d'une belle co leur bleue, parce que l'indigo croit en abondance sur 1 sol, donne lieu à des transactions commerciales considi rables, surtout avec le Fezzan. On y fabrique aussi avec bea