BOULAY
sition, 11 a fait jouer plusieurs opéras-comiques, entre autres le Diable à l'école (1842), les Sabots de la marquise (1854), et Don Quichotte, en 3 actes (1869).
BOULANGER (Louis), peintre, néle 11 mars 1806, à Verceil, eut pour maitres Guillon-Lethière et Achille Deveria. Lié avec les chefs de l’école romantique, surtout avec Victor Hugo, qni lui a dédié plusieurs pièces de vers, illeur dut une réputation précoce qu'il soutint du reste par le charme et la vivacitéde ses compositions. Les plus connues sont Mazeppa, la dernière scène de Lucrèce Borgia, le Triomphe de Pétrarque, Lazarille et le mendiant, Othello, La Réverie de Velléda, la Marchande de lacets. Depuis 1860 M. Boulanger dirige l’École des beaux-arts de Dijon. Il a obtenu plusieurs médailles et la croix d'honneur.
BOULATIGNIER (SéBasrien-Josepa) administrateur, est né le 11 janvier 1805, à Valognes. En quittant le lycée de Caen, il alla étudier le droit à Paris et fut admis en 1828 au barreau. En 1887 il fut nommé chef de burean au ministère de l’intérieur par l'influence de Macarel, qui le choisit pour travailler à son grand ouvrage sur La Fortune publique en France (1838-1841, 3 vol. in-8°). Cette part de collaboration, qui montrait en lui un administrateur instruit, .lui ouvrit les portes du conseil d’État, et il y exerçait les fonctions de maître des requêtes à la révolution de 1848. Le département de la Manche l'envoya à la Constituante. Boulatignier, libéral modéré, vota avec les conservateurs, et résigna son mandat pour accepter de l'élection le titre de conseiller d'É-
tat (avril 1849). Bien qu'il eût protesté contre le coup d'État, il fut du petit nombre des capacités jugées nécessaires et invité à garder son poste. Il siégea également dans la commission municipale de la Seine. La chute de l'empire le rendit à la vie privée. On a encore de Jui un Trailé des conflits.
BOULAY de la Meurthe (ANTOINE-JACQUES-CLAUDE+ Joserx ), naquit à Chaumousey, village des Vosges, le 19 février 1761. Ses parents étaient cultivateurs , et lui furent enlevés de bonne heure. Un oncle, curé près de Nancy, re- cueillit le jeune orphelin, et employa son modeste héritage à lui donner une éducation dont il sut profiter. Après de solides études au collége de Toul, il se fit recevoir avocat à Nancy, y exerça pendant quelques années, et vint, en 1786, prendre place au barreau de Paris. Il commençait à s’y faire remarquer quand la révolution lui parut imposer d’autres devoirs à son patriotisme. Il quitta la robe pour l’épée, s’engagea comme volontaire, fit la campagne de 1792 dans un bataillon de la Meurthe, etcombattit à Valmy. De retour à Nancy, il fut élu juge au tribunal civil; destitué en 1793 par un conventionnel en mission, il s’enrôla denouveau, fut élevé au grade de capitaine, et se trouva aux lignes de Wissembourg. Les mesures prises pour la réorganisation de l’armée le rendirent encore une fois à la vie civile; mais la persécution l’attendait dans ses foyers. La Terreur régnait; un mandat d’arrêt le contraignit à fuir et à chercher son salut dans une obscure retraite, au fond des Vosges. Enfin, grâce aux événements de thermidor, il put reparaître au milieu de ses concitoyens, et leurs suffrages l’attachèrent de nouveau au tribunal comme président, et bientôt après lui conférèrent les fonctions d’accusateur public.
Ces fonctions lui méritèrent un témoignage de confiance plus éclatant : en l'an V il fut élu député au Conseil des Cinq-Cents. C’est dans cette assemblée que s’ouvrit sa carrière politique. Les circonstances étaient délicates, L’anarchie, vaincue au 9 thermidor, se tenait toujours prête à ressaisir sa sanglante dictature, Le parti de l’ancien régime relevait la tête; ses intrigues, son influence, grandie par les
“excès de la révolution , avaient introduit ses aflidés dans les
deux conseils législatifs, dans les plus hauts emplois de l'État. Un gouvernement faible, incertain, déconsidéré, ne pouvait contenir les factions. Enfin, la cause de la révolution n'avait jamais couru de plus grands périls. Boulay s'en constitua le défenseur courageux et habile; il insiste