H. AUDIFFRET
BOURBON-BUSSET' (Famille de). Pierre de Bour- BON, l’ainé des trois fils naturels que Louis de Bourbon, mort évêque et prince de Liége ( voyez plus haut, p. 557) avait eu d’une princesse de la maison de Gueldre avant de recevoir les ordres, est la souche de cette maison, qui s’est continuée jusqu’à nos jours avec le titre de comte. Le témoignage des historiens est unanime sur la bâtardise de cette branche; mais, comme on n’en a pas encore produit de preuves positives, on s’est prévalu de cette absence de titres pour prétendre que l’évêque de Liége avait été légitimement marié avec la princesse de Gueldre avant qu'il eût été promu aux ordres sacrés. Si cette prétention était fondée, Henri 1V et sa postérité auraient usurpé le trône de France, car si la branche de Busset était légitime, c'était elle que l’ancienne constitution salique devait appeler au trône, puisqwelle est incontestablement l’atnée de toutes les branches actuelles de la maison de Bourbon ; mais cette prétention ne nous paraît pas mériter une réfutation sérieuse, On l’a risquée dans l’espoir qu'aucun titre ne viendrait la démentir, Or nous avons eu en communication un acte dans lequel Pierre de Bourbon, fils de l'évêque de Liége , paraît comme témoin, et se donne lui-même les noms et qualités de Pierre, bâtard de Bourbon, seigneur et baron de Busset. C’est le contrat de mariage de Jean d’Albon, seigneur de Saint-André, avec Charlotte de La Roche-Tornoelle, passé le 22 janvier 1509, devant Pestre, Bordon et Olyvat, notaires, le premier à Montferrand, les deux autres à Cusset. Cet acte existe en original dans les archives du château d’Avanges près de Tarare. Laixé.
Quoi qu’il en soit, ce Pierre de Bourbon épousa Marguerite d’Alègre , dame de Busset, en Bourbonnais, fief dont sa postérité a conservé le nom. Bien que qualifiés cousins par nos rois et admis au rang et aux honneurs des rejetons naturels de la maison de France, les descendants du bâtard de Liége restèrent longtemps éloignés de la cour.
François-Louis-Antoine, comte de BourBon-Busser, gentil-homme ordinaire du comte d’Artois et lieutenant général des armées du roi, mourut en 1795.
François-Louis-Joseph, comte de Bourron-Busser, petitfils du précédent, né en 1782, fut nommé, à la Restauration, aide-major des gendarmes de la garde du roi, gentil-homme d'honneur de Monsieur et commandeur de l'ordre de Saint-
BOURBON — BOURBON-LANCI
Louis, Promu maréchal de camp le 18 mars 1815, il accom pagna le roi à Gand pendant les Cent-Jours, et fut ensuite élevé aux fonctions de chef d'état-major de la première division de cavalerie de la garde royale. Au retour de la guerre d'Espagne, où il avait escorté Ferdinand VII dans son voyage de Cadix à Madrid, il fut créé pair de France. Depuis 1830, il vécut dans la retraite, et mourut en 1856,
BOURBON-CONDE. Voyez Conné.
BOURBON-CONTI. Voyez Conti.
BOURBON-LANCI, petite ville, située sur le Borne, près de la Loire, avec 3,203 habitants (1872), dans le département de Saône-et-Loire. Le climat en est bon, les environs sont agréables, les eaux fort renommées. Salines comme celles de Plombières et de Bourbonne, les eaux de Bourbon-Lanci renferment une assez grande quantité de muriate de soude, différents sulfates, du gaz acide carbonique et un peu de fer; la température diffère pour chacune des sources, au nombre de sept, depuis 41° cent. jusqu’à 57°, et même la température de chaque fontaine minérale éprouve parfois des variations de 5 et de 6°, ce qui dépend sans doute de ce que quelque fissure de leurs conduits donne accès à de l'eau commune de fontaine ou de rivière, ou peut-être de ce que leur source originelle la plus chaude diminue ou tarit par l'effet des saïsons , ou se trouve glacée par la fonte des neiges.
C’est dans le faubourg Saint-Léger que jaillissent les sources thermales; près de là est un hôpital où se réfugient les malades et baigneurs nécessiteux, et c’est à cet établissement qu’appartiennent les eaux. On les conseille quelquefois comme celles de Bourbonne, dans les rhumatismes chroniques, les fausses paralysies, les catarrhes anciens sans fièvre, et aussi dans les engorgements d’entrailles, dans les fièvres intermittentes rebelles au quina, ainsi que dans un grand nombre de maladies topiques.
Henri IIF, affaibli par toutes sortes d’abus, et de plus affecté de ce qu’on nomme dans ce siècle-ci une gastrite, se trouva bien des eaux de Bourbon-Lanci, près desquelles ilse rendit en 1580. Auguel temps, dit J. Auberi (Aubry ou Albericus), commission fut octroyée à monseigneur Miron, conseiller d’'Estat et premier médecin de sa majesté, et seigneur de l'hermilage.., el au sieur Baptiste du Cerceau, premier architecte de sa dite majesté, pour eux acheminer à Bourbon-Lanci, et remettre aucunement l’ancienne commodité des bains, lesquels n'étaient que ruines. Ces eaux onf toujours été très-préconisées contre la stérilité : Fernel, l’un des plus célèbres médecins qu'ait produits la France, les avait conseillées précédemment à Catherine de Médicis, encore sans enfants après dix années de mariage. Aussitôt après, cette princesse donna des marques de fécondité ; elle devint mère de François II (1544), neuf mois après le voyage aux eaux, et plusieurs fois ensuite, comme on le voit dans l’histoire.
Nous n'avons pas à expliquer comment nous concevons que les eaux favorisent la fécondité. I1 suffit de remarquer qu’elles rétablissent des conditions indispensables à la mater. nité(les menstrues), que plusieurs guérissent des maladies ou des infirmités nuisibles à la conception (la leucorrhée, etc.), outre qu’elles redonnent des forces, de l’alacrité, sans compter ce bien-être et cette douce quiétude si propices aux passions tendres. Toutefois, il serait curieux de savoir de quelle cause provenait la stérilité de Catherine de Médicis, confidence qu’il ne faut point espérer de l'indiscrétion des livres d'un homme comme Fernel. ; peut-être même Bourbon-Lanci ne fut-il qu'un lieu de représailles contre Henri TI infidèle, vengeance plus efficace dans ces conjonctures que le simple usage des eaux. D'ailleurs, on ne doit point oublier que Catherine fut mariée dès l’âge de quatorze ans à un prince de quinze, et qu'elle n'en avait que vingt-cinq lorsqu’elle donna le jour à François 11, l'ainé de ses enfants.
Les eaux de Bourbon-Lanci sont désignées sous le nom
BOURBON-LANCI — BOURBON-LARCHAMBAUT
de Aquæ Nisinaii, sur la carte de Peutinger. L'abbé Huet, parfois fort distrait en sa qualité d'homme d'esprit, disait qu'is se pourrait bien qu’on eût écrit Bourbon-Lanci pour exprimer Bourbon-l'Ancien. Cependant Huet n'ignorait pas que ce surnom de Zanci, qui s’écrivait autrefois l'Ansi, tire son origine du plus jeune des fils d'un Geufroy de Bourbon, lequel se nommait Anseau ou Anselme, et dont le frère ainé portait le nom d’Archambault. C’est avec raison, ce nous semble, que M. Berger de Xivrey applique à Bourbon- Lanci plutôt qu’à la ville d’Autun ce passage d’un discours adressé par le rhéteur Eumenius à l’empereur Constantin, qu’il engageait avec courtoisie à venir visiter le pays des Ædui : Jam omnia te vocare ad se templa videntur, præcipueque Apollo noster, cujus ferventibus aquis perjuria puniuntur, quæ te maxime oporlet odisse. M°° de Genlis était de Bourbon-Lanci.
Cette ville avait reçu sous la Révolution le nom de Bellevue-les-Bains. On y a trouvé de nombreux vesliges d'antiquité et plusieurs belles statues, qui décorent aujourd’hui le jardin des Tuileries et le palais de Fontainebleau. L'église offre un mélange du style latin et du style roman. Il y a deux hôpitaux, l’un qui date de 1697, l’autre fondé par le marquis d’Aligre. L'établissement thermal a été cédé à l'hosplce en 1805 par Napoléon. D' Isidore BourDon.
BOURBON-LARCHAMBAUT (Eaux de). Cette petite ville, arrosée par la Burge, compte 3,724 habitants, elle est à 66 kilomètres de Bourges, et à 286 de Paris. Située dans un joli vallon, assez bien bâtie, les quatre collines qui l'entourent lui forment comme une sorte de paravent, circonstance propice à l'égalité de la température et à l’effet salutaire des eaux. Le ciel est beau comme le pays, l'air est d’une douce chaleur, les zéphirs seuls l’agitent, à cause du rideau circulaire formé par ces montagnes ; les productions sont variées, pas très-hâtives, mais abondantes ; la vie dans ce lieu est peu coûteuse. Des promenades embellissent la ville; on distingue, par-dessus tout, celle que fit planler Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII. Le sol est assez convenablement mitigé ; l’argile, le silex et la terre calcaire s’y allient dans de bonnes proportions ; on trouve dans les environs des mines de fer, et peut-être est-ce là l’origine d’une source ferrugineuse froide nommée Jonas , qu’on voit sourdre à Bourbon-Larchambaut, en dehors des sources principales du lieu.
L'origine de la grande source thermale est tout à fait inconnue ; elle jaillit bouillonnante et bulleuse, au midi de la ville , sur la place des Capucins ; des tubes conducteurs la portent ensuite à l'établissement thermal, où se trouvent seize cabinets de bains pourvus de douches. Ces eaux sont claires, parfaitement incolores : réunies en grandes masses, elles paraissent néanmoins comme verdâtres , de même que l'air amoncelé paraît bleu. La saveur en est un peu âcre, analogue à celle d’une lessive légère; refroidies , elles donnent au goût et à l’odorat une impression d'œuf couvé. La température en est élevée ( + 50° cent. ). L’analyse chimique y a démontré : 1° de l'acide carbonique libre, 2° du bi-carbonate de soude (mais en moindre quantité que dans Veau de Vichy}, 3° du muriate de soude, 4° du sulfate de soude, 5° du carbonate de chaux en petite quantité, 6° un peu de fer et de silice, et 7°, comme singularité rare et digne d’être notée, une petite quantité de sel à base de pofasse (qu’on retrouve aussi dans l’eau sulfureuse d’Enghien ). Les bulles gazeuses qui se voient à la surface de l’eau, et dont le dégagement la rend bouillonnante, sont formées d’un mélange de gaz acide carbonique et d’azote. Ces eaux thermales ont Ja même densité, la même pesanteur que l’eau distillée, Elles sont ordinairement couvertes d’une pellicule blanchâtre et onctueuse, qui provient probablement de la chaux que l’acide carbonique rend insoluble, ainsi que d’un peu de fer, qui s’oxyde de plus en plus, à mesure que l’acide carbonique abandonne l’eau qui le dissolvait. Un autre effet pro-
venant de la même cause, c’est ce dépôt calcaire et ocracé qu’on trouve au fond du bassin , ainsi que les incrustations épaisses des conduits. On trouve aussi dans les égoûts de l'établissement une boue noire et presque aussi hydrogénée que celle de Saint-Amand; on la fait servir aux mêmes usages.
C’est à tort qu’on a regardé comme merveilleuses et d'outre physique plusieurs des propriétés de ces eaux. Les œufs fécondés qu’on y plonge y éclosent en cinq cent une heures, a-t-on dit avec étonnement! Je crois bien ; cela est fort naturel : la poule qui aurait couvé ces œufs, a 6 on 8° de chaleur de moins que ces eaux thermales; et l’on sait quels moyens les Égyptiens et Réaumur nous ont enseignés pour obtenir des éclosions artificielles. On les boit , dit-on aussi, sans se cuire la bouche, sans que les entrailles en soient enflammées !.… Cela est encore tout simple : nos potages les plus familiers sont fréquemment à une température plus élevée que celle des eaux de Bourbon-Larchambaut, D'ailleurs, ces eaux salines et gazeuses incitent les glandes et les follicules à une telle sécrétion de salive , de mucus et de diverses humeurs, que les membranes intérieures en sont comme lubrifiées, et par là garanties de toute brûlure ou souffrance. Mais, ajoute-t-on, elles n’altèrent ni les fleurs ni les végéfaux qu'on y plonge! D'abord , il faudrait savoir quelles plantes et quelles fleurs on veut dire : beaucoup de fleurs déjà fanées rajeunissent soudain quand on les plonge dans de l’eau un peu chaude. Après cela, quant aux végélaux verts, les sels alcalins que renferment les eaux de Bourbon-Larehambaut aviveraient d'eux-mêmes la couleur verte, loin de l’effacer. On dit enfin qu’elles sont plus lentes à bouillir que de l’eau échauffée au même degré qu’elles :.… oui, si on les porte au feu dans un vase froid, tandis que l’eau chauffée artificiellement demeure dans le vaisseau brûlant qui l'a déjà soumise au feu.
Nul miracle dans la nature, rien donc de surnaturel dans les eaux de Bourbon-Larchambaut. Mais elles ont de vraies vertus : elles soulagent les douleurs externes, les rhumatismes chroniques; elles sont souveraines contre les paralysies et contre plusieurs maladies locales des genoux, des jointures. Elles excitent beaucoup, elles échauffent et constipent. Elles produisent quelquefois tout d’abord un effet opposé, mais c’est à la manière du café, du quina et des autres toniques, par suite dela viveimpression qu’elles déterminent, soit sur l'estomac, soit sur les intestins. On en boit (un ou deux litres par jour ), on les prend en bains, on les reçoit en douches. Les bains remédient aux scrofules, guérissent quelquefois la paralysie; bues, elles rappellent les menstrues de même que les hémorroïdes. C’est pendant la durée du bain que l’on a coutume de boire une partie de la dose prescrite pour la journée.
Quand on visite la source, on est frappé du bruit qui résulte du dégagement continuel des gaz. On observe également qu’aussitôt que l'atmosphère devient plus froide, surtout le matin et le soir, il se forme comme un nuage, une sorte de brouillard épais au-dessus du réservoir des eaux. Les médecins de Bourbon-Larchambaut ont eu tort d’attribuer ce phénomène à l'émission des gaz : les gaz sont invisibles par eux-mêmes : personne n’a vu jamais ni de l’azote ni du gaz carbonique. Mais, outre ces gaz, il se dégage perpétuellement de l’eau minérale des vapeurs aqueuses beaucoup plus chaudes que l’atmosphère : ce brouillard est donc tout simplement une conséquence de la tendance à un équilibre parfait, propriété essentielle du calorique.
Bourbon-Larchambaut a été le berceau de l’ancienne et si illustre famille de Bourbon; on y voit encore les débris du château primitif, et le nom même de Bourbon, qui a commencé par la ville, lui est venu de ses eaux minérales On a remarqué à la louange dé cette source célèbre que les médecins chargés de l’administrer parvenaient presque tous à un âge avancé. Jl ne faut donc pas nier absolument J’influence salutaire des eaux. D' Isidore Bourpox.
BOURBONNAIS (Burbonensis ager ou tractus), ancienne province de France, avec titre de sirerie ou de baronnie, qu’elle a porté jusqu’en 1327, époque de son érection en duché-pairie. Elle était bornée au nord par le Nivernais, au sud par l'Auvergne, à l’est par la Bourgogne et le Forez, et à l’ouest par le Berry. On évaluait sa superficie à 790,000 hectares. Bordé au levant par la Loire et au couchant par le Cher, qui s’y enclave dans quelques endroits , ce pays est coupé par l'Allier en deux parties inégales, appelées le Hautetle Bas-Bourbonnais.]1lest arrosé par la Sioule qui descend des montagnes d'Auvergne, et vient se jeter dans PAllier à 17 kilomètres au-dessus de Moulins ; par la Besbre, qui se jette dans la Loire, près de Dampierre; et par plusieurs autres plus petites. Le sol, plus coupé et plus varié qu’en aucune autre partie de la France, est fertile en grains, vins, chanvres, fruits et pâturages. Il y a plusieurs mines de fer, de cuivre et de charbon de terre, celles-ci très-considérables, et quelques carrières de marbre. Les eaux minérales abondent dans le Bourbonnais. La plupart jouissent d’une grande réputation, entre autres celles de Bourbon- PArchambaut, de Néris, très-fréquentées par les Romains; de Vichy, de Saint-Pardoux et de la Traulière.
Bourbon-Larchambaut , d’abord chef-lieu de la province, est désigné sur les tables romaines par le nom d'Aguæ Bormonis ou Borvonis. Au huitième sècie, cette place passait pour une des plus fortes de l’Aquitaine. Son château, bâti sur des rochers et environné de précipices, fut assiégé et pris par Pépin, après une longue résistance, durant ses guerres contre Waifre, duc d'Aquitaine (759). Sur les fondements de ce château, les Archambauts, sires de Bourbon, en élevèrent un plus magnifique, qui avant l'usage du canon était réputé imprenable. Quelques anciennes descriptions portent à vingt-quatre le nombre de ses tours ; deux surtout se distinguaient par leur grosseur prodigieuse, l’une appelée l'Admirale et l’autre Quicangrogne, dénomination significative. Sur les ruines de cette dernière tour on en a bâti une ronde, qui existe encore, et où l’on a placé une horloge. Ce château abritait une ville peu considérable, et qui ne serait rien aujourd’hui malgré tout l'éclat historique qu’une illustre et royale maison a attaché à son nom, si elle n’eût été soutenue par la renommée de ses eaux minérales, Deja même les anciens sires de Bourbon avaient abandonné cette ville pour fixer leur séjour à Souvigny, devenu dès lors chef-lieu de la province. Ce ne fut qu'à partir du milieu du quatorzième siècle que Moulins, devenu le séjour des ducs de Bourbon , s’éleva au rang de capitale du pays, et s’y est maintenu jusqu'aujourd’hui. De cette ville, autrefois le siége d’un bailliage, d’un siége présidial et d’une sénéchaussée, dépendaient les dix-huit chàtellenies royales de Souvigny, Bessai, Gannat, Billi, Vichy, Verneuil, Belleperche, Bourg-le-Comte, Hérisson, Montluçon, Murat, Chantelle, Charroux, Bourbon-Larchambaut, Rioux, Ussel et Chaveroche.
Lorsque César pénétra dans les Gaules, le territoire qui forma depuis le Bourbonnais était partagéentre lesÉduens, les Arvernes et les Bituriges. A ces trois peuples se joignit une colonie de Boïens, qui, vaincus par les armées romaines lorsqu'ils allaient porter des secours aux Helvétiens, leurs alliés, étaient venus chercher un äsile chez les Éduens, qui les établirent entre l'Allier et la Loire. Dans la division que César et ses successeurs firent des Gaules, la portion du Bourbonnais occupée par les Boïens fut comprise dans la première Lyonnaise ; les autres parties furent incorporées à l’Aquitaine, comme dépendantes du Berry et de l'Auvergne. Lors de la décadence de l'empire, les Visigoths s'emparèrent du Bourbonnais, du Berry et.de l'Awergne (474). La grande victoire remportée par Clovis sur Alaric fit passer ces provinces sous la domination des Francs (507). Le Bourbonnaïs fit successivement partie des royaumes d'Orléans, d'Austrasie et d'Aquitaine. A partir de