BOUT — BOUTARGUE
Tibet, dont le sépare le faite de l'Himalaya, au sud par la présidence du Bengale, à l’est par le Sikkim. Sa plus grande longueur de l’est à l’ouest est d’environ 560 kilomètres , sa plus grande largeur de 150. C’est un pays trèsélevé et fermé dans presque toute son étendue par les terrasses de l'Himalaya, dont il renferme quelques-uns des points culminants , entre autres le Chamalari, qui dépasse 8,600 mètres; la seule plaine du Boutân située à l'extrémité méridionale du pays n’a pas plus de 40 kilomètres de lar+ geur; ce ne sont même, à proprement parler, que des marécages couverts de jungles. Les principales rivières de cette province, tributaires du grand fleuve Brahmapoutra, sont le Tchintchien, qui se précipite en cafaractes majestueuses vers les plaines du Bengale, où il prend le nom de Gadawar, le Jerdeker et le Banaach.
Les glaciers et les neiges perpétuelles qui couvrent les régions du nord n’influent pas, du reste, d’une manière sensible sur le climat du Boutân, qui est celui du midi de l'Europe. On y exploite des mines de fer, des carrières de granit et de marbre; les productions végétales dans les hautes vallées sont à peu près celles de nos contrées méridionales ; dans les basses terres, ce sont celles des tropiques; le riz, le froment, l'orge et quelques autres céréales sont les principaux produits de l’agriculture. Dans les vastes forêts du Boutân, on remarque le frêne, le bouleau, l’érable, le pin; les animaux qui les peuplent sont principalement l'éléphant et le rhinocéros, et une espèce de singe, qui est regardée comme sacrée. On y trouve aussi le éangoun, cheval indigène très-estimé ; et les moutons, que l’on y laisse errer une partie de l’année, donnent une laine très-fine. L’exportation consiste surtout en tissus grossiers de laine, soieries , papier, thé, queues de buffle, cire, ivoire, noix de galle, musc, poudre d’or, chevaux, et argent en lingots, qui forment le chargement de la caravane que le gouvernement expédie annuellement dans le Bengale, car le commerce étranger est monopolisé à son profit. Les retours se font en étoffes de laine anglaises, indigo, poisson sec, noix muscades, clous de girofle, encens, cuivre, bois de sandal, étain, poudre à tirer, peaux de loutre et corail. Ë
Le gouvernement est une monarchie, dont le chef nominal est le Dharma-Rajah, personnage sacré, espèce de souverain spirituel du pays, maïs qui reste entièrement étranger à l'administration; le chef réel de l’État est le Deb-Rajah, gouverneur séculier du pays, que l'on considère comme le ministre du Dharma-Rajah ; il réside à Tassisudon, capitale du Boutân, La seule ville importante qu’on puisse citer ensuite est Ouandipour ; les autres ne sont que des villages, parmi lesquels Paro est remarquable commeentrepôt de commerce. Il existe une manufacture d'armes à Perrogung, près de la capitale ; les principales forteresses sont Buxadeouar ou Passara et Dellamcotta.
D'après Samuel Davis, la religion des Boutyas est le bouddhisme, légèrement modifié : les prêtres doivent garder le célibat; il existe des ordres monastiques pour les deux sexes; les prières sont chantées. Ils n’ont point de temples proprement dits; mais leurs routes sont bordées de petits édifices carrés offrant des peintures ou des sculptures de leurs divinités, et qui sont surmontés d’une sorte de girouette portant le mot Omanipeemehong (sorte d’invocation), laquelle est disposée de façon que chaque passant peut lui faire faire un tour. La classe des prêtres est la première au BoutAn ; après eile viennent les Zeencaabs, ou serviteurs du gouvernement, La troisième classe, composée des cultivateurs, pamit jouir de plus de liberté et d’une condition plus tolérable que les deux précédentes,
BOUTARGUE ou BOTARGUE, Par ces noms les Provençaux désignent une préparation faite avec les œufs et le sang du muge (poisson très-abondant dans presque toutes les mers) confits avee de l'huile et du vinaigre, ou des œufs