‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 384 sur 527 · L, LAURENT · texte numérisé non relu

L, LAURENT

BOUTON (| Technologie ), petite pièce, de forme lenticulaire ou hémisphérique, qu'on emploie pour joindre à volonté les pièces d’un vêtement, ou encore comme orne= ment. On peut distribuer les boutons en deux classes prin= cipales : 1° les boutons simples ; 2° les boutons composés

Les boutons simples se font en bois, ivoire, os, nacre de perle, corne, etc. Leur forme est celle d’un petit disque. percé d’un trou au centre et de quatre autres tout autour. Ces boutons se fabriquent de la manière suivante : on prépare des planchettes de bois, d'ivoire, etc., d’une épaisseur égale à celle que doivent avoir les boutons, puis on découpe ces planchettes au moyen d’un instrument monté sur un tour. On se formera une idée de cet instrument en se figu* rant un compas dont une des pointes serait coupante et l’autre perçante : en faisant tourner l'instrument sur cette dernière pointe, en l’appuyant sur une planchette de peu d'épaisseur, il est évident que la pointe coupante détacherait une rondelle percée au centre par l’autre pointe du compas. C'est de cette manière qu’on découpe les moules des boutons. Les quatre trous qui entourent celui qui occupe le centre des boutons simples se percent d’un seul coup au moyen de quatre forets montés sur le même appareil, et qu’une seule roue fait tour= ner. Une pointe fixe, et qui entre dans le trou central du bouton détermine la position qu’il doit occuper pour que les quatre trous soient percés à des distances convenables dur centre. Les boutons simples reçoivent quelques ornements circulaires dont le profil dépend de l'outil qui sert à les! découper.

Les boulons composés se font en métaux, corne fon= due, etc. Les plus communs consistent en un moule de bois, d'os, de métal, recouvert d’un morceau d’étoffe de drap, de toile, de soie, etc.; quand le moule est en bois et qu'il doit être recouvert d’une feuille de métal, il est percé, comme un bouton simple, de cinq trous, dans lesquels est passé un” petit cordon qui sert à fixer le bouton sur le vêtement en le cousant à l'ordinaire. Quant à l'enveloppe de ces sortes de boutons, on la découpe d’abord au moyen d’un emporte-pièce, q dans une plaque de métal, et l’on emboutit ensuite cette rons, delle à l’aide d’un mouton ou d’un balancier : cette opéras tion lui fait prendre la forme d'un petit vase circulaire. Si le bouton doit porter des légendes, des ornements, le bass lancier est muni de deux poinçons gravés l’un en creux et l’autre en relief, qui s'appliquent exactement l'un sur l’autre; la rondelle de métal, étant pressée entre ces deux poinçons, y reçoit la copie exacte de leurs reliefs. On fixe les enves"

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