BRANDEIS — BRANDON
il prit la résolution de retourner dans sa ville natale pour y pratiquer la médecine. Nommé en 1790 médecin des | eaux de Driburg, il vint s'établir à Brunswick, puis à Holzeminden. Sa clientèle très-nombreuse ne l’empêcha pas de se livrer à des travaux scientifiques. Outre quelques traductions d'ouvrages de médecine pratique et quelques traités scientifiques , il publia un Æssai sur la Force vitale (Hanovre, 1795). En 1803 il fut appelé à Kiel en qualité de professeur, et chargé en même temps de la direction de la clinique. Médecin du roi Frédéric VI et de la reine pendant les trois années qu’ils passèrent à Kiel, il gagna à tel point leur confiance que ce prince le manda auprès de lui, en 1809, à Copenhague, et lui conféra le titre de conseiller d'État.
Sans parler de plusieurs opuscules , Brandis, pendant son séjour à Kiel, avait publié sa Pathologie; à Copenhague, il fit imprimer son traité Sur les moyens physiques de guérison (1818), son Essai sur la Vie humaine ( Schleswig, 1823); Sur les différences qui existent entre les maladies épidémiques et les maladies contagieuses (Copenbague, 1833); Expériences sur l'emploi du froid dans les maladies (Berlin, 1833); Nosologie et Thérapie des cachexies (2 vol., Berlin, 1834-1839); Sur La vie et La polarité (Copenhague, 1836).
Son fils, Chrislian-Auguste Brannis, conseiller privé de gouvernement, et professeur de philosophie à Bonn, naquit à Hildesheim , le 13 février 1790. Il fit ses études à Kiel et à Gœttingue, prit ses degrés à Copenhague en 1812, après avoir soutenu une thèse publiée sous le titre Commentationes Elealicæ, et fut chargé du cours de philosophie dans l’université de cette ville; mais il quitta bientôt Copenhague pour Berlin, où ilavait à peine commencé ses leçons, que Niebuhr l'emmena avec lui à Rome, comme secrétaire d'ambassade , en 1816. Quelque précieuse que lui fût l'amitié de ce savant, il ne put refuser l’invitation qu’il reçut de retourner à Berlin pour travailler aux longues et pénibles recherches exigées par la réimpression des œuvres d’Aristote que l’Académie royale des sciences de Berlin se proposait d'entreprendre. Il se consacra exclusivement, pendant plusieurs années, à cette publication, dans l'intérêt de laquelle il visita avec Emmanuel Bekker les principales bibliothèques de l’Europe. C’est en 1821 seulement qu’il entra dans la carrière de l’enseignement, comme professeur à Bonn. Il publia dans cette villela Métaphysique d'Aristote (1823), les Scholia in Aristotelem (1836) et les Scholia græca in Aristotelis metaphysicam (1837). De 1827 à 1830, il publia avec Niebubr le Musée rhénan pour la Philologie, l'Histoire et la Philosophie grecques. En 1837, sur l'invi- {ation du roi Othon, il partit pour la Grèce, où il séjourna plusieurs années comme secrétaire du cabinet du roi. Il a rassemblé ses souvenirs sur ce pays, et les a fait imprimer sous le titre de Communications sur la Grèce (3 vol. Leipzig, 1842). Dans son Manuel de l’histoire de la philosophie grecque et romaine (Berlin, 1835-1844 ), il a établi sur uue base historique solide la connaissance des systèmes philosophiques de la Grèce. M. Brandis a été élu en 1855 associé de l'Académie des sciences morales et politiques.
BRANDON. Ce mot vient du verbe brandir, et désignait dans l’origine ces bouchons de paille indicateurs que les cabaretiers attachent au-dessus de leur porte, depuis un temps immémorial. C'était également par des brandons liés à une perche et fixés en terre que l’on faisait savoir à-tous que le propriétaire du champ où ils se trouvaient n’en avaient plus la libre disposition, et qu’il en avait affecté la valeur au payement d'un créancier. Souvent le brandon était placé par celui-ci, malgré le débiteur, en exécution d’un arrêt de justice. On disait alors de l'héritage qu'il était sous le brandon : or, comme le plus souvent cette saisie n'avait pour objet que la récolte et non le fonds, c'est la signification qu’en droit le mot brandon a conservée (voyrs SAISIE-BRANDON ).