BRESCIA
Répertoire d’Anatomie, etc. Celui de ses ouvrages qui nous paraît le plus viable est, s’il faut le dire, son Mémoire sur Les veines du rachis. Sa présence à l’Académie des Sciences aura été peu remarquée, et laissera des traces peu durables. Sa pensée manquait de cette énergie lumineuse et concise sans laquelle ne peuvent être suffisamment formulés ces principes abstraits que toute l’Europe savante adopte et promulgue comme lois.
L'existence du docteur Breschet fut douloureusementabrégée par l'émotion que lui causèrent, dans un voyage en Italie, des voleurs qui le dévalisèrent en menaçant ses jours. Son corps, à peu de temps de là, prit un volume monstrueux, et sa raison même en fut affectée. Il mourut à Paris, le 10 mai 1845. Il avait à l’Institut succédé à Dupuytren, et eut luimême pour successeur M. Lallemand, de Montpellier. 11 n’a laissé qu’une fille, M”° Amédée Thierry. Isid. Bourpox. |
BRESCIA, chef-lieu de la province du même nom (superficie, 4,620 kilom. carrés; population (1871), 456,023 âmes), reliée par des chemins de fer à Milan, Venise et Florence, sur les rives du Mella et de la Garza, qui traversent la ville, est située d'une manière très-pittoresque, dans une vaste et fertile plaine, au pied de quelques collines longeant les rives de ces deux rivières, et est généralement bâtie avec assez de régularité. On a transformé en promenades les remparts de ses anciennes fortifications. Cependant elle est toujours dominée par un château fort, construit du côté du nord sur des rochers élevés et escarpés. Cette ville est le siége des autorités supérieures de la province et d'un évèque; elle possède un tribunal de commerce, deux justices de paix et un tribunal de première instance. Elle est ornée d’un grand nombre de beaux édifices publics et de palais appartenant à des parliculiers. Nous mentionnerons plus particulièrement la vieille cathédrale, monument magnifique et orné d’une foule de statues; la nouvelle cathédrale, encore inachevée, dont on admire la superbe coupole, et qui contient ce précieuses reliques; le palais épiscopal, avec une importante bibliothèque, dont la ville est redevable au cardinal Quirini; la maison des jésuites, située sur la place du marché et céèbre par ses vastes proportions de même que par son architecture, ses fresques et ses tableaux ; enfin les palais des familles Martenigo ( construit par Palladio }, Gambara, Uggeri , Salini, Fenaroli , Barbisoni , Sigola et Serardi, remarquables également par leurs collections de tableaux. Outre ses deux cathédrales, Brescia compte encore dix autres églises, dont les plus célèbres sont celles de Santa-Maria di Miracoli, San-Lasaro où l’on voit des toiles d’Alessandro Buonvicino, et de Santa-Afra, plusieurs établissements de bienfaisance, un théâtre construit avec beaucoup de goût, un Athénée, plusieurs gymnases, un cabinet d'histoire naturelle, un cabinet de médailles et un jardin botanique. 11 y existe aussi plusieurs académies, entre autres l’Academia de Filarmonici, l'une des plus anciennes de l'Italie, et une société d'agriculture,
La population de Brescia, en 1847, était de 36,000 âmes ; elle diminua beaucoup à la suite des événements de l’année suivante et de la guerre ; mais elle dépassait 40,000 âme en 1872. Les habitants sont aussi actifs qu'industrieux. On y trouve des manufactures de soieries, de rubans , de fil, de futaine, de bas, de bonnets, de toiles, de couvertures de laine, de chapeaux, et d’autres objets en soie, lin, laine et coton, des fabriques d'huile, de papier, ete. Mais les produits les plus en renom de son industrie sont la quincaillerie, et surtout les armes de tous genres ; aussi cette ville était-elle déjà surnommée à une époque très-reculée Z'armata. On y fait en outre un commerce considérable en soie grège el ouvrée, en vins (notamment le fameux vino santo), en chanvre, draps, étoffes de soie et laine, et en affaires de commission et d'expédition, 11 y existe de remarquables monuments de l’époque romaine, qu'on a réunis, avec le produit de fouilles faites aux environs, dans un musée spé-