BRESLAU — BRESSE
juin suivant les Français occupèrent bien encore une fois Breslau; mais aux termes de l’armistice qui ne tarda pas à être conclu alors ils durent l’évacuer. Le rétablissement de la paix générale eut pour résultat le rapide développement de la prospérité de la ville de Breslau, devenue aujourd'hui la cité commerciale la plus riche et la plus importante de la monarchie prussienne après Berlin.
Il serait assez difficile d'indiquer l’époque précise de la fondation de l'évêché de Breslau ; ce qu’il y a de certain, c’est qu’il existait déjà en l’ân 1000. Jaroslas, fils du duc Boleslas 1°", qui en fut titulaire de 1198 à 1201, y adjoignit la principauté de Neisse, et l’empereur Charles LV divers villes et châteaux, tels que Grottkau ; en vertu de quoi, les évêques de Breslau prenaient le titre de Princes de Neisse et de ducs de Grotthau. L'évèché était aussi surnommé proverbialement l’évéché d’or, à cause de l'importance de ses revenus. Les troubles provoqués par les Hussites le firent singulièrement décheoir. En 1742 l'évêque de Breslau devint sujet dû roi de Prusse, attendu qu’une très-petite partie de son diocèse demeura alors sous la domination autrichienne. En 1811, sous l’administration épiscopale du prince Joseph de Hohenlohe Bartenstein, on enleva à l'évêché toute espèce de droits temporels et de juridiction seigneuriale.
A peu de distance de Breslau on trouve le village de Kriebelowitz, où Blucher mourut, le 12 septembre 1819,;et où il est enterré sous trois tilleuls. Un magnifique monument en granit s'élève aujourd’hui sur sa tombe.
BRESSANT (JEan-Barriste-ProsPen), comédien, est né le 24 octobre 1815, à Châlon-sur-Saône. 11 quitta l'étude de notaire où il était employé comme pelit clerc pour monter sur les planches ; il avait alors seize ou dix-sept ans. Par les soins de Michelot il parut sur le théâtre des Variétés, dont il épousa une actrice, M"° Dupont , et se fit remarquer dans quelques rôles de jeune premier. Quelques différends avec la direction et le regret d’un mariage trop précipité lui firent accepter un brillant emploi au théâtre de Saint-Pétersbourg (1839); au bout de sept ans il rompit son engagement avec le directeur russe comme il l'avait fait avec celui des Variétés, fantaisies d'indépendance qui lui coûtèrent près de 40,000 fr. de dédit. Engagé au Gymnase, M. Bressant y tint, de 1846 à 1854, le premier rang par la distinction et Ja. grâce de son débit et de ses manières. Depuis le 31 janvier 1854 il est sociétaire du Théâtre-Français. A Pexception de certains rôles de Marivaux et de Beaumarchais, il a paru froid dans le répertoire classique; dans les comédies de Scribe , ainsi que dans les œuvres nouvelles , il a repris tous ses avantages. Mais c’est surtout dans l'interprétation des pièces de paravent, telles que les proverbes d’Alfred de Musset, que cet artiste a rencontré ses plus beaux sugcès,
Sa femme est morte en juillet 1869. Sa fille, Alix, mariée au prince russe Michel Kotschoubey, est auteur de quelques romans. P. Louisy.
BRESSE. Cette province tire son nom d'une grande forêt qui s'élendait au neuvième siècle depuis le Rhône jusqu'à Châlon, et qu'on nommait Brixius sallus. Au moment de la conquête des Gaules par les Romains, ce pays, étail habité par les Ségusiens ou Sébusiens, originaires du Forez, que les. Éduens avaient subjugués. L'étendue de la Bresse élait de soixante-quatre kilomètres en tous sens, ct ses limites : au nord, le duché de Bourgogne et la Franche- Comté; au sud, le Rhône, qui la séparait du Dauphiné; à l'est, le Bugey ; à l'ouest, le Lyonnais et la Saône, qui la séparait du Lyonnais, On divisail la Bresse en Aaute ou pays de Revermont, et en basse, située à l'ouest de la haute, Au cinquième siècle elle fut conquise par les Bourguignons , et passa , avec leur royaume, sous la domination des fils de Clovis. Elle fit partie du second royaume de Bourgogne, qui se forma vers la fin du neuvième siècle, Lorsque les souverains de ce dernier État furent parvenus à l'empire, plusieurs seigneurs de la Bresse, protilant de leur