‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 437 sur 527 · BRETON DE LOS HERREROS — BRETONS · texte numérisé non relu

BRETON DE LOS HERREROS — BRETONS

Majates (de magh, maigh, maith, plaine), ou Gaulois de la plaine, Ces derniers, plus agricoles , étaient appelés par leurs voisins montagnards, qui vivaient de chasse, cruitnich, où mangeurs de blé. Les Bretons, au contraire, dont ils étaient limitrophes, et dont ils ravageaient les {erres, les appelaient Pictes, non parce qu'ils avaient l’habitude de se peindre, mais du mot biktich ou piktich, qui sigrifie larron ou pillard. .

Pendant tout le temps de la domination des Romains en Bretagne, et probablement auparavant, les Calédoniens et les Pictes firent une guerre inoessante aux Bretons pour reprendre le pays qui leur avait été enlevé. Ce furent ces ravages continuels qui obligèrent les Bretons amollis, après que les Romains les eurent abandonnés, à appeler à leur secours les Anglo-Saxons, qui les subjuguèrent par trahison. Les Bretons étaient du temps de César plus sauvages et plus féroces que les Gaulois du continent, à l'exception toutefois des habitants du Kantium, que leur commerce avec les étrangers avait rendus plus humains. Ils se peignaïent en bleu, ainsi que nous l’avons vu, se rasaient la barbe, ne conservant que la moustache, et portaient une longue chevelure. L’infanterie faisait la force principale de leurs armées ; mais ils avaient aussi de la cavalerie et des chars de guerre. Ils s’adonnaient peu à l’agriculture, et vivaient principalement de la chasse et des produits de leurs troupeaux. La discipline religieuse des Druides s'était formée chez les Bretons, et les jeunes Gaulois qui voulaient s’y perfectionner allaient l'étudier en Bretagne. Les Bretons recueillaient l’étain, que dans les temps reculés ils apportaient dans le Kantium, où les Phéniciens venaient le chercher. Plus tard, ce furent les Gaulois qui l’apportèrent par terre, du Kantium à Marseille. Les Bretons étaient d’assez hardis navigateurs, et non-seulement ils parcouraient les côtes de leur pays et celles des Gaules, dans des barques d’osier couvertes de cuir, mais ils enseignèrent aux Phéniciens le chemin de Thulé ou de la Norvège, par les Orcades et les îles de Shetland. Gal G. DE VAUDONCOURT.

BRETONS (| Bas-). Si l'on tire une ligne transversale de Paimpol à l'embouchure de la Vilaine, au-dessous de la Roche-Bernard, toute la partie de la presqu'’ile armoricaine comprise entre cette ligne et l'Océan forme la Basse-Bretagne. Cette contrée dans les anciens jours a subi plus d’une invasion, sans que le type de la race primitive et à quelques égards autochthone en ait été sensiblement altéré. Celtique d’origine (ses Dol-menn et ses Menn-hirs ne l’attestent pas moins que sa langue), elle en a longtemps conservé les mœurs, le culte et les habitudes. Transplanté sur cette terre, le christianisme s'y est teint de quelques antiques superstitions. Aucun changement, si l’on excepte un petit nombre de mots empruntés par la nécessité au vocabulaire français, ne s’est introduit dans son idiome, dont la prononciation gulturale et durement aspirée s'apprend avec une extrême dufficulté par toute personne qui ne l’a pas parlée depuis sa naissance, Cet idiome n’est pas près de périr, et cela par une raison péremptoire tirée de la configuration du sol.

Le pays, si l’on excepte les villes et quelques bourgades, renferme peu d'habitations agglomérées. Déchiré par des torrents, hérissé de roches qui ont perdu leur terre végétale, il manque de plaines. Indépendamment des montagnes-noires (ménèz-du ), dont la chaîne se prolonge de l’est à l'ouest, sa surface consiste principalement en collines et en vallons, sur lesquels sont éparses, à de grandes distances l’une de l'autre, les cabanes des cultivateurs. Une commune formée de deux cents feux ainsi disséminés n'a guère moins de Jeux lieues carrées de superficie, A travers ce lerrain toujours accillenté, circulent des ruisseaux torrentüeux en hiver, seule saison pendant laquelle les enfants aient le loisir d'aller chercher au loin quelque instruction, car les travaux de l'été les retiennent auprès de leurs familles, 11 est

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