BRÉZÉ — BRIAL
Après avoir, dans la session de 1842, parlé de nouveau contre les fortifications et l’embastillement de Paris, prononcé l'éloge funèbre du maréchal duc de Bellune, et discuté le projet de loi sur la régence, le marquis de Bréxé, dont la santé se trouvait de plus en plus fatiguée de tant d'efforts, crut devoir suspendre le cours de ses travaux parlementaires. Ilmourut le 21 novembre 1845, dans son château de Brézé. .
BRÉZÉ (Emmanuec-Joacumm-MaARIE, comte, puis, à la mort de son frère aîné, marquis ne DREUX-), naquit le 25 décembre 1797, aux Andelys (Eure ). Voué, comme son frère aîné, à la carrière des armes, il entra, en 1812, dans les pages de la maison de l’empereur, et fut admis, à la Restauration, comme lieutenant, dans les chevau-légers, 11 ne prit aucun service pendant les Cent-Jours, et fut nommé, au second retour des Bourbons, lieutenant au huitième régiment de chasseurs à cheval. Fatigué de l’oisiveté des garnisons , il voulut étudier toutes les parties du service militaire, et après avoir visité nos grands établissements de guerre, d'industrie et de commerce, continua les mêmes études en Italie, en Suisse, en Pologne, en Allemagne, en Russie, en Suède, en Danemark, en Angleterre, et suivit toutes les grandes manœuvres de nos armées sur les champs de bataille, depuis Lodi jusqu’à la Moskowa. En Russie, l’'ambassadeur de France, le comte de La Ferronnays, lui conseilla d’embrasser la carrière diplomatique, et, tout en conservant son grade dans l’armée, M. de Brézé fut nommé attaché à l’ambassade de Russie, et accompagna notre ministre au congrès de Vérone. La guerre d'Espagne le ramena sous les drapeaux. Il fit la campagne de 1823 comme capitaine d'état-major, en qualité d’aide de camp du maréchal Moncey, et trouva les occasions de se distinguer. Après la campagne, il fut nommé aide de camp du maréchal Suchet, fit partie, en 1826, de l'ambassade extraordinaire du duc de Raguse à l’occasion du couronnement de l’empereur Nicolas, visita toutes les colonies militaires de cavalerie situées près d’'Odessa, et adressa sur ce sujet un travail important aux ministres des affaires étrangères et de la guerre. En 1827 il fut attaché, dans son grade, à la première division militaire. Après le 9 août 1830, ii donna sa démission.
BRÉZÉ ( Pirrre-Simon-Louis-MARIE ne DREUX-), frère des précédents, né à Brézé (Maine-et-Loire), le 2 juin 1811, est entré dans la carrière ecclésiastique, où il s’est fait remarquer, non-seulement par l'exercice de toutes les vertus sacerdotales, mais encore par plusieurs bons sermons qu’il a prêchés dans diverses églises de la capitale. Il avait été l’un des vicaires généraux de M. de Quélen, archevêque de Paris, Nommé évêque de Moulins par décret du 28 octobre
1849, il a été sacré le 14 avril 1850. Fort attaché aux dottrines ultramontaines et ne dissimulant pas d'ailleurs ses tendances légitimistes, 1 a plusieurs fois attiré sur lui l’attention publique par ses différends soit avec le clergé de son diocèse soit avec le gouvernement. Deux fois le conseil d'État prononça entre ses actes la déclaration d'abus, le 6 avril 1857 et le 8 février 1865. Partisan déclaré des doctrines du Syllabus , il a assisté en 1870 au concile œcuménique et a voté constamment avec la majorité.
BRIAL (Dom MicueL-Jean-Josepn), un des derniers membres de la congrégation de Saint-Maur, naquit à Perpignan, le 26 mai 1743. Il embrassait, à dix-huit ans, la règle de Sunt-Benoît et prononçait ses vœux en 1764, dans l’abbaye de la Daurade, à Toulouse. Sur l'invitation de ses supérieurs, il vint, en 1771, à Paris, seconder dom Clément, resté seul chargé de continuer le Recueil des Historiens de France, et prit part à la publication des douzième et treizeme volumes, qui parurent en 1786. La suppression des ordres religeux interrompit bientôt tous les grands travaux littéraires des henédictins, Quand il fut question de les reprendre, dom Brial, qui n'avait pas cessé de se livrer à l'étude de nos anciens monuments avec une ardeur