BRIGADE DE SURETÉ — BRIGGS
sieurs provinces de l’ancien royaume de Naples les premières bandes de bourboniens. On les crut d’abord disposés à faire la guerre de partisans en faveur de François II, et ce prince octroya à leurs chefs improvisés des brevets de généraux, Le licenciement de l'armée napolilaine vint grossir leurs rangs. À peine détruites, elles se rassemblaient plus nombreuses sur un autre point. Des comités royalistes les fournissaient en secret d’armes, d’uniformes et d'argent. Ons vit à leur tête des galériens évadés, tels que Crocco et la Gala, et des officiers légitimistes , comme Borgès et Tristany. Ce brigands, décorés du nom de partisans, commirent toutes sortes d’atrocités, pillant les fermes, égorgeant des habitants inoffensifs, fusillant les soldats prisonniers, rançonnant les voyageurs; une ville, Avellino, fut envahie par eux en plein jour et devint le théâtre d’horribles massacres. Dans les années 1861 à 1863 le nombre total des brigands morts, tués ou arrêtés s'élevait à 8,000 dans le Napolitain, Les mesures énergiques prises par le gouvernement italien portèrent au brigandage un coup capital; les généraux Cialdini ef la Marmora organisèrent des colonnes mobiles qui sillonnèrent les provinces infectées et attaquèrent les bandes dans leurs repaires; des tribunaux militaires furent organisés; et en 1864 les derniers chefs firent l’un après l’autre leur soumission.
Sous la dénomination odieuse de brigands de la Loire quelques Français, ennemis de la Révolution et ou de l'Empire ont voulu flétrir les débris de la vieille armée, retirés derrière la Loire en vertu de l'armistice signé sous les murs de Paris, le 3 juillet 1815.
BRIGANTES, Il paraît y avoir eu plusieurs peuples de ce nom. Ptolémée et Tacite parlent d’un peuple de l'île de Bretagne qui portait ce nom et habitait, selon le prernier, les provinces d’York, de Cumberland et de Westmoreland. La cité des Brigantes passait pour la plus populeuse du pays. Petilius Cerealis, général des Romains , étant arrivé dans l'île de Bretagne, jeta partout la terreur en attaquant cette cité. Après plusieurs combats, dont quelques-uns furent sanglants, il soumit et ravagea une grande partie de la province. :
Selon Ptolémée, il y aurait eu en Hibernie (aujourd’hui Pirlande) un autre peuple du même nom : c'étaient les plus orientaux de l’île, et ils occupaient les comtés de Wexford et de Kilkenny.
BRIGANTIN. Autrefois on appelait ainsi ce qu'on nomme brick aujourd’hui. Dans le langage actuel, le mot brigantin désigne un petit brick.
BRIGANTINE, Voyez Brick.
BRIGANTUM. Voyez Briançon et BREGENZ.
BRIGGS (Henrr), mathématitien célèbre, né en 1556, à Warleywood, près d’Halifax, dans le comté d’York, de parents peu fortunés, put aller suivre, à l'âge de vingt-trois ans, les cours de l’université de Cambridge, où il se fit tout aussitôt remarquer par ses rares dispositions pour les mathématiques. Ses progrès furent si rapides que nous voyons qu’en 1588 il professait déjà cette science au collége de Saint-Jean de cette université. Plus tard, en 1592, il fut nommé à la première chaire de géométrie qu'on institua au collége de Gresham, à Londres, et il alla ensuite exercer les mêmes fonctions à Oxford (1619). Personne ne s’occupa plus que lui du calcul des logarithmes et de la propagation de cette utile invention, qui était alors toute récente, et qu’il contribua tant à perfectionner, Neper, son ami et le véritable inventeur des logarithmes, avait d'abord dressé en forme de tables les logarithmes appelés aujourd’hui naturels, ou, de son nom, népériens ; mais Briggs remarqua qu'un autre système serait d’un usage beaucoup plus commode ; il proposa de changer la base choisie par Neper, et de la remplacer par 10, base du système vulgaire de numération; Neper approuva cette modification. Vers la fin de sa vie, Neper se proposait encore de calculer ces nouvelles