BROSSARD — BROSSES
les poils, les crins, etc., sur la patte : quand les trous de celle-ci sont à jour, on prend un piaceau de poils, on le courbe en U, on le saisit avec une ficelle que l’on introduit double dans un trou par le dos de la patte; on tire cette ficelle avec force, et l'on oblige ainsi le pinceau à entrer dans les trous, qu’il doit remplir exactement ; quelquefois la ficelle est remplacée par un fil de laiton. L’inspection d’une brosse même grossière fera concevoir tout de suite la manière dont les pinceaux de poil et la ficelle sont enlacés entre eux. Lorsque les trous du fût sont foncés, on lie d’abord les pinceaux avec un bout de cordon, et, après les avoir trempés dans de la poix ou de la colle forte bouillante, on les introduit avec force dans les trous. Lorsque les pinceaux sont fixés, soit d’une manière soit d’une autre, on les égalise avec de gros ciseaux.
La grosse brosserie se fait en province ; les brosses fines se font dans les grandes villes : leurs pattes sont faites de bois choisis, travaillés et polis avec soin, et leur dos est couvert d’une feuille de bois pour cacher les points de Ja ficelle ou du fil de laiton.
Les peintres appellent brosses de gros pinceaux qui se font en serrant fortement, avec un fil de fer ou nne cordelette des bottes de crins au bout d’un manche en bois. On coupe ensuite de niveau les crins aux deux bouts, et, pour assurer la solidité de la brosse, on enduit le haut des crins d'un mélange de cire et de résine. TEYSSÈDRE,
BROSSE ( Jacques pe). Voyez DEBRossE,
BROSSE ( Pierne et GUY DE LA ). Voyez LABROSSE.
BROSSES (Zoologie). On nomme ainsi des amas ou faisceaux peu étendus de poils roides ou soies courtes, insérées perpendiculairement à la peau. Quelques espèces de cerfs et d’antilopes sont pourvues de brosses à la partie externe et supérieure du métatarse. Plusieurs rongeurs, et surtout la marmotte, portent un petit pinceau de poils longs ou soïies sur an tubercule situé sur la surface postérieureelinterne de 1 avant-bras. On observe aussi des brosses sur le corps de quelques chenilles, à l'extrémité de l’abdomen de certaines larves, et sous les tarses de la plupart. des diptères. Le premier article du tarse des pattes postérieures des abeilles est garni en dedans de plusieurs rangées de poils, dirigées en travers, qui forment une brosse.
Les brosses doivent être distinguées en persistantes et en temporaires. Les premières sont employées à divers usages, qui ne sont point encore suffisamment déterminés. On sait seulement que les diptères (mouches, etc.) peuvent à l’aide des brosses de leurs pattes marcher sur les corps les plus polis, et que les abeilles ouvrières s’en servent pour balayer et recueillir le pollen qui s’est attaché aux poils du corps. Les brosses temporaires ne sont que des amas de poils, dont certaines chenilles se servent , après les a voir détachés de leur peau, pour en construire leur cocon à l’aide d’une très-petite quantité de matière soyeuse qu’elles filent pour les agglutiner. L. LAURENT,
BROSSES (CnaLes pe), premier président au parlement de Bourgogne, naquit à Dijon, le 1° février 1709. Par son père, conseiller en cour souveraine, il appartenait à une ancienne famille originaire de Savoie, qui avail servi avec honneur dans les rangs français lors des guerres de Louis XII en Italie. Charles de Brosses prit ses degrés à l’université de Dijon. Reçu conseiller au parlement en 1730, président, avec dispense d'âge, en 1741, puis nommé premier président quand on rétablit les parlements, après la crise Maupeou , il était zélé parlementaire, et avait subi un exil de six mois en 1744, pour avoir opiné contre M de Tavannes, commandant pour le roi en Bourgogne, à l'occasion d'une dispute de préséance entre ce grand seigneur et le parlement. 11 rédigea souvent les remontrances de sa compagnie, el refusa, en 1771, de figurer dans le parlement de la création Maupeou.
Le président de Brosses se recommande surtout par les