‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 493 sur 527 · BROWN — BROWNE · texte numérisé non relu

BROWN — BROWNE

dans la Nouvelle-Hollande, Brown prodigua une incroyable richesse de remarques ingénienses et profondes sur l'histoire de la nature. Il publia enfin un Supplementum primum floræ Novæ-Hollandiæ (Londres, 1820), pour lequel d’autres voyageurs mirent à sa disposition les herbiers qu'ils avaient recueillis dans ce pays.

Sa grande et légitime réputation a engagé plusieurs autres voyageurs à le charger de la mise en lumière et de la publication de leurs collections. C’est ainsi qu'il a publié des appendices botaniques aux relations des voyages entrepris dans les mers polaires par Ross, Perry et Edward Sabine , el qu'il a aidé dans la publication de son voyage le chirurgien Richardson, qui, en accompagnant Franklin dans son expédition, avait aussi eu l'occasion de recueillir les matériaux les plus précieux. Il a en outre décrit successivement l'herbier recueilli par Horsfield à Java, de 1802 à 1815, et les plantes rapportées de l'Abyssin'e par Salt, de l'intérieur de l’Afr'que par Oudney et Clapperton, et de l'expédition sur le fleuve du Congo par Christen Smith, compagnon de Tuckey dans son voyage. Sir Joseph Banks, mort en 1850, l'institua légataire de ses riches collections et de sa bibliothèque, qui, avec l’assentiment de ce dernier, furent annexés au British Museum.

Brown a beaucoup travaillé aussi sur la physiologie des plantes. Une de ses plus belles découvertes est celle du mouvement, encore mal expliqué, des particules moléculaires dans le pollen. Ses Mélanges de botanique sont une mine féconde, Membre de la Société royale depuis 1811, associé étranger de notre Académie des sciences en 1833, président de la Société linnéenne de 1849 à 1853, il mourut le 10 juin 1858, à Londres.

BROWN (Aarox-Joux), abolitioniste américain , aaquit le 9 mai 1800, à Torrington (Connecticut). 11 étudia d’abord pour entrer dans les ordres ; mais la faiblesse de sa vue le fit renoncer à ce dessein, et il fit le commerce de laines dans l'Ohio, puis en Pennsylvanie. Puritain rigide, il adopta avec ardeur les opinions abolitionistes, et arracha à l'esclavage un grand nombre de noirs. En 1855, il passa dans le Kansas avec ses sept fils et y fonda un village, où il établit une scierie mécanique, L’esclavage était alors entre les deux partis de cet État le motif de luttes conlinuelles; John Brown s’y mêla avec résolution et devint odieux aux esclavagistes; un de ses fils mourut de ses blessures entre ses bras, un autre fut fusillé, son établissement brûlé, sa femme menacée d'être pendue. Alors à la tête de bandes armées il porta la guerre dans le Missouri; il se contentait de garotter les blancs qu’il surprenait la nuit d'ordinaire, emmenait les nègres et les faisait passer au Canada. En 1858, l'intervention des troupes fédérales le força de quitter le pays. L’année suivante le projet de délivrer les esclaves de la Virginie et du Maryland l’'amena à s'établir sur la frontière, et après avoir noué des intelligences avec eux, il surprit, dans la nuit du 16 octobre, l’arsenal fédéral d'Harper’s Ferry. L’alarme fut bien vite donnée, Lee, alors colonel, accourut avec 1,500 hommes de ligne et de milice; un combat meurtrier s’engagea ; douze insurgés périrent sur vingt-deux, entre autres deux fils de Brown, et Brown lui-même, alteint de six coups de sabre, fut fait prisonnier, après avoir combattu jusqu’à la dernière extrémité. Jugé par une cour spéciale et condamné à mort pour crime de trahison, il fut pendu le 2 décembre 1859, à Charlestown. C'était un honnète homme, bon et charitable autant que brave; son martyre hâta en Amérique l'abolition de l'esclavage.

Victor Hugo, qui avait écrit au président pour demander la grâce des insurgés de Harper’s Ferry, a dessiné d’imagi- 1 a! on le capitaine Brown attaché au gibet. C'est un héros et un martyr, aditle poète, Sa mort a été un crime, son gibet est une croix. P. Louisy.

BROWNE (Geonces, comte pe), feld.maréchal russe,

postérieure, relative à la division, des familles de plantes | était né en 1rlande, le 15 juin 1698, d'une ancienne famille

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