‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 498 sur 527 · C.-M. PArrFE · texte numérisé non relu

C.-M. PArrFE

BRUCOLAQUES, nom que les Grecs chrétiens donnaient aux cadavres des personnes mortes excommuniées, qu’ils prétendaient être possédés du démon, et dont celui-ci était censé ranimer les organes à certaines heures de la nuit. Les brucolaques apparaissaient donc pour effrayer et tourmener les vivants. Leurs corps ne pouvaient se dissoudre, à moins que l’évêque n’accordât l’absolution. Autrement, pour paralyser l’œuvre du démon il fallait exhumer les brucolaques, leur arracher le cœur, le mettre en pièces et les ensevelir de nouveau après celte opération, ou bien brûler leur corps et en jeter les cendres au vent : ce qui a été conseillé également contre les vampires.

BRUCTÈRES, nation germanique , sur les deux rives de Ems, ayant pour limites la Lippe, la Vecht, le Weser, et pour voisins les Ansibars, les Chauces et les Frisons. Son territoire répondait à ceux de Munster ( Prusse rhénane), d'Osnabruck et de Hanovre. Il était couvert de marais (bruch en allemand) et de forêts, que les Romains appelèrent sylva cæsia. On divisait cette nation en grands et pelits Bructères, ceux-ci au nord-ouest, ceux-là à l’est et au sud vers les sources de la Lippe. Ils avaient des flotlilles, et livrèrent un combat naval sur l’Ems à Drusus. Alliés des Chérusques, ils prirent part à leur levée de boucliers contre les Romains, contribuèrent à la défaite de Varus, enlevèrent l'aigle de la vingt et unième légion, reprirent encore les armes pour secourir les Marses attaqués par Rome, et furent battus par Sterninus, qui leur reprit l'aigle qu'ils gardaient

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