BIBERACH - BIBERON
Biberach ; il s'était avancé en combattant toujours depuis Indelfingen, et à peine il arrivait sur les hauteurs en d
de Biberach, que le général Saint-Cyr, à la tête de ses”
troupes, pénétrait dans la ville. Bien que les Impériaux occupassent un plateau en arrière de la ville, et eussent una artillerie considérable et un corps nombreux, le général Richepanse résolut de les en débusquer. La situation des rives
de la Riss est peu favorable à une pareille attaque : elle est
encaissée dans un terrain bourbeux, bordée par des marécages; et c’est sur ce point que l'artillerie ennemie vomissait ses boulets et sa mitraille, Ces obstacles n’effrayèrent point les troupes françaises, et la Riss fut traversée par l'infanterie ayant de l’eau jusqu’à la ceinture; les hussards du 5° régiment la suivirent : ils eurent de la peine, car le terrain était devenu trop mou ; il fut donc ordonné à deux régiments de cavalerie d’aller au galop traverser la Riss à Biberach ; et comme l'ennemi se repliait directement sur Memmingen, Richepanse leur prescrivit de prendre ensuite le chemin de cette ville. D’après ces dispositions, dont l'exécution ne laissa rien à désirer, les hauteurs furent
gravies, la baïonnette en avant, par les généraux Digonet et “ Durut. Au moment de leur arrivée, la cavalerie débouchait «
sur la route de Memmingen; alors les Autrichiens furent chargés par la division entière, qui les battit et les accabla avec cette impétuosité dont les Français seuls ont le secret, et l’on vit les Impériaux, loin de résister, abandonner précipitamment le champ. de bataille, couvert de morts et de blessés.
Cependant un débris de leur armée semaintenait encore sur le prolongement du plateau qui se dirige vers Mitembach. Tandis que Digonet et Durut venaient de battre les Autrichiens auprès de Biberach, le général Saint-Cyr ordonne d'attaquer ce débris sur l’éminence, où l’on n'arrive que par un débouché, ce qui rendait au premier coup d’œil cette position inexpugnable ; mais l'intelligence du général Samt-Cyr, égale à sa valeur, eut bientôt surmonté ces difficultés locales. Ses dispositions furent si bien prises, et son attaque fut exécutée avec tant de vigueur, que les Impériaux se défendirent à peine, et que la déroute fut bientôt dans leurs rangs; ils finirent par abandonner le champ de bataille aux Français, qui trouvèrent dans Biberach des magasins immenses. Cette brillante journée, où toutes les armes se distinguèrent, coûla aux Autrichiens 4,000 hommes, dont 2,000 prisonniers.
BIBERON. Ce n’est point de ces hommes à rouge trogne quele peuple nomme ainsi dont nous voulons parler, mais seulement d’un instrument destiné à remplacer le sein dans l’allaiteme n t artificiel des enfants. Le plus simple et le plus généralement employé est une sorte de bouteille plate en verre blanc, ouverte en dessus d’un trou par lequel on fait entrer le liquideet qu’en peut fermer au moyen d'un bouchon. Le goulot est terminé par une sorte de bouchon aussi en verre et en forme de mamelon, percé d’un petit trou par lequel le lait s'écoule dans la bouche de l’enfant forsque celui-ci tient ce mamelon entre ses lèvres. Quelquefois on entoure ce mamelon d'un linge pour empêcher le liquide de venir en trop grande abondance. On peut ôter le bouchon dont nous avons parlé plus haut lorsque l'enfant boïit, afin que l’air ne manque pas dans la bouteille, Avant l'invention de ce biberon, on avait imaginé d’en faire dont le mamelon était en liége artistement travaillé ou en tétine de vache.
Les nourrices se servent tout bonnement de bouteilles qu'elles ferment avec une éponge , avec un linge ou avecun bouchon troué. Ces derniers ont un inconvénient assez grave : l'air ne pouvant entrer dans le vase au fur et à mesure que le liquide s’en échappe, l'enfant finit par s’épuiser en efforts inutiles pour attirer le lait, Un autre inconvénient de ces biberons, c'est que l'enfant aspire beaucoup d'air, qui, introduit dans l'estomac, se dilate et occasionne des flatuosités , suivies quelquefois de vomissements. D'ailleurs, quelque soin