‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 9 sur 527 · BÉRÉNICE — BÉRÉZINA · texte numérisé non relu

BÉRÉNICE — BÉRÉZINA

par M. Lesson, qui la caractérise ainsi : méduses dont les ombrelles arrondies ou convexes sont parcourues par quatre canaux en croix, dichotomés et recouverts de suçoirs ; bouche non apparente; nombreux tentacules circulaires partant d’un canal capillaire et formant le rebord de l’ombrelle, Cette tribu ne renferme que les deux genres bérénice et stanphore. L. LAURENT.

BÉRÉNICE ( Chevelure de). Voyez CHeveLURE DE Bé- RÉNICE.

BERESFORD (Famille), l’une des plus anciennes qu'il y ait en Angleterre, tire son nom d’un vieux château féodal, Bereford ou Beresford , situé dans le Straffordshire.

Tristram BeresrorD, qui, sous le règne de Jacques 1°", passa en Irlande conime agent de la société créée à Londres pour la colonisation de la province d’Ulster, s’y établit à Coleraine, dans le comté de Londonderry.— Son fils, Tristram Beresronp , fut membre du parlement irlandais, et reçut en 1665 le titre de baronet d'Irlande. — Le petit-fils de celui-ci, Marcus Beresron», par suite de son mariage avec Catherine pE Por, fille unique et héritière de Jacques, comte de Tyrone, fat élevé en 1720 à la dignité de pair d’Irlande comme baron Beresford de Beresford, comte Cavan et vicomte de Tyrone , et, à la mort de son beau-père, comme comte de Tyrone. — Son second fils, John Beresronn, né le 14 mars 1737, fut, à partir de 1770, membreet plus tard pendant longtemps president of the revenue d'Irlande, de même qu'il fit partie des deux conseils intimes du roi, tandis qu’un troisième, William, mort en 1819, obtenait la dignité d’archevêque de Tuam et était nommé baron de Decies. — Le fils aîné de sir Marcus, George, mort le 3 décembre 1800, hérita en 1763 du titre de son père, et fut créé en 1789 marquis de Waterford. A ce titre succédèrent seuls légalement les aînés de la famille Beresford. — Le marquis de Waterford actuel, John, néen 1816, était engagé dans les ordres lorsqu'il succéda, en 1859, àson frère Henri, mortsans enfants.

Un petit-fils de Marcus, John-Claude, né le 23 octobre 1766, fut destiné à la carrière commerciale. Il devint en peu de temps l’un des négociants les plus considérés de Dublin, et fut même élevé aux fonctions de lord-maire de cette ville, où jusque dans ces derniers temps il exerça une grande influence dans le parti conservateur, et où il est mort le 3 juillet 1846,

BERESEFORD ( Wicuam CARR, vicomte), le plus célèbre d’entre les membres de la famille Beresford, second fils naturel de Georges de Poer, marquis de Waterford, entra au service en 1785 comme enseigne; servit jusqu’en 1790 dans la Nouvelle-Écosse, où il perdit un œil à la chasse ; prit part ensuite aux expéditions des Anglais contre Toulon et en Corse ; alla en 1795 aux Indes occidentales, et en 1799 aux Indes orientales, et il y anéantit les derniers débris de l'insurrection du cap de Bonne-Espérance , à la conquête duquel il contribua. De là il fut envoyé en Égypte par la mer Rouge, à la tête d’une brigade de l’armée de sir David Baird. En 1800 on l’enveya en Irlande, comme colonel ; en 1805 il fut expédié à Buénos-Ayres à la tête d’un petit corps d'armée, et avec le grade de général de brigade. II s’empara de cette ville, mais il se trouva plus tard dans limpossibilité de la défendre contre des forces numériquement supérieures. Contraint de capituler , il resta six mois prisonnier sur parole, mais #’échappa alors, parce que les Espagnols, de leur côté, violèrent les clauses de la capitulation, et arriva en Angleterre en 1807.

Le gouvernement le fit immédiatement partir pour Madère avec le commandement des troupes de terre, et après la conquête de l'ile il en fut nommé gouverneur. Mais dès 1808 il se voyait appelé à un commandement en Porfugal. 11 ÿ régla les stipulations de 1a convention de Cintra, el accompagna ensuite sir John Moore en Espagne, où il assista à l'affaire de la Corogne, et protégea l'embarque-

ment des fuyards. Au mois de mars 1809 il fut nommé feld-maréchal et généralissime de l’armée portugaise, position dans laquelle il ne se distingua pas seulement par de brillants faits d'armes, mais aussi par la réorganisation des troupes péninsulaires, A la tête de douze mille hommes, il battit sur les rives du Douro supérieur le corps d’armée commandé par le général Loison, et opéra sa jonction avec les forces aux ordres de Wellington, à l’effet de poursuivre l'ennemi. I battit aussi le maréchal Soult à Albuhéra, quoique sa perte dans cette affaire ne se soit pas élevée à moins de sept mille hommes. Dans les campagnes de 1812 et 1813 il lui fut également donné de remporter des avantages signalés, tantôt comme commandant en chef, tantôt comme commandant en second (en qualité de lieutenant général. anglais). Le 13 mars 1814 il entra à Bordeaux avec le duc d'Angoulême.

En 1817 le gouvernement portugais l’employa à Rio-Janeiro, où il comprima sévèrement un mouvement insurrectionnel tenté par le général Freyre, et cette conduite le dépopularisa profondément dans l’armée portugaise, dont il continuait à exercer le commandement en chef. Bientôt s’accomplit, en 1820, la révolution à la suite de laquelle la constitution des Cortès fut proclamée à Lisbonne, et l'opinion s’accrédita alors en Portugal que Beresford ne reviendrait d'Amérique que porteur d'ordres et d'instructions marqués au coin de l’absolutisme le plus exagéré : aussi s’opposa-t-on à son débarquement. Considéré plus tard comme l’un des plus fermes champions de la cause de dom Miguel, le gouvernement portugais lui retira en 1838 le traitement considérable resté jusque alors attaché à son grade de feld-maréchal dans l’armée portugaise.

Depuis 1810 Beresford (due d’Elvas et marquis de Campo-Mayor , en Portugal) représentait à la chambre des communes d'Angleterre le comté de Waterford, où il est né. En 1814 il fut promu à la pairie sous le titre de baron Beresford, et figura dès lors parmi les meneurs du parti tory dans la chambre haute. Le parlement lui vota en même temps une dotation annuelle de 2,000 livres sterling, transmissible aux deux héritiers les plus proches de son titre. Il fut en outre créé vicomte en 1823, promu en 1825 au grade de général d'armée, et en 1828 nommé grand-maftre de l'artillerie. Après 1830 il quitta la vie politique et se retira dans son domaine du Kent, où ilest mort, sans enfants, le

8 janvier 1854. Il était né en 1768, BERESFORD (sir Joun POER), frère du précédent, né

en 1769, fut nommé vice-amiral en 1825, amiral en 1838, et siégea à la chambre des communes de 1812 à 1828. Il est mort le 22 octobre 1844, dans son domaine de Bedale (Yorkshire). C’est lui qui avait été choiïsi en 1814 pour escorter Louis AVIIT à Calais.

BERET ou BERRET. Voyez BARRETTE.

BERE'T'T INT (Pierro). Voyez CorrTona.

BEKEZINA (Passage de la). L'armée française ayant quitté Moscou et s'étant mise en retraite au miüieu du mois d’octobre 1812, le général en chef russe conçut le projet de l’envelopper au passage de la Bérézina, si elle lui échappait avant le Boristhène. L’amiral Tchitchako f reçut en conséquence l’ordre de se diriger avec la moitié de ses forces sur Minsk, pour se rendre maître des magasins immenses réunis dans cette place, de marcher ensuite sur Berissof, et de s'y déployer sur la rive droite de À Bérézina. Le général Wittgenstein, poussant devant ti les Français qui lui étaient opposés, devait aussi se rendre à Borissof, par la rive gauche de la Bérézina. Le maréchal Koutonsof, avec le corps principal, suivant l’armée française en queue, cette dernière se serait trouvée acculée à une rivière non guéable, et attaquée de toutes parts. Le générai russe ne réfléchissait pas qu’en resserrant ainsi une armée qui comptait encore quatre-vingt mille vieux soldats , il en faisait un globe de compression dont l'explosion amènerait inévitablement

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