BIBLIQUES — BICEPS
La société de Gæœthaborg en avait distribué de son côté 112,983. En 1849 la Société Biblique de Copenhague a distribué 297 Bibles et 3,670 Nouveaux Testaments, |
Sans parler des résultats obtenus par la grande Société Biblique de Londres, et qui restent en dehors de toute espèce de comparaison, on voit par ce qui précède que les différentes autres Sociétés Bibliques ont répandu jusqu’à ce jour au moins 14,500,000 exemplaires des saintes Écritures. Sur ce chiffre, environ 6 millions d'exemplaires ont été distribués dans l’Amérique septentrionale, 1,500,000 dans les Indes Orientales et 7 millions en Europe. La France figure dans ce dernier chiffre pour 500,000 exemplaires au moins; la Suisse, pour une égale quantité; le nord de l’Europe, l'Islande, les iles Fœroer, la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark, pour { million; le Danemark, à lui seul, pour 185,000. La Russie y est comprise pour au moins un million, dont 800,000 répandus par une Société Biblique russe de Saint-Pétersbourg, qui comptait déjà 289 sociétés auxiliaires, et qui malheureusement fut supprimée en 1826 en vertu d’un oukase, et 200,000 par la Société Biblique protestante russe, fondée depuis 1826. L’Allemagne y entre pour environ 300,000 exemplaires. Ces chiffres sont plutôt réduits qu'exagérés; et beaucoup de sociétés, telles que celle de Hanovre, qui à elle seule a répandu 110,000 exemplaires de la Bible, n’y figurent même pas.
On devait s'attendre à ce que les Sociétés Bibliques auraient à triompher d’un grand nombre d’obstacles mis à leur activité. Ce n’est pas seulement en Russie que le clergé s’est opposé à la propagation de la Bible; en Autriche aussi un ordre de cabinet, rendu en 1817, proscrivit les Sociétés Bibliques. Par suite, celles qui s'étaient déjà fondées en Hongrie durent se dissoudre. Une bulle pontificale, publiée en 1816 à la sollicitation de l'archevêque de Gnesen, interdit la propagation d’une traduction du Nouveau Testament par les catholiques Van Est frères ; mais, grâce aux efforts faits par la Société Biblique de Londres, cette traduction a pu arriver aux mains d’un grand nombre de catholiques.
BIBLISTE. Quelques auteurs ont donné ce nom aux héréliques qui n’admettent pour règle de leur foi que le texte de la Bible et de l’Écriture sainte, et qui rejettent l'autorité de la tradition et celle de l'Église.
BIBRACTE. Voyez AUTUN. \
BICANIR, État feudataire de l'Inde anglaise, situé dans le Radjpoutana, entre 27° de latit. nord et 72° de longit. est, occupe une superficie de 457 myr. carrés avec une population d'environ 600,000 âmes. C'est un pays pauvre, qui manque d’eau, et remarquable par les extrêmes variations de sa température, — Sa capitale, Bicanir, compte, dit-on, 60,000 habitants; elle est défendue par une forte ciladelle où réside le radjah.
BICARS, mendiants religieux qui se répandirent dans les Indes vers le neuvième siècle, Ils allaient tout nus, laissaient croître leur barbe, leurs cheveux et leurs ongles, et portaient au cou une écuelle de terre dans laquelle ils recevaient les offrandes des passants,
BICEPS (du latin bis, deux, et ceps, pour caput, tête, c'est-à-dire qui a deux têtes). C'est ainsi que les Romains avaient surnommé Janus, auquel ils attribuaient deux visages, l’un par-devant, et l’autre au derrière de la tête, d’où ils concluaient qu'il avait également la connaissance de l'avenir et du passé. Ils le nommaient aussi bifrons (de bis et de frons, front). Les Athéniens mirent sur leur monnaie une tête de femme unie à celle de Cécrops, qu'ils regardaient comme l'auteur du mariage, et appelèrent cet emblème Bifrons.
Biceps est, en anatomie, le nom spécial de deux muscles, dont l'un appartient au bras (biceps brachial) ct l’autre à la cuisse (biceps crural ou fémoral), Le premier, nommé