BICEPS
| aussi muscle scapulo-radial, est situé au-devant du bras,
A forme cette saillie que l'on voit si fortement prononcée orsque le bras est fléchi; ce muscle s’attache par le bas au radius ; supérieurement, il est divisé en deux parties, dont l'une se fixe à la cavité articulaire de l’omoplate, et l’autre à son apophyse coracoïde : ce muscle fléchit le bras et lavant-bras et détermine la rotation du membre en dedans. Le biceps fémoral ou muscle ischio-fémoro-péronier est situé à la partie postérieure de la cuisse ; il est allongé, aplati, divisé supérieurement en deux portions, dont l’une se fixe à la tubérosité de l’ischion (voyez Bassin), et l’autre
la face postérieure du fémur dans la partie qui porte le nom de Ligne âpre; il sert à fléchir la jambe sur la cuisse, et vice versa.
BICÈTRE, Ce village, situé à quelques kilomètres au sud des barrières de Paris, fait partie du département de la Seine, de l'arrondissement de Sceau,, et de la commune de Gentilly; il compte 8,000 habitants. Voici ce qu'on raconte sur l’origine de son nom : Louis IX ayant acquis un terrain pour des chartreux qu'il établit près de Paris, Jean, évêque de Winchester, en Angleterre, acheta une partie de ce terrain, sous Philippe le Bel, et y fit construire ou agrandir une maison qu'il voulait habiter. En 1294 le monarque confisqua cette maison et tous les biens du prélat, mais il lui en donna mainlevée en 1301. Le peuple appela cet édifice Winchestre, d'où sont venus par corruption Bischestre, Bicestre, et enfin Bicétre, nom sous lequel il était inscrit, en 1523, sur les comptes de la prévôté de Paris. Ce lieu appartint plus tard à Amédée le Rouge, comte de Savoie, auquel il fut cédé probablement pour prix des secours qu’il avait amenés à Charles VI. C’est de son fils, Amédée VIII (qui fut depuis le pape Félix V), que Jean, duc de Berry, oncle du roi de France, acquit Bicètre, sans doute en 1400. Ce lieu n’offrait plus que des ruines alors; Jean le fit rebâtir avec magnificence ; mais l’évêque de Paris, en sa qualité de seigneur de ce territoire, qui dépendait de Gentilly, s’opposa à ce que le duc y fit des fossés et des ponts-levis. En 1411, la faction du duc de Bourgogne s’empara de ce bel édifice, et le détruisit de fond en comble. La perte fut irréparable sous le rapport des arts. On voyait dans la grande salle les portraits originaux du pape Clément VI et de ses cardinaux, des rois et princes de France, des empereurs d'Orient et d’Occident, etc. Il ne resta d’entier que deux petites chambres enrichies de superbes mosaïques.
En 1416 le duc de Berry légua Bicêtre tel qu'il était, avec quelques dépendances, au chapitre de Notre-Dame de Paris, en échange de quelques obits et de deux processions ; la donation fut confirmée par Charles VII en 1441, et par Louis XI en 1464. Mais le chapitre n’y fit aucune réparation , et quarante-cinq ans plus tard les ruines de ce bâtiment étaient devenues un repaire de brigands , sur lesquels on le reprit en 1519. Dans un dialogue satirique du temps, Bicêtre est qualifié de masure où l’on a établi un hôpital d'hôtes languissants et de courtisans estropiés. En 1632 le cardinal de Richelieu le rasa jusqu'aux fondements, et le fit rebâtir pour y recevoir des soldats invalides. Cet hospice n’était pas encore terminé lorsqu'on y télébra l'office en 1634, dans une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, qui vers 1670 fut remplacée par une église sous le même nom. En 1648 saint Vincent de Paul obtint de la reine Anne d'Autriche une partie de Bicêtre pour servir d’asile aux enfants trouvés, qui y restèrent peu de temps, parce que l'air y était trop vif. Louis XIV, songeant à fonder un véritable hôtel pour les invalides (qui fut commencé en 1672), réunit l'hôpital général à l'hospice de Bicêtre, et dès l’année 1657 on y reçut les pauvres qui s’y rendirent volontairement et les vagabonds qui furent arrêtés après plusieurs publications d’une ordonnance qui prohibaïit la mendicité.